Novembre 3, 2022
Par Dijoncter
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Le mouvement laisse une vigie face au chantier, exige un moratoire sur les projets de bassines et s’engagera dans une nouvelle action nationale si le gouvernement maintient son passage en force.

Les 29 et 30 octobre, nous nous sommes introduits en masse dans le chantier de la méga-bassine de Sainte-soline en déjouant un nouvelle fois un dispositif policier pléthorique et avons démonté une canalisation destinée à remplir cette bassine. Après ces deux actions qui ont démontré la montée en puissance du mouvement anti-bassines et sa détermination, nous repartons avec des souvenirs éblouissants, des camaraderies renforcées et laissons sur le champ dans lequel s’est déployé le camp, une Outarde canepetière géante ainsi qu’une vigie. Celle-ci servira de tour d’observation autant pour les oiseaux que pour l’avancée du chantier de la bassine de Sainte-Soline. Cette accueillante prairie, foulée par 10 000 personnes, entretenue par un paysan ex-irrigant et désormais opposé aux bassines, pourra servir de nouveau à l’avenir de point d’appui pour des mobilisations. Mais ces actions pourront aussi ressurgir à n’importe quel moment, partout là où des bassines menacent de se construire et d’aggraver la dégradation des cours d’eau et des nappes au profit d’une minorité d’irrigants.

Le large coalition de plus 150 organisations ayant portées la manifestation « pas une bassine de + » exige de nouveau l’arrêt du chantier de Sainte-Soline et un moratoire sur l’ensemble des autres méga-bassines en projet. Le gouvernement, aux abois, agite l’épouvantail grotesque de l’éco-terrorisme mais c’est bien lui qui appuie et finance aujourd’hui des crimes contre l’eau et les terres. S’il persiste à passer en force et à imposer des dispositifs d’accaparement de l’eau pour un modèle agro-industriel toxique, une nouvelle date de mobilisation nationale et de désobéissance civile sera annoncée d’ici 15 jours. Nous montrerons une nouvelle fois s’il le faut que ces dispositifs sont atteignables et qu’au vu de l’urgence climatique, les arrêtés préfectoraux et autres montées de fièvre répressives ne peuvent plus arrêter les défenseurs.euses de l’eau.

Nous appelons à maintenir une solidarité très forte avec nos camarades placé.es en contrôle judiciaire après un premier passage au tribunal aujourd’hui et avec les blessé.es lors de la manifestation de samedi et attendu.es par la police à la sortie de l’hôpital. Nous remercions infiniment toutes celles et ceux qui ont rendu cette nouvelle étape possible, bravé les interdictions pour amener la logistique, les cantines, la fête et les outils de manifestation, qui se sont mis.es en jeu de façon aussi renversante sur les terres rouge de Sainte-Soline. Nous nous retrouverons plus nombreux.ses encore à l’avenir !

No Bassaran !

Bassines Non Merci et les Soulèvements de la Terre.

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Source: Dijoncter.info