AG Mercredi 11 septembre e 14H30 à 16H30 Salle Chanteranne rue Champfleury à Clermont-Ferrand

L’année passée a été marquée par des mobilisations d’ampleur : contre la réforme du lycée professionnel, contre la réforme du lycée général et technologique et du baccalauréat, contre Parcoursup, et bien sûr contre la loi Blanquer et ses conséquences de la maternelle à l’université.

Cette mobilisation a obligé le ministère à des reculs, avec notamment l’abandon, du moins à ce stade, des Établissements Publiques des Savoirs Fondamentaux (EPSF).

L’ensemble des revendications des personnels restent d’actualité. Nous refusons la contre-réforme Blanquer désignée certainement par antiphrase comme « école de la confiance ».

Les mauvais coups continuent de pleuvoir, avec en particulier la réforme des retraites qui arrive et qui vise à baisser le niveau de pension de toutes et tous et à allonger notre durée de vie au travail.

Ne nous laissons pas endormir par quelques promesses salariales qui ne concerneront encore qu’une minorité et visent à désamorcer notre colère.

L’heure est donc à la reprise de la mobilisation :

organisons des débats dès les premiers jours de la rentrée, faisons connaître aux organisations syndicales notre volonté de résister, construisons la mobilisation dans tous les secteurs de l’éducation !

Une rentrée catastrophique

Les conditions de rentrée sont chaque année déplorables. Cette année, elles le sont particulièrement, notamment pour les raisons suivantes :

– les suppressions de postes  : la suppression de 3550 postes dans le secondaire se fera largement ressentir avec l’augmentation des effectifs d’élèves dans de nombreuses classes et dans l’organisation des services, qu’il s’agisse des enseignant-e-s ou des administratifs-ves ;

– l’imposition de la deuxième heure supplémentaire obligatoire dans le service des enseignants des collèges et lycées alourdira encore la charge de travail. Cet allongement du temps de travail est inacceptable.

– la mise en œuvre des réformes des lycées : les emplois du temps, que ce soit en lycée professionnel ou en lycée général et technologique, sont dans de nombreux endroits catastrophiques ; ils pèsent sur les conditions d’étude pour les élèves, ils pèsent sur nos conditions de travail et sur notre vie personnelle et familiale

– dans le premier degré, l’augmentation globale du nombre de postes est loin d’être suffisante , les académies commençant l’année avec un déficit de remplaçant-es qui ne pourront pas remplacer tous les congés maladies ni les départs en formation continue, les RASED n’étant pas pourvu partout, des classes restant surchargées

– les postes non pourvus : le ministère est directement responsable du manque d’attractivité du métier d’enseignant-e (bas salaires, autoritarisme, conditions de travail dégradées), et 1 400 postes sont aujourd’hui non pourvus par la session 2019 des concours : ce seront autant de stagiaires de moins et de précaires en plus (c’est-à-dire de contractuel-le-s), cela encore de la maternelle à l’université.

Les lois Blanquer mises en œuvre

La loi de la « confiance » a été promulguée le 28 juillet. Différentes dispositions vont entrer en œuvre dès la rentrée, et notamment :

– le financement des écoles maternelles privées via l’obligation de scolarité dès 3 ans, alors même que 400 écoles rurales sont promises à la fermeture.

– la surenchère réactionnaire et nationaliste à l’œuvre avec l’obligation d’afficher les drapeaux et les paroles de l’hymne national en classe. Oseront-ils nous l’imposer ?

Cette rentrée doit voir le dédoublement des classes de CP et CE1 en REP et REP+. La somme des postes nécessaires à cette seule mesure étant supérieure aux créations dans le premier degré, c’est donc dans les autres écoles voire dans les autres classes des écoles concernées par cette mesure qu’il faudra un peu plus se serrer.

Faussement annoncée comme la rentrée de l’école inclusive celle-ci verra se mettre en place des pôles inclusifs d’accompagnement localisés. Ces PIAL ne sont en fait que des dispositifs de gestions plus flexibles des personnels précaires (AESH) qui accompagnent la scolarisation d’élèves en situation de handicap dans les structures ordinaires. Ainsi des AESH pourront avoir davantage d’élèves à gérer, diminuant par là-même le nombre d’heures allouées à chaque enfant.

Cette rentrée s’annonce chaotique : dégradation des conditions de travail de toutes et tous, niveau de vie qui baisse, multiplication des tentatives de reprise en main autoritaire…

La mise en œuvre progressive des autres dispositions de la loi va suivre, ne nous laissons pas faire !

Reprenons dès la rentrée la construction du rapport de force contre la logique managériale et libérale du ministère dans l’unité des personnels, dans la durée, dans la multiplication des initiatives et nécessairement par la grève !

Débattons dans les écoles, collèges, lycées et services. Envoyons des délégations à l’Assemblée Générale des personnels que SUD éducation a proposé aux autres organisations syndicales dès le mois de juin.

Assemblée Générale intersyndicale
des personnels de l’éducation nationale

Mercredi 11 septembre

De 14H30 à 16H30

Salle Chanteranne rue Champfleury à Clermont-Ferrand


Article publié le 02 Sep 2019 sur Solidaires.org