La haine des femmes musulmanes et la négrophobie ont encore frappé fort ce week-end, en provenance d’une ministre inculte, Laurence Rossignol, rapidement relayée par la milliardaire misogyne Elisabeth Badinter.

Sous prétexte de « débat sur la mode islamique » Laurence Rossignol, ministre des « Droits des Femmes » entend décider à la place des femmes musulmanes comment celles-ci doivent s’habiller.

Comme l’écrivent les initiateurs d’une pétition demandant des sanctions contre la ministre, Mme Rossignol réduit les femmes musulmanes « à des poupées de porcelaine nécessitant une aide extérieure pour savoir ce qui est bon et moins bon ».

« Que les goûts vestimentaires de Laurence Rossignol et consorts les amènent loin de la mode islamique est une chose, qu’ils érigent leurs préférences en norme absolue et indépassable en est une autre. Qui sont-ils pour dicter aux femmes leurs codes textiles ? », poursuivent les auteurs de la pétition (pour signer celle-ci : https://www.change.org/p/tousuniscontrelahaine-du-gouvernement-que-laurence-rossignol-soit-sanctionnée-pour-ses-propos-racistes)

Non contente d’étaler son islamophobie, Laurence Rossignol, qui était interviewée à la radio RMC, y a ajouté une pincée de négrophobie. Quand l’animateur de l’émission Jean-Jacques Bourdin lui fait observer que l’achat de vêtements « islamiques » résulte généralement d’une démarche volontaire de la part de cette clientèle, elle répond en effet : “Mais bien sûr il y a des femmes qui choisissent, il y a des nègres afro… des nègres américains qui étaient pour l’esclavage”. Propos décousus et aberrants, mais qui ne cachent pas le racisme de leur auteure.

Devant le tollé provoqué par la ministre, l’establishment politico-médiatique a été rapidement mobilisé pour la protéger.

Citons, parmi les soutiens à Rossignol, le « millionnaire de gauche » Pierre Bergé, dont la misogynie n’est plus à démontrer. « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? » déclarait déjà ce pathétique individu lors de la campagne pour le mariage homosexuel.

Le micro a bien sûr été complaisamment tendu à la « féministe » Elisabeth Badinter, une femme qui revendique ouvertement son islamophobie.

Rappelons que Mme Badinter est l’héritière de Marcel Bleustein-Blanchet, un des créateurs du marché de la publicité en France, autrement dit une industrie où l’instrumentalisation, quand ce n’est pas l’avilissement du corps féminin, a toujours sévi.

Après avoir exprimé son accord « sur le fond » avec la ministre, Elisabeth Badinter, « plus militante que moi tu meurs », préconise carrément le boycott des enseignes qui ont des vêtements islamiques à leur catalogue. « Je pense que les femmes doivent appeler au boycott de ces enseignes », déclare-t-elle au journal Le Monde.

Le gouvernement va-t-il pour autant la poursuivre pour discrimination à raison de la religion ? On peut en douter.

Après avoir exprimé son accord « sur le fond » avec la ministre, Elisabeth Badinter, « plus militante que moi tu meurs », préconise carrément le boycott des enseignes qui ont des vêtements islamiques à leur catalogue. « Je pense que les femmes doivent appeler au boycott de ces enseignes », déclare-t-elle au journal Le Monde.

Le gouvernement va-t-il pour autant la poursuivre pour discrimination à raison de la religion ? On peut en douter.

http://www.europalestine.com/spip.php?article11731