La crise sanitaire en France a conduit à de grandes difficultés financières pour les nombreux-ses travailleur-ses originaires de la région de Kayes, région dont sont originaires la plus grande partie des immigré-es du Mali, et encore plus quand il ou elles sont sans-papiers.

Le résultat de cette situation en France : misère, situation sanitaire aggravée par le mal logement dans les foyers ou les appartements vétustes et petits, angoisse redoublée pour ceux et celles qui sont sans-papiers. Le résultat au Mali : les transferts d’argents de l’immigration sont plus rares et le confinement lié à l’épidémie pourtant faible localement empêche les activités professionnelles en particulier dans le secteur informel et limite encore les rentrées d’argent pour la population. D’où des manifestations, des émeutes et une répression policière violente avec la mort d’un jeune de 18 ans.

Nous dénonçons :

- le cynisme du gouvernement français qui sait que les immigrés ici fournissent plus d’aide financière que l’aide internationale mais refuse de régulariser les sans-papiers les laissant à la merci des politiques patronales de surexploitation.

- le cynisme de l’Etat malien qui compte sur les immigrés pour nourrir et investir dans une région qu’il laisse à l’abandon, comme cela a été dénoncé lors des Etats généraux des migrations à Kayes en décembre 2019.

Nous exprimons notre solidarité avec les habitant-es et travailleur-euses de Kayes et exigeons l’arrêt de la répression.

Nous exigeons la régularisation de toutes et tous les sans-papiers et un accès aux droits ici dans des conditions décentes de logement et pour la santé, la fermeture des centres de rétention administrative. Nous participerons à la journée de manifestation le 30 mai pour ces exigences.

Article publié le 26 mai 2020


Article publié le 26 Mai 2020 sur Solidaires.org