A l’approche de la rentrée, nous revenons sur le glorieux « projet de société » qu’est le Service national Universel (ou SNU) pour faire un bilan de son expérimentation lors du mois de juin et évoquer son avenir.

SNU ? Description au garde-à-vous

Nous en avions déjà parlé brièvement dans un autre article mais il convient de rappeler les « temps forts » de ce merveilleux outil de « brassage social ».

Grossièrement, le SNU c’est le retour du service militaire mais cette affirmation ne doit pas être dite car « il n’y a pas de maniement des armes », pour le moment. Alors pour le décrire, on évoquera ses « temps forts » que sont : la levée des couleurs, hymne, parcours du combattant, réveil nocturne, vie en maisonnée, cours sur la défense nationale, self-defense… Rompez !

JPEG - 101.5 ko

Bilan : marche ou crève ?

Pour ce bilan, nous nous voyons dans l’obligation de commencer par les malaises à répétition dans les différents lieux « d’expérimentation du SNU ». Le plus symbolique est bien évidemment celui d’Evreux où 29 jeunes, immobiles comme des poteaux en plein soleil, sont « tombés dans les pommes » lors d’une cérémonie pour l’Appel du Général de G.

Mais les malaises d’Evreux ne sont pas les seuls recensés, bien au contraire. De multiples remontées du terrain mettent en exergue de nombreux malaises à la suite d’activités physiques trop intenses, des journées très longues pour des organismes en croissance (parfois de 05h30 à 23h30 !) mais aussi une alimentation pas assez nourrissante.

Dans ce bilan non-exhaustif – cela mériterait d’écrire un livre, nous pouvons aussi évoquer des punitions physiques (notamment des pompes, cf photo) pour des mains dans les poches et des exclusions pour différents motifs (comme rébellion et bagarre). Ces exclusions posent grandement question si le SNU se généralise car celui-ci étant obligatoire et donneur de droits, les exclu·es ne pourront donc pas se présenter au baccalauréat ou bien encore passer le permis de conduire.


Article publié le 30 Août 2019 sur Rebellyon.info