Des haut-parleurs sont installés aux arrêts de Bus par la métropole : une expérimentation de 3 ans afin de « lutter contre le harcèlement ». A terme, le dispositif sera pourvu de « détecteur automatique de mouvement » et d’une « retransmission instantanée au poste de commandement centralisé ».

Par ailleurs, « dans les véhicules à proprement parler, des outils technologiques permettront d’identifier rapidement les situations anormales », comme un « capteur d’incivilité » qui « lancera une alerte si le niveau sonore est trop élevé » ou des « boutons de demande d’arrêt pourront être actionnés en cas de situation de détresse.

Enfin, « une caméra intelligente détectera les objets abandonnés et le conducteur du bus aura lui aussi les moyens de lancer l’alerte si besoin ».

Adopté le 22 juillet 2020 par le nouveau maire de Rouen, le dispositif débutera en octobre et complètera les dispositifs existants déjà comme ces haut-parleurs présents dans les arrêts de Teor et métro qui diffusent les messages liés aux possibles contraventions en cas d’absence de masque.

Le coût estimé du dispositif est de 250 000 euros.

On n’a jamais vu de dispositif policier mettre fin au harcèlement, empêcher un viol, changer les comportements d’oppression. Ils sont plutôt garant d’un pouvoir toujours au-dessus des autres.

Ces projets, présentés comme bienveillants et attentifs aux autres, font en réalité partie d’un ensemble d’expérimentaions de mise sous surveillance totale de l’espace urbain à des fins policières. De Rouen à Marseille partout la ville n’est qu’un laboratoire du contrôle de demain.

« Résister à la surveillance totale de nos villes et de nos vies » Ainsi se présente dans le manifeste le projet du site Technopolice qui recensse les projets de surveillance technologique sur le territoire.

À Toulouse, Valenciennes ou Paris, on expérimente la vidéosurveillance réputée « intelligente » car fondée sur le traitement automatisé des flux vidéos pour imposer la reconnaissance faciale.

À Saint-Étienne, une startup s’allie avec la mairie pour déployer des micros dans l’espace urbain afin d’alerter la police en cas de bruit suspect.

À Marseille ou Nice, des industriels voraces comme Thalès ou Engie avancent main dans la main avec les élus pour pousser leurs projets de « Safe City », sorte de couteau-suisse sécuritaire qui va de la reconnaissance des émotions dans l’espace public urbain à l’interconnexion massive de bases de données à des fins de police prédictive, en passant par la surveillance des réseaux sociaux.

Les nouvelles technologies informatiques comme le Big Data et l’Intelligence Artificielle sont la clé de voûte de ces différents projets. Ce sont elles qui doivent permettre de faire sens de toutes les données que l’on saura produire ou collecter, établir des corrélations, faire des recoupages statistiques, tracer des individus ou administrer des lieux.

Vous pouvez participez au projet et connaître differentes mise en place de dispositifs technologiques en allant sur le site de Technopolice.