Mai 1, 2020
Par La Rotative (Tours)
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Le 10 avril dernier, un habitant de Saint-Pierre-des-Corps a été agressé ; victime d’insultes racistes, homophobes (« Restez là les petits pédés »), de menaces de mort (« Tu vas crever ce soir, sale bougnoule ! ») et blessé lors d’un contrôle policier alors qu’il sortait pour faire un jogging dans la soirée, muni de son attestation et de sa carte d’identité. Il s’agit là de faits graves et inacceptables d’une très grande violence, qui ont entraîné pour le jeune homme cinq jours d’interruption temporaire de travail avec dix jours d’arrêt de travail.

Cet épisode de violence policière fait hélas écho à d’autres, particulièrement dans les quartiers populaires alors que le confinement y entraîne des conditions de vie bien plus difficiles qu’ailleurs. Il accentue la relégation sociale des quartiers populaires causée par les politiques gouvernementales successives et est particulièrement invivable pour les plus pauvres.

En effet, depuis le 17 mars de nombreuses familles ont vu leurs ressources souvent précaires largement diminuées en raison du chômage partiel ou total et leurs dépenses augmenter avec la fermeture de la restauration scolaire, l’augmentation des factures…

De plus le confinement est accompagné d’un arsenal de mesures coercitives et d’une augmentation de la répression. Les demandes de respect du confinement ne doivent pas se faire contre la population mais pour elle et elles ne doivent pas servir de prétexte à en stigmatiser une partie. On peut se demander si les bombes lacrymogènes sont des moyens adaptés pour expliquer l’utilité des mesures de prévention…

Les organisations signataires se regroupent pour faire ensemble savoir que nous n’acceptons pas que de tels faits puissent avoir lieu, estimons que leurs auteurs devraient être condamnés et apportons tout notre soutien au plaignant. Nous estimons nécessaire une enquête indépendante et transparente.

Saint-Pierre-des-Corps, le 29 avril 2020.




Source: Larotative.info