Juillet 25, 2019
Par Indymedia Nantes
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Invité dans la matinale de France Inter le 25 juin, Thierry Ardisson expliquait à Léa Salamé les raisons de son départ de C8 et livrait quelques considérations sur l’état de la télévision actuelle. Où il fut question, pêle-mêle, du très grand capital, des émissions populaires, de porte-cartes Hermès et du service public… Un moment radiophonique digne d’une mauvaise fable, où le cynisme de Thierry Ardisson réinterroge quant à la domination, dans le champ médiatique, des animateurs-producteurs se revendiquant de la « télévision populaire ».

Le 18 mai, Thierry Ardisson annonçait son départ de C8 et l’arrêt des émissions des « Terriens », dont la dernière a été diffusée le 15 juin. « Je ne veux pas faire de la télé low cost sous le joug des comptables » déclarait le baron de la télévision Bolloré dans un communiqué. En cause : le nouveau budget alloué par le milliardaire, à hauteur de 5 millions d’euros pour la prochaine saison, au lieu du double accordé les années précédentes [1].

L’occasion pour Léa Salamé de le recevoir dans la matinale de France Inter le 25 juin. Avec en prime, un « clash » garanti en présence de l’humoriste Charline Vanhoenacker qui, quelques jours plus tôt, disait être ravie de la disparition de l’émission de l’animateur, qu’elle qualifiait de « putassière » [2]. Et on peut dire que ça n’a pas loupé, tant les grands médias se sont jetés sur « l’accrochage », le « malaise », le « règlement de comptes », le « tacle » de Thierry Ardisson qui « s’enflamme » (L’Express) ou « fracasse Charline » (Voici). Charmant. Un buzz bien mitonné, facilité par la communication de France Inter sur les réseaux sociaux, ayant contribué à masquer certaines considérations livrées par Thierry Ardisson sur la télévision actuelle, qui, quant à elles, méritent un petit temps d’arrêt.

Voir l’article sur Acrimed :

https://www.acrimed.org/Thierry-Ardisson-ou-les-lamentations-d-un-baron




Source: Nantes.indymedia.org