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Ce troisiĂšme « vrai faux confinement Â» peine Ă  freiner la circulation du virus. AprĂšs ses dĂ©nĂ©gations ridicules, le gouvernement a fini, devant l’évidence, par fermer les Ă©coles. Mais pour ce qui est des entreprises, c’est le laisser-faire qui domine. Les personnes, elles, sont de plus en plus sĂ©vĂšrement surveillĂ©es et rĂ©primĂ©es, avec les lois liberticides rĂ©centes (« sĂ©curitĂ© globale Â») ou Ă  venir (« sĂ©paratisme Â»).

La lenteur de la vaccination met en lumiĂšre le schĂ©ma « socialisation des investissements, privatisation des profits Â» que nous subissons. Le dĂ©veloppement de vaccins en un temps record a Ă©tĂ© possible grĂące Ă  des injections massives d’argent public, mĂȘme si le « secret des affaires Â» interdit toute transparence Ă  ce sujet…

Ce qui compte, c’est qu’au final, les brevets sont la propriĂ©tĂ© privĂ©e de groupes capitalistes, empĂȘchant ainsi la libre production des vaccins, crĂ©ant la pĂ©nurie et faisant monter les prix. On voit clairement que ce n’est pas seulement par incompĂ©tence que le gouvernement gesticule, ment et improvise sans parvenir Ă  juguler l’épidĂ©mie. C’est d’abord parce qu’il est tributaire d’un systĂšme.

De la compĂ©tition capitaliste qui a conduit Ă  dĂ©manteler le service public de santĂ©, Ă  dĂ©localiser l’appareil productif, Ă  saper la recherche scientifique au nom du profit Ă  court terme. Et de ce constat, on ne peut que tirer des conclusions rĂ©volutionnaires.

UCL, 25 avril 2021




Source: Unioncommunistelibertaire.org