Comment la révolution syrienne a commencé ? Comment s’organisaient les insurgé.e.s concrètement, entre lutte sociale et lutte armée ? Entre dictature d’Assad et jihadistes ? Et aujourd’hui ? Rencontre avec des révolutionnaires syrien.ne.s de terrain à l’Attiéké, samedi 23 avril 19h.

En 2011, une révolution éclate en Syrie. Après 40 ans de dictature, d’inégalités sociales, de répression, le peuple sort dans les rues malgré les balles, les arrestations arbitraires et la torture, pour réclamer la liberté. Dans les villes et quartiers soulevés, rapidement bombardés par le régime, des comités locaux de coordination organisent la vie collective, les déserteurs de l’armée montent des brigades de défense, les habitant.e.s mettent leurs compétences au service d’hôpitaux de campagne, de moyens de production énergétique autonomes, d’expressions artistiques, de médias indépendants, d’écoles alternatives.

 

D’ici, une Syrienne, un Syrien est au mieux une victime à protéger, au pire un.e terroriste sanguinaire. A travers les atermoiements de la communauté internationale, les analyses géopolitiques distanciées et l’enfumage médiatique, nous ne percevons que guerre civile, jihadisme, conflits communautaires et réfugié.e.s. Mais ces réalités en cachent d’autres.

 

Majd, Fadwa, Mouaweia et Nisrine sont des révolutionnaires syrien.ne.s de terrain, qui se sont engagé.e.s chacun.e à leur façon dans le soulèvement. Ayant dû quitter leur terre, leur combat et leur histoire, elles et ils souhaitent toujours témoigner de cette expérience collective, car il s’agissait bien d’une révolution. 

Comment cela a débuté ? Comment se sont-ils-elles organisé.e.s concrètement ? Comment s’articulaient (ou pas) lutte sociale et lutte armée ? Où en sont les idéaux de la révolution aujourd’hui ?…

Venez en discuter !

 

Samedi 23 avril à partir de 19h au centre social auto-organisé Attiéké

31, boulevard Marcel Sembat à Saint-Denis

métro Porte de Paris (l.13) ou gare Saint-Denis (train H ou RER D)