Octobre 9, 2019
Par CNT AIT Toulouse
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Nous ne vous abandonneront pas dans les sales pattes des institutions judiciaires

Tant que l’un ou l’une d’entre nous sera inculpĂ©(e), nous ne rentrerons pas chez nous !Depuis que nous avons enfilĂ© notre gilet jaune, nous avons participĂ© Ă  des tas d’actions. En prenant et en occupant des centaines de ronds-points et pĂ©ages, notre mouvement s’est, dĂšs les premiĂšres heures, affranchi du cadre de la lĂ©galitĂ©. Avec des dizaines de milliers de personnes , nous nous sommes levĂ©s contre la vie chĂšre et contre la dĂ©gradation de nos conditions d’existence. Et, quelles que soient les formes donnĂ©es aux actions, nous avons eu raison de le faire et de nous battre. Tout comme nos camarades Gilets Jaunes de Narbonne et de Bessan ont eu le courage et la rage de le faire.

Au mois de décembre, au plus fort de la mobilisation des Gilets Jaunes partout

en France, ces deux pĂ©ages de Narbonne et Bessan ont Ă©tĂ© mis hors d’état de marche. Sur ces sites, des locaux de Vinci, des ASF ou un peloton de Gendarmerie ont aussi Ă©tĂ© incendiĂ©s. Pour nous, peu importe de savoir quelle est la main qui a allumĂ© la

mĂšche, ces actions sont celles d’un mouvement social collectif. Et que sont ces quelques dĂ©gĂąts matĂ©riels Ă  cĂŽtĂ© des licenciements, de la prĂ©caritĂ©, des visites d’huissier ou encore de l’endettement qui dĂ©truisent des millions de vies ?

A Bessan comme Ă  Narbonne, ce sont Ă  chaque fois plus de 40 personnes qui ont Ă©tĂ© interpellĂ©es, perquisitionnĂ©es et rĂźfises-en gardĂ©-Ă -vue dans le cadre d’instructions, avec dans les deux cas une quinzaine d’incarcĂ©rations prĂ©ventives Ă  la clĂ©. Une rĂ©pression judiciaire qui montre la peur de l’État face Ă  l’ampleur et la force de la rĂ©volte. Pour la mater, les institutions judiciaires pensent isoler ceux qu’elles inculpent en faisant peur Ă  tous les autres. Ne tombons pas dans le piĂšge d’abandonner celles et ceux qu’elles ont attrapĂ© dans ses filets.

Ces dĂ©gradations, tout comme celle de la prĂ©fecture du Puy en Velay, le saccage de l’Arc de Triomphe ou l’incendie du Fouquet’s Ă  Paris, mais aussi comme la multiplication des blocages, des occupations, des manifestations toutes plus ou moins Ă©meutiĂšres, des attaques de banques ou de permanences de dĂ©putĂ©s : tout ça, partout en France, est l’expression d’une colĂšre collective qui a mis la classe dirigeante sous pression. Ces actions et formes de lutte nous ont Ă  tous donnĂ© de la force et, avouons-le, aussi le sourire. Nous qui encaissons quotidiennement les coups des capitalistes nous avons enfin pu respirer en exprimant notre ras-le-bol.

Alors ne laissons pas les institutions judiciaires et le discours mĂ©diatique isoler du reste du mouvement les camarades accusĂ©s. S’ils touchent Ă  l’un ou Ă  l’une, ils touchent Ă  nous tous ! Les liens de solidaritĂ© tissĂ©s ont Ă©tĂ© une force du mouvement, ils ne doivent pas cesser d’exister aux portes des tribunaux et des prisons.

La coordination rĂ©gionale de dĂ©fense collective des CĂ©vennes, HĂ©rault, Aude et PO (coordregionaledcpoaudeherau !tcevennes [chez] riseup.net)

DĂ©fense Collective CĂ©vennes Garrigue (defcol91[chez] riseup.net )

DĂ©fense Collective HĂ©rault (defensecollective34[chez]riseup.net Le Coll-Actif11 )(soutienincarcerell[chez]gmail.com )

DefCol66le boulou (lebouloudefcol[chez]riseup,net)

AssemblĂ©e des Gilets Jaunes d’AlĂšs

PRÉSENTATION DEF-CO P.O-HERAULT-CEVENNES

Depuis le dĂ©but du mouvement des gilets jaunes, la rĂ©pression n’a cessĂ© de s’intensifier. Que ce soit dans la rue, au commissariat ou au tribunal, l’objectif de L’État est clair : briser les liens de solidaritĂ© et Ă©craser toute contestation. La justice a toujours Ă©tĂ© un instrument au service des riches pour maintenir leurs privilĂšges. Elle nous montre qu’elle sert aussi a mater une rĂ©volte. Mais il n’y a pas de fatalitĂ© . Nous devons l’affronter collectivement et n’abandonner personne entre ses mĂąchoires .

C’est pourquoi nous refusons les stratĂ©gies individuelles de dĂ©fense qui viseraient Ă  se dissocier des autres pour sauver sa peau ou attĂ©nuer sa peine, notre meilleure chance de prendre moins cher sera toujours le rapport de force collectif.

Suite aux rencontres de dĂ©fense collective organisĂ©es a Toulouse les 6 et 7 juillet derniers nous proposons de crĂ©er une coordination rĂ©gionale de dĂ©fense collective pour faire face Ă  la rĂ©pression qui s’étend de la rue aux tribunaux, jusqu’ Ă  la prison.

Un coup contre un ou une d’entre nous est un coup contre tous ! Ne laissons aucun inculpĂ© ou prisonnier isolĂ©.

La coordination régionale de défense collective

coordregionaledcpoaudeheraultcevennes[chez]riseup.net




Source: Cntaittoulouse.lautre.net