Communiqué de Solidaires 76

Le terrible incendie qui s’est déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi dans l’usine Lubrizol de Rouen n’est toujours pas éteint à l’heure qu’il est, et personne ne sait quand il le sera. La machine à mensonge marche à plein régime depuis ce matin du côtés des autorités préfectorales et ministérielles. Entre le préfet qui affirme, avant toute analyse, qu’il n’y a pas de risque toxique aigu mais relaie la consigne de « se laver les mains », et lCastaner, qui déclare qu’il n’y a « pas d’éléments qui permettent de penser qu’il y a un risque lié aux fumées » mais précise : « Ne paniquons pas sur cette situation mais il faut être d’une grande prudence », on a de quoi avoir peur !

Comment leur faire confiance alors que le site stocke des produits très toxiques pour les êtres humains et très dangereux pour l’environnement ?

Il est classé Seveso seuil haut pour ces raisons. On peut d’ores et déjà affirmer que l’immense traine de fumées qui envahit depuis des heures la ville de Rouen et de nombreuses communes jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres aux alentours et laissant partout une suie noire, aura des effets sur la santé des habitant.e.s. Il n’y aura de nouveau ni école, ni de crèche dans 13 communes dans l’agglomération rouennaise vendredi 27 septembre… et sans qu’on comprenne bien pourquoi dans celles juste autour ce sera possible ? Les nuages qui s’arrêtent juste aux frontières

on nous a déjà fait le coup !

En 2013, Lubrizol avait déjà rejeté en masse du gaz toxique, le mercaptan. Des dizaines de milliers de personnes avaient été victimes de vertiges, de maux de tête, de vomissements alors que les informations avaient été cachées… Et Lubrizol s’en était sorti avec 4000 euros d’amende ! Le droit de pourrir notre environnement et de polluer nos vies ne vaut pas cher pour ces groupes capitalistes !

Car c’est bien la recherche du profit maximum dans ces industries chimiques capitalistes qui est entièrement responsable lorsqu’un accident, qu’il soit industriel ou du travail, survient. Car c’est l’employeur qui a l’obligation de prévenir tout risque d’incendie, et de mettre en œuvre les mesures pour le limiter s’il survient. Ces obligations de sécurité n’ont pas été remplies, sinon l’incendie n’aurait jamais pris de telles proportions. Le groupe Lubrizol est le seul coupable. Les responsables politiques qui le couvrent en nous racontant des bobards sont ses complices ! En aucun cas les salariéEs ne doivent en subir les conséquences.

SalariéEs ou habitantEs, soyons solidaires et déterminés à faire payer les responsables de cette catastrophe.

Rouen, le 26 septembre 2019

Communiqué de SUD Chimie



Communiqué unitaire 76

INCENDIE à LUBRIZOL : La préfecture doit la vérité

Depuis le 26 septembre 2019 au matin, le préfet de Région s’évertue à tenter de rassurer la population concernant les conséquences sanitaires et environnementales de l’incendie sur le site SEVESO de LUBRIZOL à Rouen.

Cependant, nous constatons :

Suite à l’incendie qui s’est déclaré dans l’usine Lubrizol de Rouen Que la liste des produits qui ont brulé n’a pas été communiquée,

Suite à l’incendie qui s’est déclaré dans l’usine Lubrizol de Rouen Que les résultats complets d’analyse des fumées, de l’air, des résidus et de l’eau (Seine mais également captages d’eau potable de la Métropole) n’ont pas été rendu publics,

Suite à l’incendie qui s’est déclaré dans l’usine Lubrizol de Rouen Que la préfecture tait le fait que le secteur où l’incendie s’est déclaré est confié à une entreprise sous-traitante, qu’au moins une toiture amiantée est partie en fumées,

Suite à l’incendie qui s’est déclaré dans l’usine Lubrizol de Rouen Que la Préfecture fait silence sur les animaux morts (oiseaux, poissons….), que les maux de têtes et nausées continuent à l’université comme dans les entreprises, les services et l’ensemble de la population (certains hangars ont d’ailleurs été évacués ce vendredi suite à des malaises)

Nous exigeons la transparence complète et une information sur les suivis sanitaires mis en place pour suivre les conséquences de cet événement (captages d’eau potable, état sanitaire des animaux d’élevage et des cultures…..). L’information des habitants ne doit pas s’arrêter une fois l’incendie éteint.

Pour l’obtenir, nous appelons à un

Rassemblement de l’ensemble de la population

Mardi 2 octobre 2019 à 18h

devant le Palais de Justice de Rouen

pour partir en manifestation jusqu’à la Préfecture de Rouen qui devra satisfaire nos exigences.

Premiers signataires : CGT – Solidaires–- FSU–ATTAC – France Nature Environnement– Youth for climat Rouen – Stop EPR- Alternatiba – ANV COP 21 Rouen – Greenpeace – Association Henri PEZERAT

Rouen, le 27 septembre


Article publié le 27 Sep 2019 sur Solidaires.org