Octobre 24, 2020
Par Rapports De Force
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L’enquĂȘte, les hommages et les rĂ©actions politiques Ă  l’assassinat de l’enseignant Samuel Paty Ă  Conflans-Sainte-Honorine ont occupĂ© l’essentiel de l’actualitĂ© cette semaine. À l’exception de l’aggravation de la crise sanitaire et des nouvelles mesures gouvernementales. Ces deux informations sont donc au cƓur de ce huitiĂšme RĂ©cap Hebdo. Mais pas seulement.

Une semaine aprĂšs le meurtre de Samuel Paty

Ce qu’on sait aujourd’hui

Sept personnes sont actuellement mises en examen dans l’enquĂȘte portant sur la dĂ©capitation de Samuel Paty, ce professeur d’histoire-gĂ©ographie d’un collĂšge de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) assassinĂ© le 16 octobre, aprĂšs avoir montrĂ© lors de ses cours des caricatures de Mahomet. Parmi eux :

  • Brahim C. le pĂšre d’une Ă©lĂšve de 13 ans dont Samuel Paty Ă©tait l’enseignant. Il est l’auteur de plusieurs vidĂ©os diffusĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux demandant l’exclusion du professeur de l’Éducation Nationale pour avoir montrĂ© ces caricatures.
  • Abdelhakim Sefrioui, militant islamiste qui a encouragĂ© Brahim C. dans sa campagne numĂ©rique et l’a mĂȘme accompagnĂ© lors d’un rendez-vous chez la principale du collĂšge le 8 octobre.
  • Trois proches de l’assaillant dont un qui l’aurait transportĂ© jusqu’en rĂ©gion parisienne et un autre qui l’aurait accompagnĂ© acheter le couteau ayant servi pour l’attentat.
  • Enfin, la justice a dĂ©fĂ©rĂ© deux collĂ©giens qui ont dĂ©signĂ© l’enseignant lorsqu’il sortait de l’établissement contre de l’argent offert par le terroriste.

Depuis le dĂ©but de l’enquĂȘte, 9 personnes placĂ©es en garde Ă  vue ont pu sortir. Ils ne sont pas poursuivis pour l’instant. Abdouallakh Anzorov a-t-il agi de sa propre initiative ou sur l’ordre d’une organisation terroriste ? Pour l’heure, il est encore difficile de rĂ©pondre Ă  cette question. On sait qu’il avait Ă©changĂ© des messages avec deux personnes situĂ©es en zone irako-syrienne sans que leur contenu ne soit connu pour l’instant. On sait Ă©galement que Brahim C. a eu des contacts tĂ©lĂ©phoniques avec le terroriste bien qu’il manque encore des Ă©lĂ©ments aux enquĂȘteurs pour avoir une vision globale de leurs Ă©changes.

Durcir le projet de loi sur le séparatisme

AprĂšs l’attentat de Conflans, le prĂ©sident de la RĂ©publique avait demandĂ© aux ministres de la Justice, de l’IntĂ©rieur et de l’Éducation de rĂ©flĂ©chir Ă  des mesures qui pourraient « enrichir ou amĂ©liorer » le projet de loi sur le sĂ©paratisme. C’est chose faite : Jean Castex a annoncĂ© vendredi 23 octobre deux nouvelles dispositions dans le projet de loi contre les sĂ©paratismes : la possibilitĂ© de sanctionner « ceux qui mettent en ligne des informations personnelles » menaçant « la vie d’autrui » et de celle de « pĂ©naliser ceux qui font pression » sur les fonctionnaires. Le projet de loi devrait ĂȘtre prĂ©sentĂ© au conseil des ministres le 9 dĂ©cembre.

Offensive contre les associations

Dans le viseur de l’exĂ©cutif : 51 associations que le ministre de l’IntĂ©rieur GĂ©rald Darmanin qualifie « d’ennemies de la RĂ©publique ». Parmi elles, l’association Ummah Charity, l’ONG Baraka City ou encore le CCIF, collectif contre l’islamophobie en France. Ce dernier a jugĂ© mensongĂšres les accusations du ministre. Le collectif pro-palestinien Cheikh Yassine, auquel appartenait Abdelhakim Sefrioui a Ă©tĂ© dissout en Conseil des ministres mercredi 21 octobre.

Bilan du coup de filet de Darmanin

AprĂšs la vaste opĂ©ration de contrĂŽle annoncĂ©e par l’ÉlysĂ©e en fin de semaine derniĂšre, Jean Castex a annoncĂ© vendredi 23 octobre que « 56 visites domiciliaires sur 123 prĂ©vues » – prĂ©alables Ă  une perquisition – avaient Ă©tĂ© effectuĂ©es au cours de la semaine. En outre, « 1 279 signalements Ă  la plate-forme Pharos, service spĂ©cialisĂ© chargĂ© du recueil des signalements illicites sur Internet, ont permis 27 interpellations », a-t-il ajoutĂ©. Ces contrĂŽles administratifs concernent des personnes dĂ©jĂ  dans les radars des services de renseignement, d’aprĂšs le gouvernement.

Observatoire de la laïcité

Matignon a annoncĂ© mardi 20 octobre vouloir « renouveler » l’Observatoire de la laĂŻcitĂ©. Dans le viseur : son rapporteur gĂ©nĂ©ral Nicolas CadĂšne et son prĂ©sident Jean-Louis Bianco. Ils sont accusĂ©s de ne pas en avoir fait assez pour lutter contre l’islamisme et d’ĂȘtre « les premiers responsables des lĂąchetĂ©s et des compromissions » (notamment par Manuel Valls).

Des « ennemis intĂ©rieurs » de plus en plus nombreux


AprĂšs l’extrĂȘme droite, puis le syndicat policier Synergie officier, ce sont Manuel Valls puis Bernard Cazeneuve qui ont ouvert le bal des accusations en responsabilitĂ©. Le premier trĂšs tĂŽt, dimanche, pendant le rassemblement parisien de recueillement pour Samuel Paty. Le second lundi 19 octobre. Les deux anciens ministres de François Hollande tirant Ă  boulets rouges sur la France Insoumise, Jean-Luc MĂ©lenchon et une partie de la gauche accusĂ©es d’islamo-gauchisme par le premier et de faire « s’affaisser la RĂ©publique » par le second. Depuis, les vannes sont grandes ouvertes, et le nombre de personnes suspectĂ©es d’ĂȘtre des « ennemis intĂ©rieurs Â», des responsables, des complices, ne cesse d’augmenter. AprĂšs la France Insoumise, dans la bouche de plusieurs tĂ©nors du gouvernement, vient le tour de journalistes, notamment ceux du journal Mediapart. Mais aussi d’universitĂ©s oĂč l’islamo-gauchisme ferait des ravages pour Jean-Michel Blanquer, de l’Unef, de Sud Éducation, de la Ligue de l’enseignement, de celle des droits de l’homme. Et jusqu’à l’enseigne Carrefour, coupable aux yeux de GĂ©rald Darmanin de favoriser le communautarisme avec ses rayons halal ou cacher. Rares voix un peu dissonantes dans le camp macroniste, celles d’Éric Dupond-Moretti ou d’AurĂ©lien TachĂ©, dĂ©putĂ© ex-LREM, qui a eu des mots trĂšs durs Ă  propos des dĂ©clarations de membres du gouvernement.

ChoyĂ©s, les enseignants ?

« L’Éducation nationale, notre majoritĂ© l’a particuliĂšrement choyĂ©e, et nous allons continuer de le faire », la dĂ©claration de Jean Castex, moins d’une semaine aprĂšs l’assassinat de Samuel Paty, illustre-t-elle le retour du bon vieux dĂ©ni de rĂ©alitĂ© face Ă  la condition des enseignants en France ? Alors qu’un mouvement de solidaritĂ© nationale a rassemblĂ© des dizaines de milliers de personnes sur les plus grandes places de France Ă  l’appel des organisations syndicales d’enseignants dimanche dernier, alors que Jean-Michel Blanquer a lancĂ©, jeudi 22 octobre, un « Grenelle de l’éducation » afin de mettre davantage les professeurs « au centre de la sociĂ©té », les mauvaises habitudes ont vite repris le dessus. Car les enseignants, qui ont multipliĂ© les mouvements de grĂšves depuis l’arrivĂ©e d’Emmanuel Macron (contre les suppressions de poste, les retraites, la rĂ©forme du bac
) sont loin de se sentir choyĂ©s par le gouvernement. Et ce n’est pas le Grenelle de l’éducation, que Jean-Michel Blanquer remet au goĂ»t du jour depuis une semaine, et ses 400 millions d’euros posĂ©s sur la table pour revaloriser les salaires de prĂšs de 850 000 enseignants qui leur feront dire le contraire.

Crise sanitaire

Le point sur l’épidĂ©mie

La situation se dĂ©grade nettement. La France a dĂ©passĂ© le chiffre record de 41 000 nouveaux cas positifs au coronavirus en 24 h le jeudi 22 octobre. Des contaminations qui touchent Ă©galement de plus en plus les Ehpad. Le nombre de nouveaux clusters Ă©tant lui de 201 ce jour-lĂ . ParallĂšlement, le taux d’incidence pour 100 000 habitants n’a cessĂ© d’augmenter pour dĂ©passer dans de nombreux dĂ©partements et villes le seuil maximal d’alerte fixĂ© Ă  250. Avec des records dĂ©passant parfois les 1000 cas pour 100 000 dans les Hauts-de-France (Lille, Roubaix) ou la rĂ©gion Auvergne-RhĂŽne-Alpes (Saint-Étienne, Grenoble, Lyon). De leur cĂŽtĂ©, les hĂŽpitaux commencent Ă  saturer dans certains dĂ©partements. En cette fin de semaine, 40 % des lits de rĂ©animation sont occupĂ©s par des malades Covid (2319 personnes), et mĂȘme 75 % dans 15 dĂ©partements.

Nouvelles mesures sanitaires

Le couvre-feu est Ă©tendu Ă  54 dĂ©partements, a dĂ©clarĂ© Jean Castex jeudi 22 octobre. La mesure, valable de 21 heures Ă  6 heures pour une durĂ©e d’au moins six semaines, sera appliquĂ©e Ă  partir de vendredi Ă  minuit. DĂ©sormais, 46 millions de personnes sont concernĂ©es. Depuis l’instauration des premiers couvre-feux le 17 octobre dans huit mĂ©tropoles et dans la rĂ©gion Île-de-France, « 32 033 contrĂŽles ont Ă©tĂ© effectuĂ©s, pour 4 777 verbalisations », a Ă©galement prĂ©cisĂ© le Premier ministre.

Les personnes vulnérables à nouveau reconnues vulnérables


Un dĂ©saveu pour le gouvernement. Le 15 octobre, le Conseil d’État a suspendu le dĂ©cret du 29 aoĂ»t qui rĂ©duisait la liste des critĂšres de vulnĂ©rabilitĂ© au Covid-19 donnant accĂšs au chĂŽmage partiel. Ainsi, le diabĂšte, les pathologies chroniques respiratoires et l’obĂ©sitĂ© rejoignent de nouveau les catĂ©gories risquant de « dĂ©velopper une forme grave d’infection au SARS-CoV-2 Â». Et ce tant que le gouvernement n’édicte pas un nouveau dĂ©cret.

Les moins de 25 ans finalement concernĂ©s par l’aide de 150 â‚Ź

Cafouillage et rĂ©tropĂ©dalage. Dimanche, Jean Castex a finalement expliquĂ© dans le JDD que l’aide exceptionnelle de 150 â‚Ź (plus 100 â‚Ź par enfants) attribuĂ©e aux personnes les plus prĂ©caires serait Ă©galement distribuĂ©e aux jeunes. À ceux bĂ©nĂ©ficiant des aides au logement comme aux Ă©tudiants boursiers. Matignon avait pourtant limitĂ© la portĂ©e de cette aide aux seuls bĂ©nĂ©ficiaires du RSA et de l’ASS quelques jours plus tĂŽt. Seuls les 100 â‚Ź par enfant devant ĂȘtre distribuĂ©s aux personnes touchant les APL. Rarement les plus jeunes. Le Premier ministre a fait marche arriĂšre aprĂšs les protestations des associations de lutte contre la prĂ©caritĂ© et au lendemain de la journĂ©e mondiale de refus de la misĂšre du 17 octobre.

Du cÎté des luttes

Mobilisation des Nokia

Les salariĂ©s du Nokia Ă  Lannion Ă©taient en grĂšve lundi 19 octobre contre la suppression de 402 postes sur le site. Une centaine d’entre eux se sont rassemblĂ©s devant les portes de l’usine le matin avant d’aller ensemble dĂ©poser 402 CV Ă  PĂŽle emploi l’aprĂšs-midi. Le lendemain se tenait un nouveau comitĂ© social et Ă©conomique central (CSEC) en rĂ©gion parisienne. Puis, ce vendredi, la direction de Nokia a annoncĂ© rĂ©duire de 250 emplois son plan de licenciement initial calibrĂ© Ă  1233 suppressions de postes. Une partie de ces 250 emplois concernerait la crĂ©ation d’un centre de cybersĂ©curitĂ© Ă  Lannion.

Une prime chez STPI, un sous-traitant de PSA

Cinq jours de grĂšve pour une partie des 200 salariĂ©s de la sociĂ©tĂ© de nettoyage industriel STPI du site sochalien de PSA et un accord mardi 20 octobre. En lieu et place d’une augmentation de salaire de 300 euros, ils ont obtenu une prime du mĂȘme montant, l’avancĂ©e de 5 mois des nĂ©gociations salariales annuelles et le paiement de deux de leurs journĂ©es de grĂšve. Une prime qui sera renouvelĂ©e l’an prochain.

La marche des sans-papiers Ă  Paris

Des milliers de sans-papiers, convergeant de plusieurs marches parties des quatre coins du pays un mois plus tĂŽt, ont manifestĂ© Ă  Paris le samedi 17 octobre. Ils rĂ©clamaient la rĂ©gularisation de tous les sans-papiers, la fermeture des centres de rĂ©tention administrative et un accĂšs au logement. Lire notre article.

Eau, Ă©nergie, dĂ©chets : appel Ă  la grĂšve le 3 novembre

Cinq fĂ©dĂ©rations de la CGT (Ă©nergie, transports, construction, mĂ©tallurgie, services publics) appellent Ă  des arrĂȘts de travail le 3 novembre pour dĂ©fendre l’emploi et les services publics de l’eau, de l’énergie et des services des dĂ©chets. En toile de fond : les manƓuvres dans le dossier Suez, Engie, Veolia. Et au moins un rassemblement Ă  Paris devant le siĂšge d’Engie, suivi d’un dĂ©filĂ© dans le quartier de la dĂ©fense.

Gilets jaunes : Amazon condamnĂ©

Licenciement « sans cause rĂ©elle et sĂ©rieuse Â». C’est le jugement du tribunal prud’homal d’OrlĂ©ans lundi 19 octobre Ă  propos du licenciement d’un salariĂ© d’Amazon le 4 dĂ©cembre 2018. Ce gilet jaune, employĂ© Ă  Saran dans le Loiret, avait appelĂ© sur Facebook Ă  bloquer l’économie et les entrepĂŽts Amazon. C’était le 18 novembre 2018, au lendemain du dĂ©but du mouvement des gilets jaunes.

Des soignantes en grĂšve dorment dans leur Ehpad

La plupart des aides-soignantes d’un Ehpad du Val-de-Marne Ă©taient en grĂšve plusieurs jours consĂ©cutifs pour dĂ©noncer la proposition d’accord de leur direction. Cette derniĂšre souhaite introduire deux heures de pause obligatoire non payĂ©es au milieu du service des soignantes. Pause pendant laquelle elles pourraient intervenir Ă  la demande. La direction invoque des problĂšmes financiers pour justifier sa proposition. Lire notre article.

Licenciements contestĂ©s dans l’informatique

Plusieurs rassemblements devant les sites de l’entreprise informatique ESI ont eu lieu cette semaine Ă  Lyon, Aix-en-Provence et Rungis. En cause 9 « licenciements Ă©conomiques Â», dont ceux d’un dĂ©lĂ©guĂ© syndical et d’une salariĂ©e en congĂ© maternitĂ©, alors que l’entreprise de 320 salariĂ©s en France et 1200 dans le monde, a conservĂ©e toutes ses parts de marchĂ©s pour 2021, selon les dires de sa directrice gĂ©nĂ©rale. Le syndicats dĂ©noncent des licenciements ciblĂ©s.

Protection sociale

Sécurité sociale

Alors que le dĂ©ficit de la SĂ©curitĂ© sociale devrait atteindre 44,4 milliards d’euros en 2020, l’AssemblĂ©e nationale a commencĂ© l’examen du projet de loi de finances de la SĂ©curitĂ© sociale (PLFSS) mardi 20 octobre. MalgrĂ© des dĂ©penses de santĂ© en hausse (+ 6 % pour l’Objectif national de dĂ©penses d’assurance maladie) pour faire face aux dĂ©penses liĂ©es Ă  la crise sanitaire (SĂ©gur de la santĂ©, masques etc.), Ă  la crĂ©ation symbolique d’une cinquiĂšme branche autonomie ou Ă  l’allongement du congĂ© paternitĂ©, des Ă©conomies sont encore prĂ©vues pour les hĂŽpitaux. Et ce, Ă  hauteur de 805 millions d’euros. À ce stade, les dĂ©putĂ©s ont dĂ©jĂ  votĂ© dans la nuit de jeudi Ă  vendredi l’instauration d’un forfait de 18 â‚Ź en remplacement du ticket modĂ©rateur pour les patients dont le passage aux urgences ne dĂ©boucherait pas sur une hospitalisation.

L’UnĂ©dic encaisse la crise sanitaire

Un dĂ©ficit « d’une ampleur inĂ©dite Â», selon les derniĂšres prĂ©visions de l’UnĂ©dic publiĂ©es mercredi 21 octobre. Les comptes de l’assurance chĂŽmage plongeraient de 18,7 milliards d’euros en fin d’annĂ©e au lieu 25,7 milliards prĂ©cĂ©demment pronostiquĂ©s avant l’étĂ©. Mais bien plus que le 0,9 milliard projetĂ©s pour 2020 avant la crise du Covid-19. En cause : le report ou la disparition de nombreuses cotisations sociales cĂŽtĂ© recettes, et cĂŽtĂ© dĂ©penses, l’indemnisation de 420 000 personnes supplĂ©mentaires liĂ©es Ă  la crise Ă©conomique et le financement dĂ©lĂ©guĂ© Ă  l’UnĂ©dic de 8,3 milliards, pour la mesure d’activitĂ© partielle sans cotisations dĂ©cidĂ©e par le gouvernement.

Et aussi

L’IVG toujours plus illĂ©gale en Pologne

DĂ©jĂ  extrĂȘmement restrictive, la loi polonaise a encore rĂ©duit le droit Ă  l’avortement. Au point de le rendre Ă  peu prĂšs totalement interdit. Jeudi 22 octobre, le tribunal constitutionnel a rendu un arrĂȘt rendant inconstitutionnelles les IVG dans le cas d’une « malformation grave et irrĂ©versible Â» du fƓtus et d’une « maladie incurable ou potentiellement mortelle Â». Ces deux motifs reprĂ©sentaient 98 % des 1100 avortements lĂ©gaux pratiquĂ©s l’an dernier. Les seules raisons encore lĂ©gales d’IVG en Pologne sont les cas de viols, d’incestes ou de menaces pour la santĂ© et la vie de la mĂšre.

Chili référendum

Quatorze millions de Chiliens sont appelĂ©s Ă  se prononcer dimanche 25 octobre sur une nouvelle constitution. Celle-ci mettrait fin Ă  la prĂ©cĂ©dente, issue d’un rĂ©fĂ©rendum sous la dictature d’Augusto Pinochet en 1980, qui sacralisait le nĂ©olibĂ©ralisme. Le rĂ©fĂ©rendum Ă  venir est la seule des revendications satisfaites du mouvement populaire commencĂ© en 2019 (lire notre article).

Rapports de force censuré

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Source: Rapportsdeforce.fr