Janvier 9, 2022
Par Attaque
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athens.indymedia.org / dimanche 2 janvier 2022

Attaque incendiaire contre l’entreprise de construction Praxis, qui a démoli le Biologica occupé

Le matin de la Saint Sylvestre, de nombreuses forces répressives encerclent les bâtiments de l’Université Aristote de Thessalonique (ΑΠΘ) et commencent l’opération d’expulsion du Biologica occupé. Ils envahissent le lieu (le Biologica) et après la fin des perquisitions, ils commencent les travaux de démolition. Le projet de rénovation, qui concerne l’« Investissement dans l’éducation, dans l’acquisition de compétences et la formation continue » et dont le coût s’élève à 1 320 600 euros, a pour but la création d’une aride zone d’attente. Tels sont les véritables besoins de l’enseignement universitaire : des espaces stériles dans un paysage délibérément dégradé, pour créer l’homme vide de demain, un serviteur volontaire ou un dirigeant pour les appels et les intérêts de la reconstruction capitaliste.

La guerre répressive de style mafieux menée par le recteur Papaioannou contre les squats qui se trouvent dans des bâtiments appartenant à l’Université Aristote de Thessalonique continue. Après l’expulsion, pendant l’été 2020, du squat Terra Incognita, l’expulsion par le passé du squat de la rue Nikis (des bâtiments qui restent encore aujourd’hui vides et scellés), l’université en uniforme procède à l’expulsion et à la démolition d’un espace à l’intérieur du campus universitaire qui, pendant trois décennies, a saisi le sens de la liberté dans la connaissance, de l’auto-éducation, de l’accès au savoir sans profit et sans prix. La communauté académique ouvre officiellement ses bras au militarisme et à la répression, avec cette ordure de recteur qui envoie ses remerciements excités à Mitsotakis en personne. Voilà l’Université Aristote de Thessalonique : un élevage de collaborateurs de la répression où poussent les fonctionnaires de la République en uniforme. Des raclures comme Papaioannou, qui s’en fiche d’où il met sa signature, ou Margaritis, qui promulgue des lois pour « envoyer au ciment » [traduction incertaine… NdAtt.] quiconque conteste la monarchie d’État.

Dans les hostilités, nous aurons le dernier mot…

Le gouvernement décide de procéder avec cette surprise de la Saint Sylvestre et de lever le voile de la répression, en appelant à une guerre ouverte. Quelques heures plus tard, nous passons à la contre-attaque. Nous revendiquons l’attaque incendiaire du bâtiment de l’entreprise de construction Praxis, au 49 rue Kromnis, à Kalamaria, peu avant le passage à la nouvelle année. Praxis est l’entreprise prestataire qui s’est engagée dans les travaux de démolition du squat. Nous frapperons individuellement chacun de ceux qui accompagnent la répression contre les espaces libérés et le milieu de la lutte.

Notre attaque est la première action de solidarité pratique, dans un milieu de lutte qui défend jusqu’au bout les squatter.euse.s et les zones autogérées de lutte, de solidarité et d’attaque. Un message de force, de soutien et de complicité pour chaque compagnon et chaque compagnonne, individuellement, qui persiste dans l’opposition, dans la remise en cause, dans la guerre. Vous nous trouverez à vos côtés à chaque moment de conflit, à chaque barrage routier, parce que nous n’avons pas fini. Nous sommes en train de préparer un nouveau cycle d’attaques, dans la guerre d’usure, d’organiser de nouvelles Cellules d’Action Directe. Et dans cette guerre, nous appelons chaque initiative de lutte à passer à l’action, en aiguisant la confrontation au niveau quantitatif, qualitatif et opérationnel.

Nous répondons à la guerre par la guerre.
Terra Incognita et Biologica occupés pour toujours

Cellules d’Action Directe
Cellule Casus belli

[Πυρήνες Άμεσης Δράσης
Πυρήνας Casus belli]




Source: Attaque.noblogs.org