En effet, si ces derniers sont connus pour s’occuper de travaux en tout genre (vous aurez sûrement vu leur nom apparaître sur nombre de chantiers contribuant à la gentrification accélérée de Marseille), ils sont aussi un des grands ‘gagnants’ et collabos de la politique de la ville visant à étendre considérablement le réseau de caméras.

Dans la nuit du 17 mars précédant le premier jour du confinement, nous avons décidé de leur payer une petite visite de courtoisie à l’un de leurs bureaux en laissant derrière une partie de leur infrastructure électrique en feu. Une semaine plus tard, cette fois en centre ville et en plein confinement, une de leur voiture a également été incendiée.

Ces attaques s’intègrent dans une série de sabotages visant cette entreprise ainsi que d’autres responsables de la propagation de la surveillance à Marseille, notamment un petit nombre d’autres caisses incendiées, et le sabotage de fibre optique et de caméras tout au long de l’année passée.

Alors que les mailles se resserrent davantage en ces temps de folie pandémique et que les tentatives de dépossessions de nos vies se multiplient, essayer de se défaire de la poigne qui nous enserre nous apparaît comme une bouffée d’air frais, une brèche dans cet existant qui nous voudrait docile.

Contre le confinement et la société du contrôle.


Article publié le 04 Avr 2020 sur Mars-infos.org