Sur les chemins d’Abel Paz, rencontre avec María Antonia Ferrer, Fernando Casal et Marc Tomsin

Au CRAS, 39 rue Gamelin, Toulouse, MĂ©tro Fontaine Lestang

18h30 : Accueil -ApĂ©ro – Auberge espagnole

20h : PrĂ©sentation des livres « Scorpions et figues de Barbarie Â» et « GeografĂ­a de Abel Paz Â»

vers 22h : Projection du film « Diego Â» de FrĂ©dĂ©ric Goldbronn, 40mn, 1999

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Diego Camacho (1921-2009), plus connu sous le nom d’Abel Paz, a rejoint les rangs de la ConfĂ©dĂ©ration nationale du travail (CNT) dĂšs 1935 Ă  Barcelone. Un an plus tard, il participe Ă  la RĂ©volution. Trop jeune pour partir sur le front d’Aragon, il crĂ©e avec des amis un petit journal Le Quichotte del Ideal trĂšs critique par rapport au rĂ©formisme des dirigeants de la CNT. En 1939, il doit s’exiler en France.

Il passe par les camps de concentrations français, rentre en Espagne, se fait arrĂȘter, reste neuf ans en prison. En 1953, il revient se rĂ©fugier en France. Il travaille dans l’imprimerie, participe aux Ă©vĂ©nements de Mai 1968 puis s’inscrit Ă  l’universitĂ© de Vincennes. Il publie en 1972 la premiĂšre biographie de Buenaventura Durruti. En 1977, il retourne Ă  Barcelone oĂč il Ă©crit plusieurs livres.

Ses archives se trouvent au Centre Ascaso-Durruti de Montpellier. Abel Paz est l’auteur de quatre livres de mĂ©moires qui s’arrĂȘtent en 1954.

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Les Ă©ditions Rue des Cascades, animĂ©es par Marc Tomsin, viennent de publier le premier volume des mĂ©moires d’Abel Paz intitulĂ© “Scorpions et figues de Barbarie”.

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« Scorpions et figues de Barbarie : mĂ©moires, 1921-1936 Â» par Abel Paz (prĂ©face de Raoul Vaneigem), Rue des Cascades, 2020. 299 pages. 12 euros.

De leur cĂŽtĂ©, MarĂ­a Antonia Ferrer et Fernando Casal sont les auteur-e-s d’une biographie (en langue espagnole) d’Abel Paz ayant pour titre ” GeografĂ­a de Abel Paz “.

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« GeografĂ­a de Abel Paz : memorias, materiales y cabos sueltos de una « memoria Â» marginada Â» par MarĂ­a Antonia Ferrer et Fernando Casal, Ediciones Libertarias, 528 pages, Madrid, 2019. (RĂșstica). 24,50 euros.

Ces deux livres seront disponibles lors de la soirée.

En fin de soirĂ©e projection du film « Diego Â» de FrĂ©dĂ©ric Goldbronn tournĂ© en 1999 Ă  Barcelone.

Synopsis :

Une nuit, dans l’une de ces bodegas de Barcelone oĂč le vin coule encore du tonneau, un vieil homme, Diego, regarde des photos jaunies. Il nous transmet un peu de ce qui l’a fait vivre, de ce qui nous fait vivre, la croyance en la possibilitĂ© d’un monde meilleur.

FrĂ©dĂ©ric Goldbronn se met avec rigueur au service de cette parole exceptionnelle et signe l’un de ses meilleurs films. Un film sur le travail de la mĂ©moire, qui repose sur un double dispositif : il prend appui sur une iconographie originale de la guerre d’Espagne pour interroger la mĂ©moire de l’un de ses derniers survivants et, en mĂȘme temps, se sert de la mĂ©moire vivante pour questionner la mĂ©moire photographique.

“Ce 19 juillet 1936, j’ai vu des choses merveilleuses, comme ces gens en guenilles, qui attaquaient une banque et en sortaient des caisses pleines de billets, et personne n’en garda un. Et quand quelqu’un disait : “Mais pourquoi brĂ»lez-vous l’argent ? ” ils rĂ©pondaient : “Parce que l’argent est notre malĂ©diction. Il nous a fait pauvres. Si nous supprimons l’argent, lĂ  sera notre grande richesse.”

Diego Camacho, dit Abel Paz, révolutionnaire anarchiste dans les rangs du CNT.

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Article publié le 24 Sep 2020 sur Iaata.info