Novembre 23, 2021
Par La Bogue
198 visites


CommuniquĂ© de la FSU23 et de la CGT23 pour demander l’éradication des violences faites aux femmes et alerter le gouvernement afin qu’il prenne enfin ses responsabilitĂ©s sur ces questions et qu’il mette en place, enfin, des mesures ambitieuses et concrĂštes contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles dont sont victimes les femmes. Ce communiquĂ© s’inscrit dans la journĂ©e internationale contre les violences faites aux femmes du jeudi 25 novembre 2021.

Une opĂ©ration de tractage est prĂ©vue jeudi 25 novembre Ă  7 h 30 devant le magasin NOZ et devant le lycĂ©e J.-Favard Ă  GuĂ©ret et entre 12 heures et 13 h 30 devant le lycĂ©e Bourdan Ă  GuĂ©ret.

STOP aux violences dont sont victimes les femmes

Le 25 novembre sera une nouvelle fois la journĂ©e internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

Les faits, en France :

1 femme sur 3 déclare avoir été victime de harcÚlement sexuel sur son lieu de travail.

Seuls 3 cas de violence sur 10 sont rapportĂ©s Ă  l’employeur·e.

Dans 40 % des cas, la rĂ©solution s’est faite au dĂ©triment de la victime.

Seulement 40 % des agresseurs prĂ©sumĂ©s ont Ă©tĂ© sanctionnĂ©s.

Nos organisations CGT23 et FSU23 rĂ©affirment leur engagement contre les violences subies tant dans le cadre privĂ© qu’au travail.

Au-delĂ  des mesures du protocole Ă©galitĂ© et du plan d’actions Ă©galitĂ© professionnelle, nos organisations CGT23 et FSU23 exigent que le gouvernement français mette la loi en conformitĂ© avec les recommandations de la convention 190 de l’OIT qu’il a signĂ©e en juin 2019. Il doit doter la lĂ©gislation française de mesures et de moyens ambitieux pour prĂ©venir, contrĂŽler et combattre les violences sexistes et sexuelles au travail.

MalgrĂ© les intentions affichĂ©es, les actions en faveur des femmes, les moyens rĂ©els mis en place sont trĂšs insuffisants. Ils ne permettent pas de faire reculer les violences sexuelles et sexistes dans la sphĂšre professionnelle alors mĂȘme que le harcĂšlement et l’agression au travail concernent une part importante des femmes. L’État doit prendre ses responsabilitĂ©s :

  • en accompagnant et protĂ©geant les victimes de violences sexistes et sexuelles sur leur lieu de travail, et ne pas se contenter de dĂ©placer les victimes, ce qui est vĂ©cu comme une double peine par ces derniĂšres.
  • en Ă©tendant les prĂ©rogatives des inspectrices et des inspecteurs et des mĂ©decins du travail
  • en lançant une campagne de sensibilisation sur ces violences sexistes et sexuelles auprĂšs de toute la population
  • en dĂ©signant de rĂ©fĂ©rent·es violences indĂ©pendant·es de l’employeur·e et dĂ©signé·es par les reprĂ©sentant·es du personnel

La pĂ©riode de pandĂ©mie que nous connaissons depuis bientĂŽt deux ans a montrĂ© combien les femmes travaillent dans des secteurs essentiels mais pourtant trop peu reconnus notamment en terme de rĂ©munĂ©ration. Alors que depuis bientĂŽt deux ans les femmes sont en premiĂšre ligne, il y a, aujourd’hui, urgence Ă  prendre Ă  bras le corps les violences sexuelles et sexistes et mettre en oeuvre des dispositifs contraignants contre toutes les violences faites aux femmes.

Les employeur·es ont un devoir d’exemplaritĂ© de ce point de vue et doivent renforcer l’axe concernant la prĂ©vention et le traitement des violences sexistes et sexuelles afin que la tolĂ©rance zĂ©ro s’applique.

Le gouvernement doit immĂ©diatement mettre en Ɠuvre un grand plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Ensemble, exigeons de notre gouvernement Ă  prendre enfin des mesures ambitieuses et concrĂštes contre les violences sexistes et sexuelles.

A GuĂ©ret, le 22 novembre 2021




Source: Labogue.info