Février 22, 2021
Par Attaque
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Act for freedom now! / samedi 20 février 2021

Les politiciens et les capitalistes, les juges et les procureurs, les patrons et les bourgeois doivent apprendre à craindre et à trembler devant la force de la classe ouvrière et la colère du prolétariat organisé. Ils sont les seuls responsables de l’appauvrissement, de la marginalisation, de l’exploitation et de l’oppression des classes économiques et sociales inférieures. Leur vengeance contre quiconque se bat pour une vie meilleure est sans pareil.

En aucun cas, nous ne demandons la moindre clémence. La réponse du mouvement subversif doit être proportionnée tant qualitativement que quantitativement. Du soutien aux rassemblements et aux interventions publiques, aux actions nocturnes.

C’est pourquoi, dans la nuit du jeudi 4 février, rue Agrafon à Ano Poli, nous avons placé un dispositif incendiaire sur un véhicule du corps diplomatique, appartenant au consulat français, en apportant ainsi notre propre touche sur la toile de la lutte sociale anarchiste multiforme.

Nous dédions de tout cœur cette action au révolutionnaire Dimitris Koufondinas, qui est en grève de la faim depuis le 8 janvier. Nous ne voulons pas nous étendre sur la partie purement juridique de cette affaire, car pour quiconque ait observé, même un petit peu, les acrobaties juridiques qui ont eu lieu, la manipulation et l’interprétation de leurs propres lois et règles montrent sans aucun doute que Dimitris Koufondinas n’est pas traité comme un prisonnier ordinaire. C’est exactement la question que nous voulons soulever. La fermeté montrée par cet homme, tout le long de sa vie, est une menace pour l’État bourgeois et le pires cauchemar de ses larbins.

Même si cette affaire a pu être présentée comme un conflit personnel entre lui-même et cette famille précise [la famille Bakoyannis ; NdAtt.] qui, pendant des décennies, a été à l’avant-garde dans l’exploitation et l’extermination des populations locales et non locales, les racines sont en fait beaucoup plus profondes.

Le terrorisme d’État dirigée par les USA est toujours en train d’essayer de lui arracher une déclaration de repentance, même à l’âge de 62 ans et après 18 ans d’incarcération. Un aveu qui serait bien celui de la défaite du mouvement révolutionnaire, face au mécanisme de l’État-capital. Du coup, comme il l’a lui-même également déclaré, ils prennent comme cible un homme non pas en tant qu’être physique, mais à cause de ce qu’il représente et qu’il a représenté pendant de nombreuses années, au sein de tout l’éventail des luttes sociales et de classe. Il est de notre devoir d’élever des barrières de résistance, à la fois contre l’agenda de l’État et les aspirations impérialistes du gouvernement grec. Il est de notre devoir de dévoiler les manèges de l’armée et de la police, qui visent à améliorer l’armement et la « défense » contre ceux/celles qu’ils considèrent comme des ennemis, à l’extérieur et à l’intérieur. Que personne ne soit laissé seul.e dans les griffes acérées de l’État et de l’autorité.

PS 1 : Alors que le combattant Dimitris Koufondinas risque sa vie pour demander l’application des lois que l’État bourgeois a établies et ne suit pas, au même moment le Premier ministre de ce pays annonce qu’il n’y a pas d’argent pour la santé, ce qui condamne des centaines de personnes à la mort, tout en dépensant 2,32 milliards d’euros pour acheter 18 avions de chasse français (Rafales), dans le but de renforcer l’armée de l’air.
PS 2 : Nous invitons tout le monde à participer à la mobilisation des syndicats d’étudiant.e.s et d’enseignant.e.s, dans la lutte qu’ils mènent contre la nouvelle loi anti-éducation, qui [a été] votée par le Parlement mercredi 10 février.

Satisfaction immédiate des requêtes de Dimitris Koufondinas, en grève de la faim depuis le 8 janvier.

Aucune paix face à l’attaque terroriste de l’État et du Capital.

anarchistes




Source: Attaque.noblogs.org