Avril 20, 2021
Par Dijoncter
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CommuniquĂ© de l’Union Syndicale Solidaires 21 Ă  propos de l’expulsion des Jardins de l’Engrenage.

Alors que la crise sanitaire est difficile Ă  vivre pour toutes et tous, un besoin d’Ailleurs s’exprime avec ardeur. Cet Ailleurs peut se trouver loin comme prĂšs de chez soi, il peut ĂȘtre un jardin ou une chose partagĂ©e, parfois les deux.

C’est exactement ce qu’est le lieu Populaire des « Jardins de l’Engrenage Â», Ă  Dijon. Un Ailleurs oĂč se croisent des voisin.e.s, des maraicher.e.s ou des promeneurs.euses venant flĂąner et respirer. En ce printemps de confinement, des lĂ©gumes et des fleurs qui poussent sont un paysage plus rĂ©jouissant que des bulldozers et des murs de bĂ©ton.

MalgrĂ© cette Ă©vidence, le PrĂ©fet de CĂŽte-d’Or vient ce mardi 20 avril de dĂ©montrer sa capacitĂ© Ă  exercer son pouvoir autoritaire et rĂ©pressif en expulsant, ce jour, les « Jardins de l’Engrenage Â». Cette opĂ©ration policiĂšre s’est dĂ©roulĂ©e dans la violence avec l’usage massif de gaz lacrymogĂšne, des arrestations et le saccage des terres maraichĂšres. Le prĂ©fet est mĂȘme allĂ© jusqu’à faire retirer la terre des sols en l’évacuant par camion. Un vĂ©ritable scandale Ă©cologique.

Une fois de plus, la force publique dĂ©montre sa capacitĂ© Ă  servir les intĂ©rĂȘts financiers des promoteurs immobiliers, plutĂŽt qu’à Ɠuvrer Ă  la prĂ©servation des terres et la crĂ©ation de lieu de cohĂ©sion. Le pouvoir autoritaire prouve une nouvelle fois son immense peur face Ă  des personnes qui s’organisent, construisent et fĂ©dĂšrent.

L’Union Syndicale Solidaires 21 apporte son immense soutien aux membres des « Jardins de l’Engrenage Â» et Ă  toutes celles et ceux qui luttent contre la bĂ©tonisation des terres Ă  Dijon et ailleurs. Nous exigeons l’arrĂȘt des poursuites contre les personnes interpellĂ©es.

Par ailleurs, cette solidaritĂ© doit s’exprimer dĂšs les manifestations du vendredi 23 avril et du samedi 1er mai qui se dĂ©rouleront sur Dijon.

Nous voulons un autre avenir.

« Depuis longtemps, l’économie nous a sĂ©paré·es de la terre pour en faire un marchĂ©. Erreur fatale qui nous mĂšne droit au dĂ©sastre. La terre n’est pas du capital. C’est le vivant, le paysage et les saisons. C’est le monde que nous habitons en passe d’ĂȘtre englouti par la voracitĂ© extractiviste. AprĂšs avoir enclos et privatisĂ© les communs, le marchĂ© capitaliste et ses institutions prĂ©cipitent aujourd’hui le ravage de la biodiversitĂ©, le bouleversement climatique et l’atomisation sociale.  Â» Extrait de « l’Appel des soulĂšvements des terres Â»




Source: Dijoncter.info