Octobre 3, 2021
Par Union Syndicale Solidaires
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Samedi 02 octobre, à l’invitation des organisations kurdes, Solidaires participait à un rassemblement demandant à la cour européenne des droits humains de faire respecter le droit international au sujet des conditions de détention de Abdullah Ocalan, emprisonné en isolement quasi total sur l’île d’Imrali depuis 1999.

La préfecture a tenté de faire annuler puis déplacer le rassemblement, décision cassée au tribunal par un juge des libertés. Le meeting s’est tenu avec de nombreuses prises de parole de soutiens venu.es d’Italie, de grande-Bretagne…

Néanmoins, le campement de tentes que voulait mettre en place les organisations kurdes, forme de sitting pacifique a été interdit. Celles ci ont donc décidé de le mettre en place sur la place Arnold. Sous le regard bienveillant des habitant.es du quartier, dans le calme et la discipline, des dizaines de tentes bleues ont été déployées sur la place. De nombreuses de personnes âgées, de jeunes, et quelques personnes non valides participaient à ce rassemblement.

Après quelques heures, de façon soudaine, les forces de l’ordre ont encerclé le campement. Rapidement, alors que les participant.es étaient assis.es en chantant des slogans, elles et ils ont été violemment attaqué.es, physiquement et avec du gaz lacrymogène. Des personnes ont été traînées à terre, frappées, ont reçu du gaz à courte portée. Les tentes ont été déchirées, les affaires éparpillées et quelques personnes interpellées.

L’Union syndicale Solidaires se tient aux côtés des organisations kurdes face à cette répression d’une grande violence, assure de son soutien les participant.es au rassemblement et souhaite un rétablissement rapide à celles et ceux qui ont été blessées. Une fois de plus, l’état français a choisi la répression face à la juste lutte des peuples pour leur liberté. Ensemble nous vaincrons.

Article publié le 3 octobre 2021




Source: Solidaires.org