Mi-mars, la maquila Florenzi SA a suspendu les contrats de 210 travailleurs et travailleuses, sans la moindre justification. Le 1er juillet, par un message WattsApp de la direction des Ressources humaines, l’entreprise les a informĂ©s que la fermeture Ă©tait dĂ©finitive. Celles et ceux qui travaillaient lĂ  depuis des annĂ©es, se sont vus volĂ©s leurs derniers salaires non payĂ©s et ont perdu leur emploi. Tout cela, en pleine pandĂ©mie de COVID-19. Depuis dĂ©cembre 2019, la sociĂ©tĂ© avait cessĂ© de payer les AFP (administrateurs de fonds de pension) et l’Institut salvadorien de sĂ©curitĂ© sociale.

Membres du Sindicato General de Costureras (Syndicat gĂ©nĂ©ral des couturiĂšres), lui-mĂȘme adhĂ©rant de la Mesa Sindical de Trabajadoras y Trabajadores de la Maquila, plusieurs femmes ont dĂ©cidĂ© de rĂ©sister, de s’organiser, de prendre les choses en mains. Elles organisent des manifestations et occupent la maquila qui est devenue un lieu de rĂ©sistance et d’expression fĂ©ministes.

La police a dĂ©jĂ  tentĂ© de les expulser. Elles ont rĂ©sistĂ©. De nouvelles menaces d’expulsion existent. Les organisations membres du RĂ©seau syndical international de solidaritĂ© et de luttes soutiennent les travailleuses et travailleurs de la maquila Florenzi dans leur lutte. Nous soutenons l’occupation de la maquila par les femmes qui y travaillaient, la rĂ©appropriation de leur lieu de travail, l’affirmation de leur droit Ă  dĂ©cider elles-mĂȘmes de leur vie.




Source: Laboursolidarity.org