FĂ©vrier 15, 2020
Par Collectif Emma Goldman
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Visage du maire de Rimouski, ex membre de la Gendarmerie royale du Canada.

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Rimouski, le 9 fĂ©vrier 2020 – PrĂšs d’une centaine de personnes se sont rĂ©unies aujourd’hui dans les rues de Rimouski pour manifester leur soutien Ă  la nation Wet’suwet’en, dont le territoire non-cĂ©dĂ© est convoitĂ© par TC Énergie pour un projet de pipeline. Ces personnes ont rĂ©pondu Ă  un appel lancĂ© deux jours plus tĂŽt, alors que la GRC intensifiait son invasion du territoire Wet’suwet’en en Ă©vacuant de force les membres qui en dĂ©fendaient l’accĂšs. Cette attaque policiĂšre s’ajoute Ă  une longue sĂ©rie de violences perpĂ©trĂ©es Ă  l’encontre des PremiĂšres Nations par le Canada, dans une logique d’assimilation historique.

Alors que la Cour suprĂȘme a reconnu en 1997 la souverainetĂ© territoriale des Wet’suwet’en, les gouvernements fĂ©dĂ©ral et provincial de la soi-disant Colombie-Britannique poursuivent leurs ambitions coloniales Ă  travers une injonction illĂ©gitime Ă©mise en faveur de TC Énergie pour la construction du pipeline Coastal GasLink. « Nous trouvons sordide et vicieux que le corps policier canadien serve Ă  dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts de l’industrie des hydrocarbures au dĂ©triment des populations locales et de l’environnement », a dit Steve, l’un des organisateurs du rassemblement. En rĂ©ponse Ă  l’application violente de cette injonction, un avis d’éviction a Ă©tĂ© symboliquement dĂ©posĂ© au dĂ©tachement bas-laurentien de la GRC. Les manifestantes et manifestants souhaitaient par ce geste dĂ©noncer l’action complice des forces de l’ordre et des gouvernements au profit de l’industrie.
Si les chefs du conseil de bande ont donnĂ© leur aval au projet Coastal GasLink, les chefs hĂ©rĂ©ditaires ont quant Ă  eux exprimĂ© Ă  plusieurs reprises leur refus unanime de tout projet de pipeline sur leur territoire. Or, le territoire ciblĂ© par le projet de pipeline est sous la juridiction des chefs hĂ©rĂ©ditaires et non des chefs de bande. De plus, dans l’entente les liant Ă  TC Énergie, une clause engage le conseil de bande Ă  user de son leadership pour attĂ©nuer la dissidence et dĂ©courager les critiques publiques de leur communautĂ© envers le projet Ă©cocidaire.
« Cette tentative insidieuse de censure est honteuse et laisse transparaĂźtre le caractĂšre anti-dĂ©mocratique inhĂ©rent Ă  pas mal tous les projets liĂ©s aux hydrocarbures », a affirmĂ© Agathe, une citoyenne venue manifester avec ses deux enfants. « Le capitalisme est si peu original : dĂšs que les populations locales s’opposent Ă  un projet, toute une machine se met en place pour les faire taire, et les mĂ©dias sont complices par leur silence autour des revendications populaires. » La marche s’est dĂ©roulĂ©e pacifiquement, malgrĂ© quelques vaines provocations de la SĂ»retĂ© du QuĂ©bec.



Source: Ucl-saguenay.blogspot.com