Après quelques mois d’absence, la revue de presse de VISA 13 est de retour. Régulièrement VISA 13 vous proposera une sélection d’articles qui vous permettront de vous informer sur l’extrême-droite et de trouver des exemples pour élaborer des argumentaires et ainsi déconstruire toute une série de discours.

En raison des évènements récents et dans la conjoncture des élections, régionales, nous avons décidé de consacrer exclusivement cette revue de presse à la récupération faite par l’extrême-droite et le FN des attentats. Malheureusement nous verrons que les amalgames et les tentatives d’instrumentalisation, ne sont malheuresement pas uniquement le fruit de l’extrême-droite.

Dans les heures qui ont suivi les attentats du 13 novembre, nombreuses sont les organisations qui ont, comme VISA , appelé à la vigilance et à la solidarité face aux tentatives d’amalgame prévisibles. L’historien, spécialiste de l’extrême-droite Nicolas Lebourg, a montré dans une interview aux Inrocks comment islamophobes et terroristes pouvaient se renforcer mutuellement. Et en effet, tandis que les différents partis politiques annoncaient la suspension temporaire de la campagne électorales des régionales, l’extrême droite a trés rapidement exploité la situation. Faux comptes facebook, manipulations en tous genres, détournements d’images, la fachosphère très active sur les réseaux sociaux n’a pas perdu de temps pour entretenir la peur et disséminer ses messages de haine. Les animateurs du site des Debunkers ont fort heureusement traqué ces différentes rumeurs révélatrices d’une constante chez les fascistes de tous poils : le mensonge.

A la fois cause et conséquence de l’activité des différents groupes d’extrême-droite sur internet, les forums des sites de journaux en ligne témoignent de la banalisation des discours racistes et des jugements à l’emporte-pièce. Le journal Bastamag nous propose justement l’interview d’une modératrice de certains de ces forums qui revient sur les déferlements de violence auxquels elle est quotidiennement confrontée. Des incitations à la haine devenues désormais monnaie courante et en partie permises par l’anonymat de ces forums défouloirs. Le quotidien local Nord Littoral avait d’ailleurs quelques jours plus tôt décidé de publier les noms des internautes qui se laisse aller à de tels propos.

Mais la violence n’est pas uniquement verbale. Les incidents et les aggressions se sont mulitpliés dans les jours qui ont suivi les attentats. A Paris, la Ligue de Defense Juive a attaqué des militants du PCF venus recouvrir les affiches du FN qui avaient fleuri le long du boulevard Voltaire à proximité immédiate des lieux des attentats. A Lille, ce sont des militants du FN qui sont venus perturber les rassemblements de recueillement au lendemain des évènements. En Bretagne, c’est lors d’une manifestation de soutien aux migrants qu’une bande de 150 nervis d’extrême-droite a frappé.

Le FN lui même n’a pas tardé pour sauter sur l’occasion en faisant un lien direct entre terrorisme et immigration en demandant l’expulsion de tous les demandeurs d’asile présents sur le territoire (Cf l’article de C.Fouteau “les réfugiés redoutent de n’être plus bienvenus en Europe” sur Médiapart en PJ). Marine Le Pen n’est d’ailleurs pas la seule à tenir cette argumentaire puisque Nicolas Sarkozy a developpé le même registre quelques heures plus tôt, comme bon nombre de responsables politiques en Europe. Comme l’a montré la rumeur autour du passeport syrien retrouvé près d’un des terroristes, les réfugiés sont les premières victimes collatérales des attentats, la droite et l’extrême-droite ne cessant d’agiter le spectre des djihadistes cachés parmi les migrants.

Suite aux mesures annoncées par François Hollande, Marine Le Pen se permet de distribuer les bons points et se place en position d’arbitre de la politique présidentielle, saluant les “bonnes inflexions” du gouvernement tout en dénonçant de “grosses lacunes“. Il faut dire que sur un bon nombre de décisions, ce sont bel et bien les propositions du FN qui sont reprises: déchéance de nationalité (Cf article de Médiapart de Louise Fessard), rapprochement avec la Russie, reconstitution des effectifs militaires. Les décodeurs du Monde reviennent sur quelques unes des propositions du FN en matière de lutte contre le terrorisme. Pendant ce temps là, Robert Ménard profite quant à lui de l’état d’urgence pour lancer sa “garde bittéroise” qui prend des accents de guerre sainte. En somme un véritable programme de la peur, qui n’a pour seul but que de refermer notre société sur elle-même.

Le FN joue sur la peur et ça marche comme le montre le reportage de Mathieu Magnaudeix en Charente-Maritime (Médiapart en PJ). Nombreux étaient ceux qui craignaient une aggravation du score du FN suite aux attentats : la réponse est désormais connue. Même si les résultats attendus étaient déjà importants, le carnage du 13 novembre a nettement boosté les scores de l’extrême-droite qui creuse nettement l’écart avec les autres candidats notamment en PACA et dans le Nord. Cela n’empêche pas quelques militants du FN dans le Sud-Ouest d’être déçus, pensant que les attentats et la question des migrants auraient davantage fait basculer le vote. La journaliste Marie Turchi fait le bilan et revient sur la façon dont le FN a diffuse ses idées (voir en PJ) pour Mediapart qui a par ailleurs organisé une soirée spéciale régionales et pose la question à ses invités (dont VISA fait partie) de “Comment barrer la route au FN ? “. Cela commence déjà par l’unité de tous et toutes les syndicalistes contre le fascisme.

> Retrouver notre dossier/argumentaire: “pas une voix pour le FN en PACA comme ailleurs”.

VISA 13

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Brochure 2015 :

« Lumière sur mairies brunes »
A commander dès maintenant !

Garder la mémoire… pour mieux combattre la progression de l’extrême droite dans les têtes et dans les urnes. Garder la mémoire… pour démontrer que le Front national n’a pas changé depuis 1972, qu’il est toujours un parti raciste, xénophobe, nationaliste et férocement hostile à l’action syndicale.
 

Composé par Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA), ce livre est une  «boîte à outils». On y trouve le récit détaillé des faits et méfaits du Front national et de ses alliés au terme d’une année d’exercice du pouvoir municipal dans les quinze villes qu’ils occupent depuis le printemps 2014.

 

Si depuis cette date, le FN ne transforme pas brutalement les villes conquises en laboratoires d’expérimentations fascistes, il n’en demeure pas moins que nombre de leurs délibérations sont marquées du sceau de la destruction des politiques sociales, du racisme, de la stigmatisation des étrangers et des populations d’origine immigrée et de la mise au pas des opposants.

 

Attaques frontales contre la culture, baisses drastiques des subventions aux associations non soumises, surarmement des policiers municipaux, noms de rues changés, appropriation et falsification de symboles ouvriers, fonctionnaires territoriaux mis sous pression, ségrégation dans l’attribution des logements sociaux… Tel est le quotidien dans les municipalités brunes dont ce livre dresse le catalogue accablant, mais indispensable, pour amplifier la riposte.

 

On peut également y découvrir les analyses et communiqués de VISA ainsi que les expressions syndicales (CGT, Solidaires, FSU, CFDT) et intersyndicales qui sont autant de coups de projecteurs sur les réponses à apporter aux incursions du FN sur le terrain social. La lecture de ce livre permettra à chacun-e, de contrer les discours haineux et la démagogie sociale de l’extrême droite.

 

Passez commande dès maintenant en l’adressant par courrier et avec le chèque à : 

 

VISA 80-82 rue de Montreuil 75011 PARIS 

 

Tarif dégressif : de 1 à 10 exemplaires : 5 €

de 11 à 100 ex : 4 €

à partir de 101 : 3 €

Notre premier livre « Le FN au travail » est toujours disponible au prix de 5 €. Relatant la période 1995 – 2002, il est malheureusement toujours d’actualité.
Notre brochure 2012 « Contre le programme du FN, un argumentaire syndical » est également toujours en vente.
Par contre, celle de 2010 « FN, le pire ennemi des salarié-es » est épuisée.
Vous pouvez également toujours commander ” Barrage syndical antifasciste ” paru en 2014.

Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes – 80/82 rue de Montreuil – 75011 PARIS




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