Réagissant aux avancées du mouvement féministe, l’antiféminisme masculiniste a su développer un répertoire tactique et stratégique qui va bien au-delà des actions directes qui les ont faits connaitre, notamment lors du « printemps des pères » en 2013 en France.

Au cours de cet atelier, nous verrons ce qu’est le masculinisme comme forme d’antiféminisme, ainsi que les tactiques observées au Québec, qui trouvent aussi écho en Suisse. Entre le meurtre de femmes au nom de l’antiféminisme et le lobbying auprès des élu·e·s, l’enquête qu’a menée Mélissa Blais a permis d’identifier divers moyens mis en œuvre pour nuire aux féministes, parmi lesquels certains procédés rhétoriques et la cooptation d’organisations, qui feront l’objet d’une discussion approfondie.

Mélissa Blais est professeure associée à l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) de l’Université du Québec à Montréal. Elle complète actuellement un postdoctorat sur les effets de la peur sur les mouvements féministes québécois et suisse romand à l’Institut national d’études de la citoyenneté de l’Université de Genève et au Centre urbanisation, culture et société de l’Institut national de la recherche scientifique (Montréal). Parmi ses diverses publications, on compte la codirection de Antiféminismes et masculinismes d’hier et d’aujourd’hui, publié au PUF.

Jeudi 23 mai 2019, 18h30

à l’espace autogéré de Lausanne (César-Roux 30)

suivi d’une bouffe prix libre vers 20h


Article publié le 20 Mai 2019 sur Renverse.co