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En juin, les groupes UCL d’Orléans, Lyon, Grenoble et Grand-Paris sud ont accueilli un groupe de hip-hop sud-africain anarchiste, Soundz of the South. Le col­lectif, qui existe depuis 2008, veut contribuer à la « construction ­d’une contre-culture ouvrière internationale anti-autoritaire, anticapitaliste, antiraciste et antisexiste ».

En effet, la fin de l’apartheid n’a pas mis fin au capitalisme, ni à la violence pour maintenir l’exploitation du prolétariat noir par une bourgeoisie désormais multicolore. Au fil de leurs albums, Freedom Warriors (vol. 1, 2, 3 et 4), ils et elles évoquent par exemple les grèves d’ouvriers agricoles du Cap, l’assassinat policier d’Andries Tatane, un militant d’extrême gauche, en 2011, et bien sûr le massacre de Marikana, en 2012, durant lequel 34 mineurs en grève furent mitraillés par la police.

Débarqués de Hambourg le 11 juin à Paris, les quatre musiciens ont gagné les locaux fédéraux de l’UCL à Paris 19e, avant de filer à la manifestation Antiracisme solidarité, non loin de là.

Ils et elles ont ensuite pris la route pour Orléans, Lyon et ­Grenoble avant de revenir jouer au ­Dissident club, à Paris 9e. Une minitournée un peu improvisée, mais enthousiasmante.

Avec des collègues kényans et zimbabwéens, Soudz of the South a déjà fait des tournées en Afrique dans le cadre d’une « Afrikan hip hop Caravan ». Leur venue en Allemagne en juin les a motivé.es pour faire un crochet par la France.





Source: Unioncommunistelibertaire.org