Le 20 septembre seront lancées les enchères sur les fréquences de la 5G (qui de fait sont déjà attribuées à Orange, Bouygues, SFR, Free). La commercialisation ne tardera guère ensuite, en prévision se multiplie déjà l’installation d’antennes (30 % d’antennes supplémentaires en ville, jusqu’à un triplement dans les zones rurales). Or, la 5G, c’est un changement technologique majeur (par rapport aux 3G, 4G), avec des effets néfastes aggravés en matière d’environnement, de santé publique et garantie des libertés publiques. Le 19 septembre, a lieu à Lyon une journée de mobilisation avec manifestation, ateliers et rencontres contre la 5G et le « tout connecté ».

Après celui d’autres pays, le gouvernement français veut accélérer l’installation d’un réseau 5G (5e génération de téléphones portables), sans consultation de la population. Au delà, c’est bien la mise en circulation exponentielle d’objets connectés, de voitures autonomes, etc., le tout s’articulant dans nos quartiers et communes selon le concept de la « ville intelligente et sûre » (smart et safe city). Le pouvoir politique, comme les lobbies économiques, arguent de l’aspect incontournable de cette nouvelle norme, et nient par avance tous ses dangers pourtant constatés par nombre de scientifiques [1]. Ses promoteurs nous annoncent que, par exemple, un médecin européen pourrait opérer à distance un malade africain. Ne vaut-il pas mieux équiper correctement des hôpitaux locaux ? Cela servirait, pour le même coût, à davantage de malades. De fait, ces technologies semblent surtout destinées aux industriels pour leur apporter de nouveaux marchés !

Ce choix sociétal du tout numérique s’inscrit dans la destruction du vivant et de notre environnement. Il va augmenter le brouillard électromagnétique (électro-smog) générateur de problèmes de santé. Or, les normes actuelles [2] ne protègent pas par rapport aux risques encourus. De plus, ces objets nécessitent l’emploi de matériaux rares extraits dans des pays pauvres au mépris des droits humains et dans des conditions d’extrême pollution. Ils rendront obsolètes des produits en état de fonctionnement et vont entraîner une explosion de la consommation d’énergie.

L’usage de ces technologies intensifiera la surveillance de masse et le contrôle des individus par les États et les grandes entreprises : nos faits et gestes seront tracés dans nos domiciles et dans l’espace public, à travers nos déplacements, par les objets connectés, les technologies de surveillance numérique.

La généralisation des algorithmes et des systèmes robotisés est présentée par les industriels et les États comme une promesse de croissance économique et de simplification administrative qui va, en réalité, supprimer massivement des emplois et rendre l’humain esclave de procédures automatisées.

Le tout connecté engendrera un monde où nous serons totalement dépendants et sous contrôle de la technologie pour des pseudo services non indispensables et centrés sur les seuls besoins des entreprises. C’est donc un tournant sociétal majeur qui appelle une mobilisation de grande ampleur pour remettre en cause le déploiement de technologies inutiles et dangereuses.

Qui sommes-nous ?

Nous sommes 59 collectifs et associations relevant du combat écologique, de la protection contre les ondes électromagnétiques, de la techno-critique et de l’opposition aux compteurs communicants.

Nous avons décidé de nous associer dans notre opposition à la 5G et au tout numérique. Nous intervenons pour la plupart dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, mais aussi dans des régions voisines.

Que ferons-nous le 19 septembre 2020 ?

Tout d’abord, nous nous rassemblerons devant le Centre International de la Recherche contre le Cancer (CIRC), puis nous manifesterons jusqu’à la place Bellecour.

Nous pourrons ensuite déambuler dans un village de tentes sur les bords du Rhône qui invite à s’interroger sur la nécessité de “sortir du tout numérique”. Des stands associatifs, mais aussi des ateliers nous permettront d’approfondir certains sujets, de voir les interventions et débats de différentes organisations, dont des collectifs étrangers, mais aussi des musicien.ne.s.

Dans l’après-midi, nous pourrons assister à des tables rondes au Palais de la Mutualité, avec une pléiade d’invité.e.s dont Annie Sasco, chercheuse, Nicolas Bérard, rédacteur au mensuel L’âge de faire et auteur du livre 5G mon amour, Félix Tréguer, membre de La Quadrature du Net…

Enfin, un meeting rassemblera beaucoup des acteurs et actrices de cette journée pour conclure ensemble et appeler à une poursuite de la lutte contre la 5G et le « tout connecté ».

Le programme complet de l’action de Lyon : https://linky-non-merci.info/appel-circ-2020/#programme

Pour participer

> Réserver une place dans un car pour aller à Lyon depuis Saint-Étienne (avec des départs depuis Andrézieux-Bouthéon et Monistrol) : https://www.helloasso.com/associations/liane/evenements/action-stop5g-et-au-tout-numerique-lyon

> Rejoindre l’organisation comme bénévole : https://framadate.org/F6gsvYylsUQxqlac

> Soutenir financièrement la mobilisation : https://www.helloasso.com/associations/liane/evenements/action-stop5g-et-au-tout-numerique-lyon

P.-S.

Pour nous contacter

Stop5gAuRA-Fr chez protonmail.com

Tél. : Sandrine Larizza 06 71 40 37 84

Tél. : Denis Nicolier 06 26 05 21 59

[2Les normes françaises sont des plus laxistes : de 41 à 61 volts/mètre. La résolution 1815 du Conseil de l’Europe (2011) préconise un seuil conforme au principe de précaution ne dépassant par 0,6 volt/mètre, avec objectif à moyen terme de 0,2 volt/mètre.


Article publié le 30 Août 2020 sur Lenumerozero.info