Une fois de plus l’extrême-droite s’en est prise violemment à un militant. Des néo-nazis ont agressé physiquement Yannis Youlountas, militant internationaliste et antifasciste, au Pirée, le 14 juin 2019.

Cette agression s’inscrit dans la trop longue liste de personnes agréssées ou assassinées par des militants d’extrême droite.

 

Des attentats de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, en 2018, dont l’auteur revendiquait ouvertement son affiliation idéologique avec Marine le Pen, à l’assassinat de Walter Lübcke, préfet de la ville de Kassel en Allemagne, par un néo-nazi le 1er juin 2019, l’assassinat de Jo Cox, députée anglaise, en 2016, sans oublier les meurtres de Clément Meric, du rappeur antifasciste Pavlos Fyssas par des milices d’Aube Dorée en Grèce, en 2013, et les noyés de la Deule (Lille) en 2010, il est indéniable que la violence de l’extrême-droite touche indistinctement et très largement des personnes soit du fait de leur engagement politique, syndical ou associatif, soit du fait de leur religion, de leur origine ou de leur orientation sexuelle.

 

La violence physique, les agressions et les assassinats ont toujours fait partie de l’ADN des fascistes, de tous temps, et partout où ils se sont implantés. C’est encore le cas aujourd’hui, partout dans le monde.

 

Cela ne peut que nous alerter encore plus fortement sur le danger réel que représenterait l’arrivée au pouvoir de gouvernements d’extrême droite. En effet, un tel scénario (déjà réel dans plusieurs pays) aurait pour conséquence bien entendu des politiques gouvernementales extrêmement réactionnaires et violentes et libérerait encore plus des forces « parallèles » par le biais de la multiplication de groupes violents qui agiraient en toute impunité et avec la complicité du pouvoir.

 

Les récents résultats des élections européennes confirment malheureusement l’implantation et le développement de l’extrême-droite, que ce soit en France ou dans les autres pays. Le retour au pouvoir de fascistes dans plusieurs pays ne relève plus, comme il y a encore quelques années, de la politique fiction, mais bel et bien d’une réalité pour certains et d’une possibilité concrète pour d’autres. L’augmentation des politiques antisociales et la dégradation généralisée des conditions de vie et de travail, partout en Europe ne font qu’ouvrir la voie à cette possibilité d’accession des fascistes au pouvoir dans un grand nombre de pays.

 

Il n’est pas trop tard pour empêcher cela, et l’ensemble du mouvement social, par ses militant.e.s, ses syndicats, organisations politiques, associations ont une responsabilité majeur en ce sens. L’unité contre le fascisme et pour le progrès social est une des clés dans cet objectif.

 

Nous assurons notre total soutien et notre solidarité à Yannis dans cette épreuve et lui souhaitons un très rapide rétablissement.

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Article publié le 19 Juin 2019 sur Visa-isa.org