Janvier 18, 2021
Par Rapports De Force
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On se souvient du grand sourire de Nicolas Sarkozy déclarant en 2008, devant les cadres de l’UMP : « Désormais quand il y a une grève en France personne ne s’en aperçoit ». La phrase faisait référence à la loi du 21 août 2007 sur la « continuité du service public ». Cette dernière établissait, pour les cheminots notamment, l’obligation de déposer une déclaration d’intention individuelle deux jours avant un mouvement de grève. La SNCF pouvait dès lors anticiper la réduction du trafic, s’y adapter et ainsi réduire la visibilité et l’efficacité de la grève.

Or, ironie du sort, avec l’ouverture à la concurrence des lignes grandes vitesses le 12 décembre 2020, les TGV pourraient bien échapper à cette loi, qui ne s’applique qu’aux entreprises et régies chargées de missions de service public. C’est en tout cas l’analyse de Sébastien Mariani, secrétaire national adjoint de la CFDT-cheminots, qui s’exprime dans Le Parisien. « Parce que TGV était un monopole public, la direction a toujours considéré que c’était un service public. Mais cette ouverture à la concurrence, de fait, met fin au monopole public. La déclaration d’intention de grève ne devrait plus s’appliquer ». L’hypothèse n’est pour l’heure pas démentie par la SNCF. Elle rappelle au gouvernement une bien belle leçon. En matière de privatisation, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.




Source: Rapportsdeforce.fr