Mars 20, 2020
Par Paris Luttes
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En réponse à l’article ci-dessous, quelques propositions pour faire des soirées militantes et de sociabilisation sans passer par l’alcool ou tout autre palliatif.

Le classique : la soirée jeu de rôle. Partisan.e de Donjon & Dragon, du classique Loup-Garou, ou éventuellement d’un jeu de rôle fait maison : tout est réuni pour passer une bonne – et longue – soirée. Le fait d’incarner un autre personnage peut aider à désinhiber (et donc ne pas recourir à l’alcool ou toute autre forme de drogue).

Plus original : faire une soirée cuisine. Personal favorite : les soirées raviolis (où tu fais tout maison : la pâte à raviolis, la farce, etc.). Avantage : marche très bien pour les petits comités (4-5 personnes), et permet aussi d’être très inclusif pour les personnes végan.es. Inconvénient : demande des skills en cuisine (ou pas, mais c’est à vos risques et périls) et du matos de cuisine. Peut aussi bien marcher avec une soirée crêpes, une soirée raclette (moins vegan friendly cependant)

Après les manifs : projections de nanar. La veille, préparez de la bouffe à l’avance (typiquement pizzas ou des choses qui se congèlent à l’avance ; pour les ami.es vegan, je conseille les ratatouilles en conserve avec un peu de riz) ; après la manif, pour vous vider la tête, regardez ensemble les pires nanars de votre collection. Avantage : si les personnes qui fument sortent pour fumer, ça les fait rater du film : ça peut avoir un effet dissuasif. Inconvénient : peut ne pas toujours permettre de se changer les idées, surtout après des manifs énervées. Bien choisir son nanar à l’avance pour ne pas réactiver de triggers.

Pour les moments de fatigue et d’éducation militante : la sieste auditive. Vous prenez un podcast de votre choix, vous vous réunissez pour l’écouter, si vous avez assez d’énergie pour l’écouter jusqu’au bout, bravo ! vous avez appris quelque chose ; sinon, vous vous reposez et vous faites une bonne sieste. Marche surtout en journée, idéal pour un week-end.

Un petit mot pour conclure : l’idée n’est pas de stigmatiser les personnes qui boivent ou fument dans les milieux militants. Il s’agit plutôt de critiquer l’omniprésence de ces palliatifs dans nos stratégies de care, omniprésence qui amène à des addictions. Créer des espaces et des temps de sociabilisation sans alcool est important non seulement pour ne pas souffrir de dépendance, mais aussi pour développer des espaces de sociabilisation plus ouverts pour les personnes qui par exemple ont des mauvaises expériences avec l’alcool. On peut aussi s’amuser ensemble et sans alcool, se détendre autrement.




Source: Paris-luttes.info