Janvier 12, 2021
Par Dijoncter
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En juin, Valérie Bacot risquera la prison à perpetuité pour s’être libérée de 25 ans de violences en tuant son mari.

Valérie Bacot a tué son mari le 13 mars 2016, alors qu’il venait une nouvelle fois de l’obliger à se prostituer avec un client violent. Depuis ses 12 ans, ce type la violait, la frappait, la maintenait sous son emprise et l’obligeait à se prostituer.

Elle dit : « Un jour, pour qu’il ne nous tue pas, je l’ai tué. »

Il n’ y a aucun mal à la croire, puisqu’en France, une femme décède sous les coups de son conjoint tous les 2 jours et demi. Elle dit aussi qu’elle et ses enfants ont prévenu les flics à deux reprises, sans qu’ils ne fassent rien.

En octobre 2017, elle est arrêtée et mise en détention provisoire pour assassinat jusqu’en septembre 2018 où elle est remise en liberté sous contrôle judiciaire. Ses deux fils, et le copain de sa fille, qui l’avaient aidé à enterrer le corps, ont été condamné à 6 mois de prison avec sursis. Valérie risque la prison à perpétuité.

Son procès aura lieu du 21 au 25 juin 2021.

Un comité de soutien s’est monté en novembre 2020 pour aider à faire connaître son histoire, et lutter pour qu’elle ne retourne jamais en prison.

Même si elle a commis un meurtre en tuant son tortionnaire, et compte tenu des vingt-cinq années de souffrance qu’elle a subies et endurées dans l’indifférence générale, c’est sa liberté que nous demandons.

Il faut parler d’elle, raconter son histoire, ne pas l’abandonner à son sort. Pour elle, comme pour toutes ces nombreuses femmes victimes de violences conjugales, nous n’avons que trop tardé – il n’est plus temps de détourner les yeux…




Source: Dijoncter.info