Guillotière

  • Les flics viennent régulièrement place Gabriel Péri contrôler, plutôt vers 18 heures. Parfois, des équipages de BAC/ municipaux/nationaux et CRS remontent ensemble plusieurs rues depuis la rue de l’Université vers la place du Pont. La première semaine de confinement, quelqu’un qui s’était caché entre deux voitures, se fait finalement trouver par la police, se prend des claques et se fait menotter très serré avant de se faire embarquer.
  • Un ado qui skate, contrôlé par les flics au bol de la Guillotière. Comment le faire chier ? En contrôlant s’il est bien à moins d’un kilomètre de chez lui pour effectuer son « activité physique individuelle ». Bingo, Google Map affirme qu’il est à 1,1km. Donc en infraction. Résultat : interdiction de revenir skater dans le coin sous peine de contravention.
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5e arrondissement

« Le 20/03 au soir, vers minuit, moi et une pote marchions non loin de notre domicile (environs à 15 min à pied), aux alentours de St Just. Une voiture arrive derrière nous, nous n’avons pas vraiment le temps de réagir et 4 membres de la nationale se retrouvent autour de nous.Première question : « pouvez-vous m’expliquer ce que vous faites ici ? » Réponse : « On a bossé.e.s toute la journée et on est sorti marcher en se disant qu’à cette heure ci nous étions sûr de ne croiser personne. » Ils demandent les attestations, nous avions coché la case n°5. J’étais en jean, ils me disent : « de l’activité physique, en jean ? » Ma pote leur dit qu’on est juste sorti marcher, ce qui n’est pas encore interdit. Un autre agent lui répond : « vous avez pas du tout compris, marcher c’est interdit ». À partir de là c’est le schéma classique, ils prennent nos ID et les prénoms de nos parents, et après 5-10min nous demandent de signer un procès verbal, rempli à la main, sur lequel il est indiqué que nous devons payer 135e d’amende. Avant de partir, je leur demande tout de même comment je fais si je croise des collègues à eux sur la route jusqu’à chez moi, ils me répondent que j’ai juste à dire que j’ai déjà eu une amende par la police du 5e. »

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Vaulx-en-Velin

  • Des contrôles aléatoires, surtout de jeunes : des équipages de 2 ou 3 voitures de la municipale mais aussi les CRS tournent dans différents quartiers. Au début du confinement, plusieurs feux de poubelles sur les gros axes vers le Mas du Taureau, le soir, et feux d’artifice à 20 heures, en même temps que les applaudissements.
  • Des contrôles aux entrées et sorties de Vaulx-en-Velin. Le 7 avril, à une sortie de périphérique, un mec et une fille en voiture vont travailler à Vaulx dans leur association : les policiers veulent savoir s’ils sont mari et femme. A leur réponse négative, ils somment le passager de passer à l’arrière du véhicule. Une mesure « sanitaire » assez absurde qui dépend essentiellement du niveau de connerie du policier qui contrôle.
  • Le 24 avril, c’est l’opération « pas de relâchement face au coronavirus » (selon la com’ de la préfecture). Les forces de l’ordre contrôlent pendant deux heures les sorties du métro et du tram’ à la station Vaulx-en-Velin-La-Soie. Bilan de l’opération, 274 voyageurs contrôlés et une bonne cinquantaine de contraventions.
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Croix-Rousse

« Histoire d’un arabe dans un quartier bourgeois en période de confinement » : chronique de la répression sous le confinement dans le quartier de la Croix Rousse, sur la seule journée du 18 mars. Récit à la première personne du racisme des contrôles policiers, de qui est légitime ou pas à être dans la rue d’après eux, et de ce qui arrive aux indésirables.

4 sons, ci-dessous à écouter

Bron

Dimanche 5 avril vers 16h30, une dame se balade en roller dans parc de Parilly, pas très loin de chez elle, et dans le temps de l’heure autorisée par jour pour faire du sport. Une voiture de police s’arrête à ses abords. Ils la contrôlent, elle n’a pas d’attestation, et leur explique qu’elle n’a ni papier ni imprimante chez elle, et que son téléphone ne lui permet pas de télécharger l’application d’attestation.

Elle n’a pas non plus ses papiers ni son téléphone, puisqu’elle faisait du sport. Ils décident de lui mettre une amende. Elle essaye de leur expliquer que ce n’est pas la peine, qu’il s’agit de sa sortie en temps autorisé. Ils ne veulent rien entendre. Elle refuse. Ils décident donc de l’attraper à plusieurs, de la menotter et de l’asseoir par terre, en lui disant qu’elle va être amenée au commissariat de Vénissieux. Elle ne comprend pas pourquoi. Elle leur demande. Ils ne répondent pas, elle s’énerve et hausse le ton, en demandant des explications sur le pourquoi de cette interpellation. Un policier se met derrière elle et met sa chaussure entre ses deux mains menottées et appuie de tout son poids dessus, les menottes lui rentre dans la chair, elle crie pour qu’il arrête, mais il lui rigole au visage. Il lui dit que c’est pour qu’elle ne s’enfuie pas. Elle répond qu’assise au sol et menottée, qu’elle ne peut aller nulle part, et elle dit que ce n’est pas normal de torturer les gens ainsi, et qu’il n’y a rien dans son comportement qui justifie de la contrainte de leur part. Ils rigolent.

Après un long moment d’attente, dont la raison ne lui est pas communiquée, et pendant lequel le policier s’amuse à lui rentrer les menottes dans la chair, ils finissent par partir pour le commissariat. Elle se retrouve au commissariat Marius Berliet, et non à celui de Vénissieux comme annoncé au début. Ils lui disent qu’ils vont la garder 24h. Elle ne comprend pas pourquoi, elle s’inquiète pour ses animaux. Un policier lui répond « On s’en fout, bah ils vont crever ». Ils vérifient son identité et son adresse, et finalement au bout d’une heure ils décident de la laisser partir, sous ordre d’une policière, qui jusqu’ici n’était pas intervenue dans l’histoire. Elle n’aura aucune explications. Les policiers la raccompagnent dehors, elle leur redit que ce n’est pas normal de torturer les gens comme ça, et lui répondent moqueurs « c’est bon, on t’a pas non plus cassé le bras ».

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Elle rentre chez elle, les poignets entourés d’ecchymoses et choquée. En rentrant, elle se rend compte qu’il n’y a aucune preuve de son interpellation et de son passage chez les flics, et elle ne veut pas en rester la. Le mardi d’après, elle décide de retourner au commissariat pour qu’on lui fournisse des papiers de preuve. Ils lui disent qu’elle sera convoquée jeudi à Bron, parce que c’est à coté de chez elle. Et partant, on lui dit « De toutes façons, c’est votre parole contre la nôtre ».

Le jeudi suivant, elle va à Bron, alors qu’elle n’a pas été convoquée. Elle demande des preuves de son passage à Marius Berliet et de son interpellation dans le parc. La policière qui la reçoit lui dit qu’il n’y a aucune trace de cela, qu’elle n’est pas enregistrée dans le système, mais l’invite à écrire au procureur de la République. Elle repart en se disant que sans preuves cela ne sert à rien, elle ne sait pas non plus si elle va avoir une amende. Quoi qu’il en soit, elle est très choquée de ce qui lui est arrivé, et aux yeux du tous, sans preuves c’est comme si ça n’était jamais arrivé.

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Vénissieux

« Quartier Moulin à vent, ce matin [au début du confinement]. La nationale passe en caisse (Kangoo). Un haut-parleur avertit les quelques personnes qui discutent en bas : « rentrez chez vous, vous êtes en confinement total, vous vous exposez à une amende de 135euros » . Les gens du parc les regardent sans bouger, les flics ouvrent la porte latérale du kangoo, relancent l’ordre de dispersion, les badauds rentrent nonchalamment. La pénétration du quartier par les flics ne va pas être évidente (ils ne peuvent pas le traverser sans avoir à faire demi tour en galérant au bout, et y’a plein d’allées et de parkings). Hier soir, grosse énergie à 20 heures au moment de « remercier les soignants ». Il y avait autre chose que l’unité nationale. Un parfum de Zbeul, des feux d’artifice, des gens en bas avec du gros son. Ca a bien duré 15 minutes. »

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Mulhouse

Le 25 mars, une semaine après le début du confinement, Macron se rend à l’hôpital de Mulhouse pour une visite aux soignant.es. Une aide soignante, qui travaille dans cet hôpital, exténuée, désemparée et désespérée face au manque de moyens avec lesquels ils sont obligés de travailler sans relâche, interpelle Macron. Elle lui crie : « A l’aide, donnez nous des moyens, donnez nous du matériel pour que l’on puisse faire notre travail correctement ». Suite à cela, elle se fait attraper et menotter par un groupe de policiers. Ils l’embarquent dans leur voiture pour l’amener en G.A.V. Durant tout le trajet, ils l’intimident, lui frappent la tête contre la portière, ils la serrent, et l’étranglent. A ce moment, elle pense réellement qu’elle va mourir, elle a très peur. Elle sait qu’elle est à leur merci, et au vue de leur comportement elle a du mal à imaginer qu’ils ont une limite. Elle est ensuite placée en G.A.V. Elle sortira après plusieurs heures, choquée et traumatisée, et convoquée en justice.

Région Île-de-France (à la limite 95/78)



Récit d’une maman d’un des jeunes tabassé :

1re histoire

Lundi 6 avril, lors d’un contrôle de police, très fréquents dans ce quartier et souvent abusifs, deux jeunes hommes se font contrôler par des flics d’Argenteuil. Un des deux explique qu’il est sorti faire un tour parce qu’il ne se sentait pas bien à l’intérieur. Les deux se font immédiatement insulter par la police qui ne respecte d’ailleurs pas du tout les gestes barrières ; il s’approchent des jeunes, les touchent. Suite à cela les jeunes inquiets le leur disent, les flics leur rétorquent qu’ils en ont rien à foutre du coronavirus et des gestes barrières, et les insultent encore. Un des jeunes perd son sang froid et répond. Les flics lui sautent dessus et le tabassent. Le deuxième jeune qui jusqu’ici avait gardé son sang froid, et voyant son copain se faire éclater, tente de le défendre. Le copain réussi à s’enfuir, l’autre non, il n’arrivait pas bien à respirer avec son masque de protection pour le Covid. Ils le tabassent puis l’amènent au commissariat. Au comico, il se fait déshabiller, les flics lui arrachent son caleçon et appellent des collègues femmes pour leur montrer le jeune homme avec le caleçon déchiré pour l’humilier. Le jeune homme rétorque que c’est les flics qui lui ont fait ça, ils s’en foutent et ricanent, et un des flics lui met une grosse claque. D’autres l’insultent, « fils de pute », « regarde ce qu’on va faire à ta mère », « ta mère la grosse chienne », entre autres. Ils prennent son téléphone pour « vérifier l’IME » et le gardent. Ils lui sortent des informations venant de son téléphone (ils l’ont donc visiblement fouillé). Cela n’avait pourtant rien à voir avec les motifs de l’interpellation au départ, qui ne lui sont d’ailleurs jamais rappelés. Ils le frappent de nouveau. Il finit par sortir après plusieurs heures de GAV, avec des ecchymoses sur plusieurs endroits du corps.

(La maman précise que ce sont les flics d’Argenteuil, mais que par contre les flics du 78 sont plutôt corrects, qu’ils ont peur du corona et donc se tiennent à distance)

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2e histoire

Lundi 6 avril, toujours les flics d’Argenteuil, poursuivent un gars qui est sur une moto volée à travers la cité des Indes de Sartrouville. Le gars tombe de la moto et réussit à s’enfuir. Un jeune passe par la, et ramasse la moto. Les flics arrivent, l’attrapent. Le jeune explique qu’il vient d’arriver, que ce n’est pas sa moto, que ce n’est pas lui que les flics poursuivaient. Ils ne veulent rien entendre. Ils le massacrent, lui cassent la mâchoire, une dent tombe, et sur le sol gît une flaque de sang (« il donne des coups de pieds dans sa tête comme si c’était un ballon de foot »). Ils l’amènent au commissariat. Face à l’injustice, un de ses copains va au commissariat ou il a été amené, pour porter plainte et expliquer l’injustice de la situation, qu’il a été arrêté et frappé pour rien. Il se fait alors, lui aussi, interpellé directement au commissariat et tabasser. Ils ont fait tous les deux 48h de GAV et les flics les ont laissés sortir sans rien.

Mardi 7 avril, suite à cela, des jeunes décident de se venger et tendent un guet-apens aux flics, et crament quelques poubelles. Les flics sont arrivés à 10/15 camions, ils ont lancé des bombes lacrymogènes dans la cité. Les gaz sont rentrés dans les appartements et des personnes ne pouvaient plus respirer à l’intérieur de chez elles, alors qu’elles sont confinées. Les flics cherchent les jeunes dans toute la cité. Finalement, ils attrapent une personne, l’amènent dans une forêt pas loin, la tabassent en lui disant qu’ils vont le tuer. Un des flics lui fait « Je peux te mettre une balle si je veux ». Et puis une fois bien amoché, ils le laissent là et repartent. La chasse à l’homme continue dans la cité.

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Nice



Une dame qui recueille un chien errant [1] se fait accuser de vol de chien, et les policiers interviennent à son domicile le samedi 21 mars :

« Lorsque je reviens de promenade, je vois la police nationale devant chez moi. Je commence à rentrer chez moi, ils bloquent la porte de mon appartement essayent d’entrer de force en hurlant : « vous avez volé un chien, rendez le tout de suite, on va appeler l’hôpital psy pour vous faire interner, vous avez des poules dans votre appartement, c’est interdit d’avoir un poulailler, si vous n’étiez pas si vieille, on vous cognerait la gueule pour vous faire comprendre », le tout en me soufflant au visage à 20/30 cm, avec une haleine acide qui m’a brûlé les poumons, sans masque, sans numéro RIO, sans présenter leur carte de police. J’appelle le vétérinaire avec lequel j’ai pris rendez vous pour la lecture de puce du chien le lundi 23 mars à 9h, le met sur haut parleur, il entend tout et me dit « ce n’est pas possible, ce ne sont pas de vrais policiers, c’est une arnaque, appelez la vraie police ». J’appelle le 17 et dis qu’il y a deux faux policiers qui veulent entrer de force chez moi. Le policier me répond que ce sont de vrais policiers et qu’il en envoie deux autres. Deux autres arrivent, qui veulent aussi entrer chez moi et prendre le chien. Nous étions cinq personnes dans le sas qui mesure 1,5m2. Nous sommes loin de la « distance sociale » pour laquelle la dite police met des contraventions si celle ci n’est pas respectée. Je suis âgée, visiblement insuffisante respiratoire, et je prends des médicaments pour respirer deux fois par jour, à 8h et 20h.

La police est venue vers 18:00, ce qui signifie que j’ai attendu jusqu’à 22:00 h passées, pour prendre mes bronchodilatateurs et cortisone, sans lesquels je ne peux pas respirer.

J’ai combattu cinq heures d’horloge (capture d’écran de mes appels téléphoniques faisant foi) pour empêcher ces voyous d’entrer de force chez moi et protéger le chien, sans mes médicaments. L’un d’eux a essayé de m’arracher les clés des mains. J’ai eu le réflexe de les mettre dans ma culotte, et le plus violent a tendu la main pour y aller voir, puis l’a retenue. Après cinq heures, je me suis effondrée, ils sont entrés chez moi, se sont emparés du chien et sont partis, sans laisser aucun papier. »

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Dans ce climat, où la pratique policière est de plus en plus décomplexée, il y a eu les premiers morts du confinement par la police . En réalité des noms qui s’ajoutent à la liste des victimes de la police française depuis des décennies. Un sdf asphyxié à Béziers par un équipage de municipaux, un homme qui se noie a Angoulême pour échapper à un contrôle, un sexagénaire décédé d’un « malaise » dans les locaux de la police rouennaise… En même pas trois semaines, déjà cinq morts.

Parfois les agissements policiers trouvent une réponse dans la rue, même en période de confinement. À Bruxelles par exemple, un jeune homme de 19 ans meurt dans la nuit du 10 au 11 avril lors d’une course-poursuite avec les flics. Le lendemain des appels sur les réseaux sociaux circulent. Ça se rassemble dans le quartier d’Anderlecht. Un véhicule de police est défoncé, pillé puis incendié. Les vitres d’un commissariat sont brisées, des poubelles incendiés. Et il ne faut pas moins d’une cinquantaine d’arrestations pour que le « calme » revienne.

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A Villeneuve-la-Garenne (92), dans la soirée du 19 avril, un véhicule de police à l’arrêt ouvre délibérément sa portière pour faire tomber un motard qui passait à coté de lui. Gravement blessé à la jambe, il est transporté à l’hôpital sous les yeux de dizaines d’habitants (et de renforts policiers) arrivés sur les lieux du forfait. Dans les soirées qui suivent, la police est attaquée à l’aide de mortiers et de feux d’artifice à Garenne, Asnières, Aulnay-sous-Bois, Saint-Denis, Gennevilliers, Champigny… Plusieurs nuits de suite. Et des échos se répercutent ailleurs, à Strasbourg, Toulouse, Hem, Mons-en-Baroeul, Villeneuve d’Ascq, Roubaix, Tourcoing… Et plus proche de chez nous à Rilleux et Gerland. À Calais, les exilés ont riposté aux tentatives d’expulsion de leur campement par la police.

Partout, des gestes de révolte viennent répondre au racisme et à l’indignité des pratiques policières.

Parce qu’il n’est pas toujours possible de prendre la rue ou de rendre les coups, nous pensons que d’autres pistes sont utiles à mentionner : ne pas rester seul.e avec ce qui nous est arrivé, se soutenir sensiblement, témoigner de la réalité des violences policières pour inlassablement les faire connaître, connaître ses droits, pouvoir obtenir les conseils d’un avocat, être accompagné pour porter plainte et savoir aussi comment contester les amendes pour non confinement. Au vu de la masse de contraventions dressées, il y a fort à parier que des contestations aboutissent sur une absence finale de poursuite.

À ce titre et pour plus de détails, voici le guide d’auto-défense juridique en temps de confinement, produit par la Legal Team de Marseille.

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Comment ça se passe la justice en ce moment à Lyon ?

Environ 150 libérations sous aménagement de peine ont eu lieu à la maison d’arrêt de Corbas, et concernent essentiellement des courtes peines.

En garde-à-vue, plus de commis d’office : les avocats ne sont plus désignés pour l’instant pour les permanences, faute de matériel adéquat mis en place pour intervenir. Il est toujours possible de désigner un avocat dont on connaît le nom (et dont on sait qu’il se déplacera). L’ordonnance Belloubet prévoit une assistance possible de l’avocat par téléphone, c’est-à-dire sans garantie de secret [2].

À priori encore quelques retenus au CRA de Lyon-Saint Exupéry, même si les libérations continuent.

En ce qui concerne les audiences, les comparutions immédiates se tiennent toujours, considérées comme « contentieux essentiels », mais à huis clos. La liste des personnes qui passent en comparution immédiate serait visible depuis la rue !

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Article publié le 27 Avr 2020 sur Rebellyon.info