Octobre 11, 2021
Par CQFD
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Illustration de Pole Ka

Le 13 mars 2012, Arthur Bertelli, 23 ans, et Vincent Dequin, 33 ans, tous deux cordistes, descendent en rappel les 53 mĂštres du silo n° 4 de la sucrerie Cristal Union de Bazancourt (Marne). ArrivĂ©s sur le sucre, ils s’emploient Ă  dĂ©gager une porte latĂ©rale, situĂ©e Ă  7 mĂštres au-dessus du niveau du sol. Mais au bout de dix minutes, la matiĂšre se dĂ©robe sous leurs pieds. Deux trappes de vidage ont Ă©tĂ© ouvertes juste en dessous de l’endroit oĂč ils travaillent. Erreur fatale : aspirĂ©s, les deux cordistes meurent ensevelis sous le sucre.

PropriĂ©taire du silo, Cristal Union est un mastodonte de l’agroalimentaire, possĂ©dant les marques Daddy ou encore Erstein. Arthur et Vincent avaient Ă©tĂ© embauchĂ©s par un de ses prestataires, Carrard Services. En 2019, les deux entreprises sont condamnĂ©es Ă  100 000 â‚Ź d’amende et deux ans de mise sous surveillance judiciaire. Les chefs d’établissement au moment du drame, Michel Mangion pour Cristal Union et David Duval pour Carrard Services, Ă©copent de six mois de prison avec sursis et 15 000 â‚Ź d’amende. Les prĂ©venus font appel de ce jugement. Une nouvelle audience s’est donc tenue le 21 septembre dernier.

Devant la cour d’appel de Reims, ce 21 septembre, il y a du monde. Il est 11 heures. MĂȘme si l’audience ne commence qu’à 14 heures, c’est l’effervescence. Une large banderole se dĂ©ploie sur les grilles attenantes au bĂątiment : « Pour Arthur, Vincent et Quentin [1], tuĂ©s au travail chez Cristal Union. Pour tous les collĂšgues aux vies dĂ©truites par leurs profits. Plus jamais ça  ! Â»

Deux tables de camping chargĂ©es de tracts, d’affiches, de bouquins. Mais aussi de victuailles. Il faut prendre des forces, l’aprĂšs-midi va ĂȘtre longue. TrĂšs longue. Et Ă©prouvante. Mais ceux qui sont lĂ  ne sont pas Ă  ça prĂšs. Ces femmes et ces hommes ont attendu sept longues annĂ©es avant que la justice leur accorde une premiĂšre audience. Elle avait durĂ© douze heures.

Deux ans plus tard, Ă  l’entrĂ©e du tribunal, la responsable de la sĂ©curitĂ© s’arrache les cheveux. Fait l’appel des nombreuses parties civiles. Pas une ne manque. La jauge imposĂ©e par les mesures sanitaires risque de ne pas suffire. D’autant que de nombreux cordistes sont lĂ , en soutien. Il faut Ă©galement caser les journalistes. La reporter de France Bleu confie : « C’est rare de voir autant de proches prĂ©sents en appel. D’habitude, mĂȘme s’ils sont nombreux en premiĂšre instance, ils se dĂ©couragent. Â» Pour Arthur et Vincent, la mobilisation est intacte. Elle a mĂȘme grandi au fil des annĂ©es. Comme une rĂ©ponse Ă  la lenteur de la justice. Comme un dĂ©fi au mĂ©pris des prĂ©venus.

Enlisés dans le déni

Il serait tentant de faire un copiĂ©-collĂ© du compte-rendu de l’audience de premiĂšre instance [2] pour relater celle du 21 septembre. Tant l’entĂȘtement dans le dĂ©ni, le rejet de la faute des uns sur les autres, le rabĂąchage d’arguments techniquement faux se sont rĂ©pĂ©tĂ©s. Dans les mĂȘmes termes. Sur le mĂȘme ton. Leitmotiv dĂ©sespĂ©rant. La mĂ©thode CouĂ© en guise de dĂ©fense.

À la barre, Maurice Lombard. Le reprĂ©sentant lĂ©gal de Cristal Union. L’entreprise comparaĂźt en tant que personne morale. Pour un directeur industriel – d’un groupe qui comporte une dizaine d’usines employant au total prĂšs de 2 000 salariĂ©s, Maurice Lombard est balbutiant, confus, hĂ©sitant. Mais il campe sur ses positions. À son sens, Cristal Union est un parangon de sĂ©curitĂ© – six ouvriers sont pourtant morts dans ses usines entre 2010 et 2019.

Le plan de prĂ©vention ne mentionne pas le terme « ensevelissement Â», cause de la mort de Vincent et Arthur ? Tout le monde sait qu’un silo encore empli de plus de 5 000 tonnes de sucre prĂ©sente des risques d’ensevelissement, voyons. Pourquoi faire redondance et Ă©crire cette Ă©vidence ? En revanche, le tout premier risque mentionnĂ© sur ledit plan de prĂ©vention est « la pollution du produit Â». La prioritĂ© est clairement Ă©tablie. Le sucre fait l’objet de beaucoup plus d’attention que les travailleurs qui viennent y piocher.

Les cordistes n’ont pas pu entrer par la porte des 7 mĂštres, en bas du silo, parce que le niveau de sucre Ă©tait anormalement haut ? Ce n’est pas un problĂšme. RĂ©pondant Ă  la prĂ©sidente de la cour, Maurice Lombard en est sĂ»r, l’accident serait arrivĂ© mĂȘme si les cordistes avaient pu accĂ©der au fond du silo par cette porte des 7 mĂštres et donc travailler sur une masse rĂ©duite de matiĂšre.

Selon Me Jean NĂ©ret, avocat de Cristal Union, la hauteur de sucre n’influe aucunement sur le travail Ă  fournir, ni sur les risques prĂ©sents : « Il suffisait de dĂ©siler [vider le silo] comme d’habitude selon la mĂ©thode des portions de camembert, sauf que lĂ , les portions Ă©taient plus hautes. Et aprĂšs  ? Â» Et aprĂšs ? Faut-il rappeler Ă  Me NĂ©ret que le sucre culminait Ă  15 mĂštres ? C’est la taille d’un immeuble de six Ă©tages ! Effectivement, pas de quoi s’inquiĂ©ter.

« Les cris en guise d’alerte Â»

Michel Mangion, le directeur de la sucrerie au moment des faits (il comparaĂźt en tant que personne physique), vient Ă  son tour Ă  la barre. Cristal Union a refusĂ© que son prestataire Carrard Services fournisse des talkies-walkies aux cordistes descendant au fond du silo ? Pas grave. Ceux-ci n’avaient qu’à hurler Ă  l’attention de la vigie, 40 mĂštres plus haut. À elle de courir au tĂ©lĂ©phone du monte-charge (Ă  condition qu’il soit bloquĂ© au dernier Ă©tage du silo) et d’appeler la responsable des installations qui se trouve dans la cave. Si elle entend la sonnerie Ă  travers le fracas de la machinerie, il lui faudra alors tenter de comprendre le message au milieu du bruit ambiant.

Il a Ă©tĂ© prĂ©cisĂ© au cours de l’audience que le jour de l’accident, entre le moment oĂč les cordistes informent du danger et la fermeture des trappes de vidage, 16 longues minutes se sont Ă©coulĂ©es. Ce dĂ©lai semble satisfaire Michel Mangion. Lui qui prĂ©conise « les cris en guise d’alerte Â».
La question de ces talkies-walkies devait ĂȘtre abordĂ©e lors de l’accueil sĂ©curitĂ© des ouvriers, prĂ©vu Ă  13 h 30. Arthur et Vincent sont morts aux alentours de 11 h 30…

InterrogĂ© par les avocats, Michel Mangion est mis en difficultĂ©. À ce moment, survient un Ă©pisode surrĂ©aliste. Maurice Lombard se lĂšve sans gĂȘne du banc des prĂ©venus et vient Ă  la barre au secours de son subordonnĂ©. Prend la parole, explique. La cour laisse faire. Les choses mises au point, Maurice Lombard retourne s’asseoir. Cette libertĂ© est rĂ©vĂ©latrice. Les gens de Cristal Union, pachyderme de l’agro-industrie dans la rĂ©gion, s’affranchissent des rĂšgles en vigueur pour le commun des mortels dans l’enceinte du palais de justice. Pourquoi dĂšs lors se soumettraient-ils aux lois applicables Ă  tout un chacun ?

Rien de nouveau sous le soleil rémois. Cristal Union, imbue de ses milliards, étale sa suffisance. Rejette la faute sur son prestataire Carrard Services. Qui lui rend la pareille. Le déni de responsabilité est total.

« PrĂ©judice commercial Â»


Me Maria-Claudette Aulon-Ponton, qui reprĂ©sente le SFETH, le Syndicat français des entreprises de travaux en hauteur, est prĂ©sente. Mais ne participe pas aux dĂ©bats. Ne pose pas une seule question aux prĂ©venus, ni aux tĂ©moins. Le syndicat regroupe 43 des 600 entreprises de travaux sur cordes en France. Les plus importantes. En termes de chiffre d’affaires, s’entend. C’est un peu le Medef de la corde. D’ailleurs, il y est affiliĂ©. Pas de hasard.

Le SFETH cherche Ă  se constituer partie civile. Comme en premiĂšre instance, oĂč sa demande avait Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©e irrecevable Ă  l’énoncĂ© du jugement. Heureusement. Quel est le prĂ©judice subi par un groupement d’entreprises millionnaires Ă  l’occasion de la mort de deux travailleurs payĂ©s Ă  peine au-dessus du Smic ?

La plaidoirie de l’avocate, seul moment oĂč elle s’animera, donne la pleine mesure des revendications de son client : « La concurrence dĂ©loyale des entreprises comme Carrard Services nuit Ă  la rĂ©putation et Ă  la confiance tant des donneurs d’ordres que de l’Inspection du travail qui est devenue extrĂȘmement mĂ©fiante sur ce type de travaux, du fait des actions et des pratiques qui sont aujourd’hui trĂšs clairement exposĂ©es. Â» Ah, le bon vieux temps de l’opacitĂ©…

« Il y a eu beaucoup d’articles de presse lors de l’audience en premiĂšre instance. On a beaucoup parlĂ© des travaux sur cordes. Â» Sous-entendu : des articles pas Ă  la gloire de ce mĂ©tier-passion, hors-norme (hors lĂ©gislation ?), qui fait rĂȘver tout ĂȘtre normalement constituĂ©.

Au cƓur d’un procĂšs traitant de la mort atroce de deux jeunes hommes, devant les souffrances endurĂ©es par leurs proches pendant prĂšs de dix ans en l’absence de rĂ©ponse de la justice, l’avocate des patrons de la corde vient parler rĂ©putation, concurrence, « prĂ©judice commercial Â». Business, en un mot. Me Aulon-Ponton ne tiendra aucun propos sur le fond de l’affaire. N’aura aucune parole Ă  l’adresse des victimes et de leur famille. Elle rĂ©clame, au nom des prĂ©judices subis par son client, 105 000 â‚Ź de dommages et intĂ©rĂȘts.

« Corde tendue ! Â»

La seule diffĂ©rence notable avec l’audience de premiĂšre instance, c’est la prĂ©sence de Julien Rivollet, citĂ© en tant que tĂ©moin par les parties civiles. Il est cordiste, formateur, membre et prĂ©sident de jurys d’examen. C’est l’un des professionnels les plus certifiĂ©s de France. Il a apportĂ© son expertise au groupe de travail sur les interventions en milieu confinĂ©, initiĂ© par le ministĂšre du Travail, la MSA (la SĂ©curitĂ© sociale agricole) et l’Inspection du travail, Ă  la suite du dĂ©cĂšs de Quentin, enseveli en 2017 dans un silo appartenant, lĂ  encore, Ă  Cristal Union.

Pendant prĂšs d’une heure, il explique. Il prĂ©cise. Fait la lumiĂšre sur des zones d’ombre. RĂ©pond aux avocats. À la cour. Ce point de vue technique est prĂ©cieux. Cependant, il ne semble pas Ă©branler la conviction des avocats des prĂ©venus. Surtout pas celle des conseils des entreprises.

Me NĂ©ret, en petite forme, ne plaidera qu’une heure, contre 1 h 45 en premiĂšre instance. Ce qui ne l’empĂȘchera pas de psalmodier son antienne favorite : « corde tendue  ! Â» L’avocat de Cristal Union a utilisĂ© l’expression dix-huit fois en soixante minutes. Soit une fois toutes les trois minutes environ, restant impermĂ©able aux explications de Julien. Ce dernier a pourtant longuement prĂ©cisĂ© que piocher et pelleter le sucre en suspension, au bout d’une corde de 40 mĂštres, est matĂ©riellement impossible. L’élasticitĂ© fait monter et descendre le cordiste comme un yoyo, et le fait accessoirement tourner sur lui-mĂȘme comme une toupie, puisqu’il n’a aucun point d’appui. Arthur et Vincent n’avaient donc d’autre choix que de travailler campĂ©s sur la montagne de sucre. Qu’importe : Me NĂ©ret reproche aux travailleurs de n’avoir pas appliquĂ© une consigne inapplicable. Rejetant ainsi la faute sur les victimes aprĂšs l’avoir rejetĂ©e sur Carrard Services. La boucle est bouclĂ©e.

Me Olivier Bernheim, avocat de Carrard Services, sera fidĂšle au mĂȘme schĂ©ma. Il interroge Julien : « Selon vous, la mentalitĂ© du cordiste est d’ĂȘtre plutĂŽt obĂ©issant aux consignes, ou au contraire il a une certaine idĂ©e de son indĂ©pendance  ? Â» Sous-entendu, l’ouvrier serait un irresponsable ingĂ©rable bafouant les ordres et consignes de ses encadrants pour se mettre dĂ©libĂ©rĂ©ment en danger. La rĂ©ponse de Julien fuse, sans Ă©quivoque : « Le cordiste demande des consignes claires. Â» Mieux que tout autre, lui sait que le mĂ©tier souffre d’un manque de supervision et d’encadrement. Trop souvent, l’ouvrier cordiste est livrĂ© Ă  lui-mĂȘme.

En la matiĂšre, Carrard Services est loin d’ĂȘtre exemplaire. Le document unique d’évaluation des risques (DUER) prĂ©sentĂ© aux enquĂȘteurs n’avait pas Ă©tĂ© mis Ă  jour depuis 2006, soit six ans avant le drame. Ce document n’évoquait Ă  aucun endroit les risques d’enlisement et d’ensevelissement.

Le cynisme de l’entreprise envers les victimes, et donc envers leurs proches assistant Ă  l’audience, atteindra ensuite un sommet d’indĂ©cence. RescapĂ© de l’accident, FrĂ©dĂ©ric Soulier est dans la salle. Il dĂ©crira comment il a vu mourir ses deux collĂšgues. Ces longues minutes d’horreur, de peur, de cris inentendus. Le sentiment d’isolement au fond de ce piĂšge. Il expliquera Ă  son tour l’impossibilitĂ© de travailler en suspension. Il affirmera fermement Ă  la cour qu’il n’était pas au courant que des trappes prĂ©vues pour permettre au sucre de s’écouler Ă©taient ouvertes sous ses pieds. Avocat de Carrard Services, Me Bernheim prĂ©tendra sans ciller, reprenant la fixette de son confrĂšre : « Comme dans tout accident du travail, les victimes ont oubliĂ© les consignes. Elles ont oubliĂ© de travailler sur corde tendue. Â» Puis, dĂ©signant FrĂ©dĂ©ric dans la salle : « Tout comme Monsieur Soulier a oubliĂ© qu’on l’avait informĂ© que des trappes Ă©taient ouvertes. Â» AprĂšs cette affirmation lumineuse d’humanitĂ©, tout commentaire serait vain. Toute insulte inutile.

Pour 1 200 â‚Ź par mois

Comme en premiĂšre instance, les prĂ©venus se dĂ©faussent les uns sur les autres. Petite nouveautĂ© tout de mĂȘme, les avocats des assurances des deux sociĂ©tĂ©s sont prĂ©sents. Il faut savoir que les dommages et intĂ©rĂȘts Ă©ventuels accordĂ©s aux parties civiles seront rĂ©glĂ©s par les assurances. Il ne faudrait pas que ces sommes dues au titre de la rĂ©paration des prĂ©judices subis par toutes ces personnes Ă©plorĂ©es viennent Ă©corner les bilans financiers des entreprises.

Cristal Union, 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires, accable Carrard Services, 60 millions d’euros de chiffre d’affaires, qui le lui rend bien. Puis les deux boĂźtes fondent comme un seul vautour sur les dĂ©pouilles d’Arthur et Vincent, les prĂ©tendant fautifs de leur propre mort. Michel Mangion, directeur de la sucrerie de Bazancourt Ă  l’époque, 7 000 â‚Ź net par mois, se joint Ă  la curĂ©e. David Duval, chef d’établissement du sous-traitant, 5 000 â‚Ź net par mois, charge son subalterne, responsable du chantier sur site.

Arthur et Vincent sont descendus sans sourciller au fond de ce silo pour environ 10 â‚Ź brut de l’heure. Soit approximativement 1 200 â‚Ź net par mois. Sans la moindre prime de risque, de pĂ©nibilitĂ© ou de confinement. Maurice Lombard, Michel Mangion et David Duval n’auront aucun mot Ă  l’attention des victimes. Ni Ă  l’attention des familles prĂ©sentes dans la salle. Si la valeur d’un homme se mesure davantage Ă  sa probitĂ© et Ă  son courage qu’à son compte en banque, ceux-lĂ  ne sont assurĂ©ment pas dignes d’estime.

« Une peine de tristesse Ă  perpĂ©tuitĂ© Â»

L’estime est Ă  porter au crĂ©dit de la maman de Vincent. Grave et droite, elle s’exprime Ă  la barre en quelques mots clairs et lourds de sens : « Je m’appelle Chantal Dequin, je suis toujours la maman de Vincent. Cette histoire, c’est celle du pot de terre contre le pot de fer. Mais ces messieurs doivent l’entendre, tant que je serais vivante, je ne les lĂącherai pas. Ils ont Ă©tĂ© condamnĂ©s Ă  six mois de sursis. Moi j’ai pris une peine Ă  perpĂ©tuitĂ© de tristesse. Â»

L’avocate gĂ©nĂ©rale requiert les mĂȘmes peines qu’en premiĂšre instance. Les avocats des prĂ©venus plaident tous sans honte la relaxe.

Il est presque 23 heures. AprĂšs quasi neuf heures d’audience, la prĂ©sidente de la cour met son arrĂȘt en dĂ©libĂ©rĂ©. RĂ©ponse de la justice le 24 novembre. Deux mois de pression supplĂ©mentaires pour les proches. Quelle va ĂȘtre la dĂ©cision de la cour d’appel ?

Au-delĂ , plane la menace du pourvoi en cassation des prĂ©venus. Au lendemain de l’audience, je reçois ce message d’une personne bien renseignĂ©e sur les pratiques locales : « On me dit que Cristal Union ira jusqu’au bout pour ne pas crĂ©er de prĂ©cĂ©dent sur son site et qu’elle essaie d’actionner de nombreux leviers. Â»

Éric Louis *

* Membre fondateur de l’association Cordistes en colĂšre, cordistes solidaires, l’auteur a travaillĂ© dans les mĂȘmes silos que Vincent et Arthur.



- Cet article a Ă©tĂ© publiĂ© dans le numĂ©ro 202 de CQFD, en kiosque du 1er octobre au 5 novembre 2021. Son sommaire peut se dĂ©vorer ici.

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Source: Cqfd-journal.org