Soirée anticarcérale #2 – Sur les toits

Au cours de la première moitié des années 1970 en France, les prisonniers déclenchent des mutineries, prennent le contrôle de leurs prisons, occupent les toits et communiquent leurs revendications en s’adressant à la foule. En 1973, le Groupe d’Information sur les Prisons (GIP) produit le documentaire La prison aussi, que nous avons diffusé à l’occasion de notre première soirée anticarcérale (présentation ici). Pour notre deuxième soirée anticarcérale, nous projetterons le documentaire Sur les toits (2014) qui revient sur cette page minorisée des luttes politiques. On mettra également à disposition du matériel d’écriture pour un envoi collectif de courriers à un jeune prisonnier anarchiste biélorusse.

Programme

18h – Écriture aux détenu.e.s

La peine de prison ne se limite pas à une entrave à la liberté d’aller et de venir : elle dépersonnalise et désocialise les personnes qui la subissent, elle prive de relations sociales importantes et impose des conditions de vie indignes. Dans les prisons françaises, le taux de suicide est 6 fois plus élevé que dans la population générale. L’écriture est une façon accessible de briser l’isolement carcéral, de montrer que, dehors, nous sommes solidaires. Pour cette soirée, nous vous proposons de venir écrire des messages de solidarité sur des cartes postales et des affiches qui seront envoyées au prisonnier Mikita Yemelyanau, jeune anarchiste qui vient d’être condamné à 7 ans de prison [1]. Nous mettrons à disposition du matériel d’écriture.

19h30 – Projection Sur les toits (2014)

Que s’est-il passé dans les prisons françaises entre septembre 1971 et la fin de l’année 1972 ? Pour la première fois les prisonniers déclenchent des révoltes collectives, prennent le contrôle de leurs prisons, occupent les toits et communiquent leurs revendications en s’adressant à la foule. 40 ans plus tard, le documentaire Sur les toits revient sur cette page méconnue de l’histoire des luttes sociales. Avec le témoignage des personnes qui ont vécu, déclenché, réprimé et défendu ces révoltes : les mutins de la prison de Nancy, un ancien maton de la prison de Toul, le ténor du barreau maître Henri Leclerc, le sociologue et co-fondateur du GIP Daniel Defert, et l’ancien détenu, écrivain et militant anarchiste Serge Livrozet. Bande annonce ici

21h – Discussion

Partant du documentaire, nous vous proposons d’échanger autour de la prison et des luttes anticarcérales.

En fil continu – Snacks

Un buffet végétarien sera proposé, avec du thé, du café et des jus de fruits. N’hésitez pas à apporter également de quoi régaler tout le monde !


Article publié le 24 Fév 2020 sur Paris-luttes.info