Dans son enquête, Médiapart révèle un système de collusion entre La Provence et Martine Vassal, mis en place par Jean-Christophe Serfati, PDG du quotidien, et Franz-Olivier Giesbert, directeur éditorial. Tous deux introduits dans le quotidien en 2017 par Bernard Tapie… Le premier est par ailleurs un ami de Marc Jolibois, directeur de cabinet de Martine Vassal au département, et le second est un « intime de Jean-Claude Gaudin ».

En 2018, La Provence a reçu 1 049 668 euros du département (présidé par Vassal) et 163 465 euros de la métropole Aix-Marseille-Provence (présidée par Gaudin puis Vassal). Questionnée si le département subventionnait d’autres médias Vassal a préféré la jouer humble et décliner de répondre.

Et tout cet argent porte ces fruits ! En plus des petites combines tel qu’être nommée marraine du tour cyclique de La Provence et de bénéficier d’un article lèche botte au possible, les deux crapules ont a cœur de défendre Vassal dès qu’un scandale éclate.

  • En 2017 lors du scandale du marché de l’eau, alors que Vassal est placé en garde à vue et Gaudin est entendu par le Parquet national financier, la rédaction de la Provence consacre une enquête à l’affaire. Trois jours plus tard, Giesbert se fend d’un éditorial« Pour en finir avec la présomption de culpabilité » pour les disculper.
  • En juillet 2019, Giesbert toujours ose encore glorifier le bilan de Gaudin, qui serait selon lui « en voie d’être statufié de son vivant » ! Puis liste les candidat.es potentiel.les à la mairie pour les torpiller toustes, en particulier Bruno Gille, l’autre candidat LR, avant d’encenser Martine Vassal.
  • Le 5 novembre 2019, le dossier de La Provence sur les effondrements est critique de l’ère Gaudin, rebelote le 9 avec la couverture du « rapport accablant » de la chambre régionale des comptes. Conséquence, Serfati a anooncé que« les deux directeurs de la rédaction étaient rétrogradés, et qu’un nouveau directeur des rédactions était promu – un nouveau responsable réputé plus malléable. »

La Provence reçoit par ailleurs d’autres subventions du secteur publique : de la Française des jeux, de l’université Aix-Marseille, de BPI France…

Toutes les infos dans l’article de Médiapart.


Article publié le 21 Nov 2019 sur Mars-infos.org