Il ne faut

Point en douter

Le commerce est bien genré

Un peu comme pour les jouets

N’importe quel magasin en confirme le fait

Le bleu c’est pour les garçons

Le rose c’est pour les filles

Il n’y a que la séparation qui brille

Dans le commerce, tout est du même ton

Le prix aussi est sexualisé

Le prix aussi est genré

Plus cher pour les filles

Moins cher pour les garçons

Une réalité que le passé étrille

L’Histoire culturelle ramenant à la raison

Car il fut un temps

Certes, il y a bien longtemps

Où le rose

Cela était pour les garçons

Où le bleu

Cela était pour les filles

Par exemple à l’époque des rois

Toujours la coutume et sa loi

Le commerce est genré

La marchandise est sexualisée !

Donc

Toute une mythologie commercialisée

Comme quoi, homme et femme, aucune égalité

Sept pour cent de plus à payer

Pour les produits pour femmes

Que pour les produits hommes, c’est infâme

Dans la société aliénée

Tout est discriminé

Tout est genré

Tout est inégalité

En plus, à ne pas oublier

Un achat sur deux est compulsif

Et donc totalement fictif

L’industrialisation de la séparation

N’est pas la séparation de l’industrialisation

Pas étonnant

Si même l’infidélité est devenue un marché

Il faut d’ailleurs payer pour espérer

Plus que pour une relation, pouvoir trouver

Avec 90 pour cent d’hommes

C’est la dictature culturelle des hormones

10 pour cent de femmes

Pour la bourse, un vrai drame

Le marché de la rencontre

La rencontre du marché !

De l’escroquerie, de la misère

Le désespoir ne fait aucune manière

De toutes choses

Le commerce en fait des roses

Comme une spécialisation de l’inhumanité

De l’inhumanité en spécialisation

Mais, cela dit

Le dire est comme un défi

De la misère affective et sexuelle

Du milieu militant c’est aussi le sel

Là aussi

90 pour cent d’hommes

10 pour cent de femmes

Certes, à la louche, surtout dans les milieux libertaires

J’espère pour eux, que j’exagère

Tout cela

De ma part, sans aucun jugement, aucun pouah

Comme tout ce qui touche au sexe

Que personne ne se vexe

En production de la misère sexuelle

Et donc forcément de la propriété sexuelle

Car de plus, tout est foncièrement culturel

Et il est permis

Comme une loi de guerre, ainsi

Une sorte d’injonction subliminale

Le corps des femmes comme une marchandise, c’est fatal !

Les militaires américains en France

Violant des femmes en toute convenance

Car toute armée d’occupation

Sait s’inventer de bonnes raisons

Et toujours des femmes trouées

Qui d’horribles forfaits doivent avorter

Les allemands en Russie

Les alliés en Allemagne, comme des nazis

Et une liste malheureusement infinie

Des militaires blancs accusant des militaires noirs

Et toutes les maladies vénériennens

Qui pullulaient au sein de l’armée américaine

Prostitution interdite en Amérique

Permise en France, comme salubrité publique

En novembre 1944, la misère sexuelle avait la tactique

Le racisme partout se fait voir

Souvent la population est complice

De la xénophobie ambiante, cette chaude-pisse

Ou alors

Quand la femme est toujours en tort

De coucher avec l’ennemi, la tondre, on se fait fort

20.000 femmes tondues en France

Bourgeoise ou populaire, toute guerre est une démence

Mais des prisonniers français

Avec des allemandes, pour les mêmes faits

Ne subissent aucune remontrance

Toujours une inégalité d’avance

Et les femmes d’aujourd’hui, fausse pertinence

Vachardes et revanchardes qui veulent vengeance

Mais c’est là la seule morale

De toute l’organisation du capital

Viols, pillages, pendaisons

D’innombrables exactions, de toutes façons !

Comme ce qui se passe à Calais

Sous nos yeux, de terribles méfaits

Une Europe si peu accueillante

Pour les hommes et femmes, réfugiés de dictatures évidentes

Et trois coups de matraque sur la tête

Des camps détruits, le fascisme en fête

Mais l’on peut toujours vous imposer

Quelques cages hideuses pour déprimer

Bidonvilles peu améliorés, en format règlementaire

De quoi donner l’idée de se fiche en l’air !

Un fascisme vous chasse

Un autre vous fait vivre dans la crasse

Et c’est une bête immonde qui monte

Dans tous les pays, rien ne la démonte

Il faudrait envoyer tout cela

Par quarante cinq mètres de haut

Comme pour feu ( 1903 – 1973 ) le franquiste Carrero Blanco

Et donc à défaut de feu Francisco Franco

Qui au nazisme sont des jumeaux

9 juin 1944, massacre de Tulle

De cela l’Histoire regorge de bulles !

Ainsi

Une politique de terre brûlée

99 pendus à Tulle pour se venger

7 juin 1944, 40 soldats tués

Mais hélas, Das Reich vint à passer

Un peu

Comme le parti national socialiste français

Qui ose se dire socialiste, pas à cela près

Détruisant tous les acquis sociaux

Du patronat, de toutes façons, c’est le gigolo

Prenant acte, rivalisant avec d’autres partis

Au concours du plus nazi

De nos jours, Henri Lafont et hommes de la Gestapo française

Pourraient parader partout à l’aise

Le retour des gendarmes de Vichy

Pour l’ordre fasciste, ils ont des sympathies

Et puis, la recherche sous contrôle militaire

Le fascisme libéral n’a plus à s’en faire

Pendant ce temps, dans bien des cités

Et pas seulement à Montpelier

Pour beaucoup des logements, de l’insalubrité

Pour souvent six cent euros de loyer, qu’il faut payer

Se battre non pour l’obtention de nouveaux droits

Mais uniquement pour préserver d’anciens droits !

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l’invité sur ” hiway.fr “