Selon les rapports du Comité des enseignants soudanais, les écoles à travers le Soudan ont largement répondu à l’appel à la grève qui réclame une augmentation du salaire minimum et l’abolition d’une structure salariale injuste. Les enseignants et autres personnels scolaires ont débrayé la semaine dernière, puis à nouveau les 14 et 15 mars dans le cadre de ce conflit national.

Le STC a déclaré : « Les rapports reçus des comités de terrain dans les localités de l’État de Khartoum et dans toutes les villes et campagnes des États du Soudan font état d’une réponse sans précédent à l’appel à la grève, puisque la grève a touché les villes, les villages et les zones rurales. Selon les premiers rapports reçus, nous affirmons le succès écrasant de la grève le premier jour, avec un taux de pas moins de 99% dans les États, et même dans un certain nombre de localités de l’État de Khartoum, le taux de grévistes a atteint 100%. »

Alors que les enseignants et les travailleurs de l’enseignement public ont débrayé pour obtenir une justice salariale, les écoliers ont manifesté leur solidarité avec la grève.

Les autorités ont répondu par une répression brutale dans certaines régions. Des militants du STC ont déclaré à Middle East Solidarity : « L’arrestation d’un certain nombre d’enseignants de l’école secondaire pour garçons de Nyala a eu lieu le lundi 14 mars 2022, à 9 heures 30. Parmi eux se trouvent le directeur de l’école, M. Omar Muhammad Muhammad Mustafa, M. Adel Abdul Rahman Adam et M. Muhammad Hamdallah. Ils ont été battus et insultés par les forces de sécurité dirigée par un lieutenant depuis l’intérieur de l’école, la situation est hors de contrôle ! »

Les forces de sécurité ont attaqué des enseignants en grève et ont aspergé les élèves des écoles primaires de gaz lacrymogènes à Atbara, selon la vidéo d’un enseignant vue par Middle East Solidarity. L’enseignant a déclaré : « Des grenades lacrymogènes ont été lancées sur l’école primaire de filles Zat Alnitagain dans la ville d’Atbara. Les filles paniquaient et criaient. Un certain nombre de filles et d’enseignants se sont évanouis et les parents acouraient vers l’école pour voir leurs enfants. »

Le STC affirme que ses membres ne se laisseront pas intimider et les appelle à poursuivre la grève. « Le Comité appelle les masses d’enseignants et de travailleurs de l’éducation publique dans toutes les villes, villages et zones rurales du Soudan à s’unir pour réaliser nos revendications complètes sans prêter attention au langage des promesses, de la pression, de la terreur et des menaces à leur encontre. »

Ce que vous pouvez faire :

Envoyez des messages de protestation aux autorités soudanaises via l’ambassade de votre pays et écrivez à votre section syndicale pour lui demander de faire de même.

Faites un don de solidarité à la STC.

Contactez [email protected] pour plus de détails

Envoyez un message de soutien à la STC via [email protected]

15 mars 2022

Traduction Patrick Le Tréhondat




Source: Laboursolidarity.org