Mai 7, 2016
Par Renversé (Suisse Romande)
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- Les CFF gagnent depuis longtemps de l’argent sur la misère des autres. En partenariat avec l’entreprise Securitas, ils ont ainsi crée un train-prison, « le jail-train », à bord duquel ils transfèrent des détenu-e-s d’une prison à une autre, ainsi que des personnes migrantes en voie d’être expulsées de Suisse.
- Depuis août 2015, les CFF ont insérés dans tous les abonnements une puce RFID, imposant de fait dans notre quotidien l’utilisation de cette technologie qui leur permet un contrôle encore plus grand sur nos identités et nos déplacements.

On voudrait nous faire accepter comme une banalité, le fait de voir tous les jours à travers les médias, la misère de personnes migrantes essayant tant bien que mal de parvenir en Europe pour y trouver une vie meilleure. On voudrait nous faire accepter comme une banalité la cruauté que représente le fait qu’une fois arrivées ici, les autorités suisses leur pourrissent la vie au quotidien. On voudrait nous faire accepter l’hypocrisie que représente le fait que tant de personnes et d’entreprises tirent un profit du juteux du marché que représente leur misère. On voudrait nous faire accepter comme une banalité le fait que des entreprises cherchent à nous faire utiliser des technologies qui nous nuisent et ne servent qu’à nous aliéner encore plus, nous rendre encore plus dépendant-e-s, nous déposséder encore plus de nos vies et assurer à ces même entreprise une encore plus grande possibilité de contrôle et de surveillance. On voudrait nous faire accepter que le prix pour pouvoir se déplacer augmente chaque année, parallèlement aux profit des dirigeant-e-s des CFF.

En ce qui nous concerne, nous ne sommes pas assez asservi-e-s pour penser cette réalité là comme une banalité, ni pour accepter l’oppression qui en résulte. L’amour de la liberté, la solidarité et la dignité qui brûlent en nous sont les moteurs qui nous poussent à agir contre cette réalité.

Alors on est allé parler à nos ami-e-s et à nos complic-e-s. On a actionné les liens de confiances qui nous unissent, parlé de la nécessité d’agir. On a réfléchi, planifié, organisé. Et on s’est lancé en avant, en ciblant les CFF, attaquant leurs trains avec des extincteurs de peintures durant leurs trajets. Pour que tout le monde comprennent bien que certains et certaines n’acceptent pas cette réalité et compte bien s’y opposer et occasionner des frais à celles et ceux, qui comme les CFF, pensent pouvoir gagner de l’argent en détruisant la vie d’autrui.

A chaque fois que l’on ne se résigne pas à accepter l’oppression, la puissance de celles et ceux qui en vivent diminue.

Ce jeudi 5 mai, un train a été attaqué entre Thun et Berne, et un autre entre Berne et Lausanne.

Et qu’on se le dise… ça ne fait que commencer.

Les CFF sont partout, nous aussi.

Nommer et combattre les responsables de la misère de nos vies.

Saboter la machine à expulser.




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