RDV à partir de 11h, porte Saint Vincent (en face du port), à Vannes, à
l’appel du groupe René Lochu, samedi 26 octobre

Voici le texte qui sera diffusé, prises de paroles publiques (si vous
avez été victime ou témoin de telles violences, n’hésitez pas
l’exprimer)…

@narchas salutations.

http://anars56.over-blog.org/


Violences policières : ni oubli ni pardon

Le 25 octobre cela fait 5 ans que Rémi Fraisse, jeune botaniste de 21
ans, a été tué par une grenade offensive de la gendarmerie sur la ZAD de
Sivens, dans le Tarn.

La mort de Rémi faisait suite à une journée de rassemblement festif
durant laquelle les opposant.e.s à la construction d’un barrage destiné
à l’agriculture intensive protestaient contre la destruction de 48
hectares d’espaces naturels, dont 29 hectares de zone humide.

Depuis, la Justice a déclaré les travaux du barrage illégaux, donnant
raison aux militant.e.s et à Rémi…

Bernard Cazeneuve, alors Ministre de l’Intérieur, déclara qu’il ne
s’agissait pas d’une bavure et les gendarmes bénéficiaient d’un
non-lieu.

La France est le seul pays européen à utiliser des munitions explosives
lors de la répression des manifestations. Des fabricants de telles armes
mutilantes et parfois mortelles destinées à la répression intérieure ont
pignon sur rue en Bretagne ; notamment Redcore à Lanester (avec ces
lanceurs de balles dites de défense (LBD)) et Nobelsport à Pont-de-Buis
(29) pour les grenades.

Les manifestations sociales (de la Loi travail aux gilets jaunes en
passant par les… pompiers !), écologistes et les quartiers populaires
sont les principales cibles de leur usage par la police. Parfois même
les fêtes populaires, comme celle de la musique à Nantes en juin dernier
 ! Tout ce qui dérange le Pouvoir d’une manière ou d’une autre. Cette
utilisation massive a aussi une dimension mercantile : le « maintien de
l’ordre à la française » (méthodes, logistique et… matériel !) est
exporté, même vers des pays peu vertueux en matière de « Droits de
l’Homme »…

L’État s’acharne sur les militant.e.s des luttes contre les projets
écocides et inutiles, comme sur tous les fronts qui représentent une
menace au système capitaliste, bafouant tout ce qui pourrait faire
obstacle au marché, y compris lois et démocratie.

Les militant.e.s sont criminalisé.e.s et les violences policières
banalisées. Au niveau européen, les États s’entraident pour poursuivre
les contestataires. Ainsi, Vincenzo Vecchi, peintre en bâtiment,
militant anticapitaliste et anti-fasciste italien, a été arrêté à
Rochefort en Terre, là où il vit depuis plusieurs années, en août
dernier à la demande de l’État italien (et de son ministre de
l’Intérieur, M. Salvini, d’extrême-droite) pour participation à des
manifestations en 2001 (Gênes) et 2006 (Milan). Il est depuis emprisonné
près de Rennes. Soutien à Vincenzo !

La peur est une arme que le pouvoir agite pour diviser, démobiliser,
annihiler critiques ou questionnements et désactiver toute aspiration à
un monde meilleur…

N’oublions pas Rémi ni les autres ! Ne cédons pas aux intimidations !
Résistance et solidarité.

Groupe libertaire René Lochu, 31 rue Guillaume Le Bartz, 56000 Vannes
mail : groupe.lochu riseup.net Blog : http://anars56.over-blog.org/


Le groupe libertaire René Lochu réunit sur Vannes et alentours, des
femmes et des hommes qui œuvrent pour une société autogestionnaire : non
capitaliste, non autoritaire, non patriarcale ni xénophobe… En un mot
 : égalitaire.

Débats publics, expressions dans la rue et sur le net, implications dans
les luttes sociales, écologistes et antifascistes sont les moyens que
nous nous donnons pour partager et faire vivre nos idées.


Article publié le 18 Oct 2019 sur Rennes-info.org