Juillet 24, 2021
Par Expansive
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Entre son financement de Daech et son rôle dans le bétonnage de l’environnement, le cimentier Lafarge est un danger pour notre planète et ses habitants écrivent les activistes autrices de cette tribune, qui jugent nécessaire de le « désarmer ».

La presse a révélé la semaine dernière, via le dévoilement d’une note interne de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), que l’État avait connaissance d’un accord financier passé entre le cimentier Lafarge et Daech dès l’été 2014. Alors que l’on s’indigne de part et d’autres à juste titre à ce propos, nous, activistes issu⋅es de divers mouvements et organisations environnementales, estimons nécessaire de creuser un peu le problème et de revenir sur les moyens d’y répondre. En effet, Lafarge ne se contente pas, au vu et au su du gouvernement français, de financer le terrorisme. Lafarge est en guerre contre la planète et ses habitant⋅es. À l’époque de la 6ᵉ extinction de masse, l’industrie du béton est elle-même une arme de destruction massive qu’il convient de démanteler. Nous avons donc commencé à le faire.

Mardi 29 juin dernier, lors de l’action Grand Péril Express, sur le port de Gennevilliers (Ile-de-France), plus de 400 personnes ont occupé simultanément quatre infrastructures majeures alimentant le Grand Paris en béton, dont trois appartenant à Lafarge Holcim. Elles ne se sont pas contentées cette fois de bloquer provisoirement les sites, mais les ont à proprement parler « désarmés ». Diverses actions collectives se sont en effet déployées pour neutraliser les matériaux, inonder ou bétonner des machines, ensabler des réservoirs d’engins… De multiples altérations souvent plus discrètes et créatives ont également été effectuées aux quatre coins des sites. Il s’agissait d’interrompre le redémarrage de la production pendant plusieurs jours après notre départ et de démultiplier le coût financier du blocage. Après deux ans d’actions régulières d’ampleur contre les bétonneurs et vu leur surdité criante face à la détresse et à la colère des jeunes générations, il fallait passer un seuil.

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Source: Expansive.info