Mai 17, 2021
Par ZEKA
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Le lieu : Lundi matin, 6h45. Dans le train TER 858253 au dĂ©part de Nantes et Ă  destination de Quimper, un camarade est confrontĂ© au zĂšle et Ă  des brimades humiliantes de la part d’un contrĂŽleur.

Le flic/contrĂŽleur : individu de forte stature, la cinquantaine, cheveux poivre et sel, calot et costume bleu marine, Ɠil morne, regard semis-clos, joues pendantes. Teint Ă©carlate. Postillonnant.

Les faits : notre ami grignote un biscuit sablĂ©. Le contrĂŽleur lui impose de remonter son masque : « Monsieur, votre masque ! ». Avec respect, il lui rĂ©pond qu’il va le remettre mais qu’il finit sa bouchĂ©e avant. C’est le drame. Le flic Ă©ructe : « Qu’est-ce que vous dites Monsieur ? », « Vous vous rĂ©voltez ? », « C’est criminel ». À cet instant, un poto se lĂšve avec la ferme intention de recadrer le type dont la chemise vient de virer au brun. Finalement, on se ravise, le spĂ©cimen menaçe dĂ©sormais d’envoyer la « PĂŽoolice » Ă  l’arrivĂ©e si on ne baisse pas d’un ton. En bon maniaque, il persiste dans sa folie : « Vous ne mangez pas ! Non messieurs, vous ne mangez pas ! Vous grignotez ». C’est pathĂ©tique. Nous lui rĂ©pĂ©tons que ce n’est pas la fin du monde, que notre ami porte le masque dix-sept heures par jour et qu’il est plutĂŽt respectueux. Ce qui est vrai. « Non, vous ne l’ĂȘtes pas » insiste-t-il. Il rĂ©pĂšte, en postillonnant violemment dans son masque, qu’il ne va pas « baisser son froc » devant nous ! Qu’il se rassure : on ne lui en demandait pas tant. Le fonctionnaire s’enflamme et nous accuse carrĂ©ment de mettre en danger la vie des autres passagers. Il rĂ©pĂšte Ă  l’envi que des gens comme nous sont « une menace » pour les autres.

Humiliation publique. Tentative d’intimidation. Mise en accusation devant tĂ©moins. Ça sentait bon le totalitarisme dans la rame ce matin !  Mais l’histoire se rĂ©pĂšterait-elle ? À une Ă©poque pas si lointaine, des agents des Chemins de Fer Français collaient des Ă©toiles jaunes sur les gens dans les wagons. Quatre-vingt ans plus tard, il suffit de prendre le train (de son plein grĂ©) pour tomber sur des agents de la SNCF qui s’autorisent Ă  agir comme des nazis





Source: Zeka.noblogs.org