Novembre 10, 2020
Par La Rotative (Tours)
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Depuis le 29 octobre dernier et au minimum jusqu’au 1er décembre, la population française se retrouve de nouveau dans une situation de confinement. Ce second confinement, nous l’espérons, devrait causer moins de problèmes dans le monde paysan que le premier : les paysan.ne.s ont appris et ont su s’adapter suite au premier épisode et la période d’automne est plus calme que celle du printemps pour de nombreuses productions.

Néanmoins la Confédération Paysanne 37 reste mobilisée et vigilante afin de s’assurer que chaque paysan.ne puisse continuer à faire son travail dans de bonnes conditions et à vendre sa production. Nous demandons à tou.te.s les producteur.rice.s de ne pas rester isolées face à d’éventuelles difficultés et à nous faire remonter leurs problématiques. Nous nous engageons de notre côté à transmettre des informations claires (site internet, feuille d’information…), à être présent pour répondre aux sollicitations et à continuer notre lutte syndicale pour défendre, dans cette période, les droits des paysan.ne.s.

Nous sommes satisfaits de voir que le gouvernement n’a pas répété les erreurs du premier confinement en laissant les marchés ouverts. Nous souhaitons réaffirmer ici l’importance des circuits courts pour notre alimentation et pour les revenus des paysan.ne.s. Nous ne pourrons donc accepter que des marchés soient fermés alors même que le manque de certains débouchés, les restaurants notamment, complique déjà la vente de certains produits.

Malheureusement nous sommes obligés de constater qu’une fois encore les grandes surfaces et les plateformes de distributions ont été privilégiées au détriment des commerces de proximité. Alors que les risques sanitaires ne sont pas plus élevés dans les petits commerces, cette décision désastreuse est la preuve que le gouvernement continue sa politique d’injustice sociale : aider les grandes entreprises à réaliser des bénéfices records tout en empêchant les plus petits d’exercer leur activité.

Ces actes sont d’ailleurs en contradiction complète avec les nombreux discours sur la relocalisation et les circuits-courts. Il est évident que si nous voulons une société plus résiliente, plus juste et plus durable c’est dans le sens contraire que nous devrions aller en favorisant un modèle de paysan.ne.s et de petits commerces nombreux, divers dans leurs fonctionnements et dans leurs productions, implanté.e.s sur leurs territoire et proche des consommateur.rice.s. Nous appelons donc les habitant.e.s d’Indre-et-Loire a faire des choix de consommation capables de soutenir les commerces (dès leur ré-ouverture) et les paysan.ne.s déjà engagé.e.s dans cette direction.

Enfin les exigences sanitaires du moment ne doivent pas stériliser le débat démocratique. La transition écologique, nécessaire si nous voulons espérer nous éloigner de la période des crises successives, demande de nombreuses discussions et débats sur les moyens et sur les méthodes à mettre en œuvre.




Source: Larotative.info