L’expérience débute ces jours-ci avec, pour cette année, seulement des volontaires. L’avis des 2 000 qui se sont ainsi engagé·es ne sera sans doute pas partagé par les 800 000 à qui, chaque année, ce sera ensuite imposé.

Un collectif rassemblant des organisations associatives, syndicales, politiques et de jeunesse est en cours de création. Ensemble, nous voulons informer largement sur les dangers du SNU, pour faire grandir l’opposition à cette opération de soumission de la jeunesse, de remise en cause des droits des travailleurs et travailleuses remplacé·es par ces jeunes sans droit, et qui va occasionner des dépenses considérables qui ne vont pas à l’éducation et renforcer la militarisation de la société.

Les précisions apportées tout récemment par le Secrétait d’Etat Attal (dans un article du Parisien), méritent d’être connues :

« Tous les matins, ils se lèveront à 7 heures et participeront à 8 heures à une cérémonie de lever des couleurs, avec le salut au drapeau et la Marseillaise. »

« Y aura-t-il un parcours d’obstacle ? Les appelés du SNU ramperont-ils dans la boue ? Oui. Dans chacun des départements, il y aura une expérience qu’on peut rapprocher de la préparation militaire, mais sans maniement des armes. Dans les Ardennes, par exemple, les appelés feront un parcours du combattant sur la base militaire. En Guyane, les jeunes partiront en Raid commando dans la jungle pendant deux jours, avec un bivouac. »

On nous dit : Il faut que les jeunes s’engagent. Mais c’est déjà le cas !

Ils et elles s’engagent pour lutter contre le racisme, pour que cesse la destruction de la terre, pour le droit à étudier, pour une autre répartition des richesses, pour le droit au logement, pour l’égalité des droits et contre les discriminations, etc.

Ce n’est pas à l’État de les forcer à s’engager ! Non au SNU !


Article publié le 24 Juin 2019 sur Alternativelibertaire.org