Assemblée générale à la faculté Paul-Valéry, le 27 mars 2018

Hier matin, quatre personnes,
accusées d’avoir cassé les serveurs informatiques de la faculté Paul-Valéry
(Montpellier) lors du mouvement
social contre la loi ORE
, ont été perquisitionnées, arrêtées et placées en
garde à vue. L’une d’entre elles a été libérée hier, sans poursuite. Dans un
communiqué, l’assemblée de Montpellier contre les violences d’Etat et pour les
libertés appelle à un
rassemblement
de soutien aux interpellés devant le commissariat central de
Montpellier (206 rue du Comté de Melgueil, arrêt de tram Voltaire) ce mercredi
6 novembre à 18h :

« Libérez-les tous ! Rendez l’argent ! »

« Ce mardi 5 novembre 2019, quatre personnes ont été
arbitrairement perquisitionnées, interpellées, et placées en garde à vue à
Montpellier. La police leur reproche d’avoir mis hors-service les serveurs
informatiques de la faculté Paul-Valéry de Montpellier, le 11 avril 2018. À
l’époque, les universités se mobilisent contre Parcoursup, la loi ORE de la
ministre Vidal et la sélection sociale à l’université. À Montpellier, la
faculté Paul-Valéry est bloquée pendant deux mois, et les assemblées générales
rassemblent des milliers de personnes. Pour casser la grève, la direction
organise les examens en ligne. Dans la foulée, la salle des serveurs est
sabotée. La ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal monte au
créneau, une enquête est diligentée, des empreintes sont relevées. Le président
de la faculté Patrick Gilli ne cesse de réclamer l’intervention de la police et
fait recours à l’entreprise de sécurité APS SUD, sans marché d’offres ni mise
en concurrence, pour un contrat à 260 000€. Parmi les agents de sécurité
recrutés figure un ancien garde du corps de Macron, introduit par une
responsable locale de La République En Marche de Montpellier (Médiapart, 11/12/18). Patrick Gilli,
qui avait appelé à voter Macron lors des présidentielles dans un mail envoyé
aux personnels, a fait l’objet d’une plainte pour ‘‘favoritisme’’, [classée sans suite]. Il n’a
jamais été ni perquisitionné, ni interpellé, ni placé en garde à vue.

Par ailleurs, lors d’une des perquisitions, plus de mille euros de
l’assemblée de Montpellier contre les violences d’État et pour les libertés ont
été saisis.

L’un des quatre interpellés a été libéré, sans poursuite.

Libérez-les tous ! Rendez l’argent !

Rassemblons-nous ce mercredi 5 novembre à 18h devant le commissariat
central de Montpellier (206 rue du Comté de Melgueil, arrêt Voltaire) ».


Article publié le 06 Nov 2019 sur Lepoing.net