Depuis l’an dernier l’État expérimente le Service National Universel (SNU). D’ici quelques années Il concernera TOUS les jeunes entre 15 et 16 ans. Rencontre et débat avec l’Observatoire des Armements et le collectif lycéen contre le SNU, samedi 1 février à 15 heures à l’Atelier des Canulars.

En 2020, 40 000 lycéennes et lycéens seront « volontaires » dans tous les départements.

Sa phase OBLIGATOIRE dure un mois dont 15 jours en internat avec un uniforme, un encadrement militaire et civil, le réveil à 6 h 30, le salut au drapeau, le parcours du combattant et déjà des brimades qui rappellent le défunt service militaire.

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LE SNU est pour le moment « volontaire » mais deviendra obligatoire ((2022, 2023 ?) et personne ne pourra y échapper. Sinon, il sera impossible de passer le BAC, le permis de conduire et les concours administratifs.

En cas de refus, c’est donc la mort sociale des réfractaires !

Le SNU c’est le retour en force de l’embrigadement de la jeunesse, de l’apprentissage de l’obéissance aveugle au nom de « l’engagement », de la « citoyenneté », et de la « mixité sociale ». On a rarement vu plus hypocrite.

Il est financé sur le budget de l’Éducation Nationale au détriment des besoins des élèves et des enseignants.

Il permettra aux armées de recruter des personnels plus adaptés à l’idéologie militariste et viriliste.

Durant les périodes « facultatives » ( 3 mois minimum entre 16 et 25 ans), Le SNU permettra de fournir une main d’œuvre quasi gratuite aux associations, aux collectivités, aux administrations et à l’armée. En effet, sur la brochure de propagande pour le SNU, les deux premiers secteurs « d’engagement » cités sont l’armée et la sécurité !

Il habituera à travailler pour rien. Il « apprendra » à se soumettre, à fermer sa gueule et à dire « merci, patron ».

Dans un contexte où les budgets militaires et les ventes d’armes explosent et où les opérations extérieures se multiplient, « En marche » (ou d’autres) rêvent de mettre au pas l’ensemble de la population par la force, la violence, l’embrigadement, la soumission… pour mieux faire accepter les guerres présentes et futures et la violence sociale.

Ce projet c’est « En marche » ou crève.

Nous vous invitons à venir en discuter lycéens, enseignants, parents, jeunes et vieux…

Rencontre et débat avec l’Observatoire des Armements et le collectif lycéen contre le SNU, samedi 1 février à 15 heures

Atelier des Canulars, 91 rue Montesquieu, 69007 Lyon

À bas l’embrigadement ! À bas toutes les armées ! À bas le militarisme !

Table de presse et grignotage prévus

La NINA Lyon

Contact : [email protected]

Tract d’appel

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Une brochure de 2018 de la Libre Pensée assez complète sur la question


Article publié le 27 Jan 2020 sur Rebellyon.info