Contrairement au confinement du printemps dernier, le gouvernement l’a promis cette fois-ci nous avons le droit de défiler dans la rue, mais seulement si il y a l’autorisation de la Préfecture, évidemment ! Problème, sur les attestations dérogatoires que l’on nous demande de sortir en cas de contrôle, il n’y a pas de case « je vais en manif’ ». Alors les syndicats pour l’occasion proposent gentillement (naïvement ?) une attestation disant qu’on va à une manifestation. Mais qui veut sortir avec un papier pareil et le présenter à la flicaille ?

Finalement à l’heure dite il n’y a pas de contrôles pour rejoindre la manif, ni dans les rues ni dans le métro. Mais étranges sensations de se retrouver dans un cortège de plusieurs milliers de personnes, à traverser les rues de l’hyper-centre déserté. Les rares « commerces essentiels autorisés » toujours traumatisés par les samedis d’émeutes de l’hiver 2018-2019 ferment tout de même leurs grilles au passage du cortège pourtant bien innofensif. Quelques personnes plus remuantes ont malgré tout laissé des traces de peintures sur les murs où les pubs.

Arrivé au point de dispersion officiel à Jean Jaurès les syndicalistes, très minoritaires dans le cortège, s’eclipsent. Mais le carrefour reste occupé. Une compagnie de CRS ferme la marche, la Nationale se montre aux coins des rues.

Une batucada anime une bonne partie des personnes qui restent là, alors que des petits groupes sont plutôt d’humeur à faire danser les schmits.

Flics casqués, sommations puis lacrymos.

On est vraiment libre de manifester pendant le confinement.




Source: Iaata.info