Sud-Ouest / jeudi 18 juin 2020

« BrĂ»lez les banques« , « un flic, une balle« , « Ă  bas le capitalisme« , « la propriĂ©tĂ©, c’est du vol« , « les Ă©lus ne pensent qu’à eux-mĂȘmes« , « stop fĂ©minicides« , voilĂ  un petit florilĂšge des soixante tags que les Rochefortais avaient dĂ©couvert sur de nombreux murs de la ville (dont la façade de la mairie), le 8 mai dernier au matin.

La police, qui a enregistrĂ© dix-huit plaintes, a menĂ© l’enquĂȘte et a pu confondre une jeune femme du milieu d’extrĂȘme gauche, grĂące Ă  la camĂ©ra d’une banque qui l’avait filmĂ©e sur le vif. Car l’auteure des tags, qui n’était peut-ĂȘtre pas seule, avait choisi avec prĂ©caution, de se livrer Ă  ses graffitis dans les seules rues dĂ©pourvues de camĂ©ras municipales
 Les enquĂȘteurs ont comparĂ© l’image obtenue avec celles qu’ils conservent aprĂšs les manifestations de rue et ont pu repĂ©rer la trentenaire, grĂące Ă  ses chaussures et Ă  son manteau !

Elle a Ă©tĂ© interpellĂ©e mercredi matin Ă  son domicile Ă  La Rochelle, avant sa garde Ă  vue Ă  Rochefort pendant laquelle elle est restĂ©e bouche cousue. ÂgĂ©e de 30 ans, sans profession, elle est convoquĂ©e devant le tribunal de La Rochelle le 20 aoĂ»t 2020.

Solidarité !


Article publié le 20 Juin 2020 sur Attaque.noblogs.org