Décembre 18, 2020
Par Rennes Info
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Suite au décret n° 2020-1310 du 29 octobre dernier qui précise les modalités du deuxième confinement national, la direction d’Orange a pris la décision que tous les salariés d’Orange pouvant exercer leur activité à distance devaient télétravailler de manière permanente à partir du vendredi 30 octobre et pour le moment jusqu’au 31 janvier 2021.

Lors du premier confinement, ce n’est pas moins 60 000 salariés, sur un effectif total de 90 000 en France, qui ont travaillé à distance. La direction d’Orange n’a pas communiqué les chiffres actualisés des télétravailleurs mais aujourd’hui, seuls travaillent sur site les salariés dont les activités sont considérées essentielles à la nation (essentiellement des techniciens-nnes et des vendeurs-euses). Sur la région Grand Ouest (régions Bretagne, Normandie, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire), 80 % des 16 000 salariés ont été équipés en outils informatiques pour télétravailler à leur domicile.

Dans une communication interne adressée à l’ensemble des salariés d’Orange France, la DISU (Direction de l’infogérance et des Services Utilisateurs) demande d’être 100% responsable du bon usage de son environnement de travail à distance, rappelle que travailler à distance nécessite de changer sa façon de travailler. Elle invite à adopter quelques bonnes pratiques et à suivre ses consignes pour optimiser et sécuriser sa connexion au réseau. Entre autre : « Pour un meilleur débit, limitez les autres usages de votre foyer (mettre le décodeur en veille, proscrire les jeux en ligne, les services de streaming, etc… »

Pour SUDPTT Ille et Vilaine, cette consigne constitue une intrusion dans la vie privée des salariés d’Orange à qui on impose de travailler à distance. Malgré la réclamation déposée par la Représentante de Proximité élue SUD (dans le cadre du Comité Social et Economique), la DISU persiste dans sa position. Pour la direction : « Cette communication fait référence à des « bonnes 6pratiques ont déjà été partagées lors du premier confinement dans la Newsletter de mars 2020 et n’ont pas semblé avoir été perçu comme une intrusion dans la vie familiale des salariés ou une limitation de leur liberté. »

Pourtant c’est illégal ! La loi garantit à chacun le respect de sa vie privée et familiale, de son domicile, comme défini dans l’article 9 du Code civil et L’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

L’employeur ne peut donc pas s’immiscer dans les affaires personnelles de ses salariés, encore moins dans celles de la famille de ses salariés.

Pour le Syndicat SUDPTT Ille et Vilaine, Il apparait urgent qu’un accord interprofessionnel sur le télétravail et ses modalités très contraignant, protégeant les salariés, leur vie privée et leurs conditions de travail soit signé. Contrairement à celui qui a reçu, le 26 novembre dernier, l’approbation de 4 syndicats (CFDT, FO, CTTC et CFE CGC) ainsi que des organisations patronales qui n’apporte aucun droit supplémentaire pour les salariés.




Source: Rennes-info.org