N’importe qui peut discuter avec les prisonnier-es en CRA en appelant les cabines.

En ce moment encore plus que d’habitude, vous pouvez appeler les cabines des CRA pour témoigner de votre solidarité. Si vous ne l’avez jamais fait et que vous vous demandez quoi dire, voilà quelques idées : Soutenir les retenu.e.s – Numéros et adresses des CRA

MISE A JOUR 29 MARS/

Le 16 mars le gouvernement annonce le début de la période de confinement pour au moins 15 jours (prolongé depuis de 15 jours supplémentaires), et dans la foulée la suspension des parloirs pour les prisons et pour les centres de rétentions. La majorité des frontières sont fermées empêchant les expulsions des étranger.e.s enfermé.e.s dans les centres de rétention.

Avant l’annonce de la pandémie par le gouvernement, les personnes enfermées en CRA connaissaient déjà des gros problèmes d’accès aux soins : rupture de traitement à leurs arrivées, distribution massive de médicament de type calmant, anxyolitique sans ordonnance et sans prescription, présence très rare des médecins de garde, infirmerie sous équipée pour soigner. De plus, lorsque les prisonniers essaient d’appeler les pompiers, régulièrement les flics de la PAF (*Police aux frontières) les bloquent à l’entrée du centre, s’en foutant complètement de l’état des gens enfermés. Le recours systématique aux anxyolitiques et aux somnifères pour mater les rétenus et pouvoir mieux les maitriser a amené en novembre dernier à la mort par overdose d’un prisonnier à Vincennes, Mohammed.

En plus de ces problèmes d’accès aux soins, les prisons pour sans papiers étaient déjà confrontées avant la pandémie, à des problème hygiène importants (douches et toilettes collectives peu ou pas lavées, problème pour faire nettoyer son linge, parfois des problèmes de gale).

Lors des mouvements de luttes qui ont eu lieu cette année dans beaucoup de centres de rétention les prisonniers et prisonnières ont quasiment toujours exigé l’accès à une nourriture correcte, végétarienne ou halal (c’était encore le cas à Oissel lors d’une grève de la faim commencée le 22 janvier par l’ensemble des prisonniers de la section homme, mouvement de luttes de plusieurs semaines.

Dans les jours qui ont suivi les fermetures des frontières, les préfectures ont fait le choix de continuer d’enfermer les prisonnier.e.s. Les problèmes sanitaires se sont amplifiés, l’accès aux soins s’est encore dégradé (si c’était possible), il n’y a plus d’approvisionnement en nouvelle nourriture dans certains centres les repas sont régulièrement froids et périmés de plusieurs jours. L’Ofii (Office français de l’immigration et de l’intégration) n’est plus présent dans certaines prisons ou alors pendant des horaires beaucoup plus restreints. Et c’est le même Ofii qui gère les cantines (c’est à dire là où les prisonniers peuvent acheter des gâteaux, des cigarettes ou du crédit pour les téléphones) en centre de rétention.

Les associations humanitaires qui sont censés faire du soutien juridiques dans ces prisons ne sont plus présentes physiquement. Pour la majorité elles ont mis à disposition des permanences juridiques par téléphone. De la même manière les jugements(au juge des libertés et détention JLD, ou au tribunal administratif) se font en visioconférence, souvent sans avocat.e.

A tout ce qui vient d’être énuméré se rajoute le manque d’information encore plus violent à l’intérieur des prisons qu’à l’extérieur.

Les prisonniers et prisonnières de différents centre de rétentions se sont révolté.e.s (grève de la faim collective, blocage, incendie de cellules…) pour exiger leurs libération immédiate à partir du 15 mars à Lille-Lesquin, Mesnil-Amelot (CRA2 et CRA3), Vincennes (CRA1), Lyon et Metz au moins. (voir plus bas dans l’article)

Plusieurs associations ont porté un référé devant le Conseil d’État, dénonçant la gestion de la crise sanitaire dans les cra et demandant leur fermeture temporaire. Sans pour autant parler des conditions de vie en général en CRA avant la pandémie. Ce reféré a été rejeté le 27 mars par le conseil d’État, estimant que « les conditions de fonctionnement des CRA dans ces circonstances particulières ne sauraient caractériser une carence dans l’accès aux soins ou à la mise à disposition de produits d’hygiène dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19. » Pourtant dans certains CRA les prisonniers sont clairement malades, comme au CRA de Oissel ou les retenus ont des symptômes du Covid-19.

Si dans la majorité des CRA il y a eu beaucoup de libérations, cependant il continue à y avoir des arrivées et principalement de sortants de prisons. Cette stratégie de la préfecture de réprimer particulièrement celles et ceux qui sortent de prison n’est pas nouvelle. Elle semble par contre s’amplifier ces derniers jours.

A Mesnil-Amelot (77) et à Vincennes (94), après les quelques libérations au JLD de la semaine dernière, les expulsions continuent et des personnes sont enfermées depuis plusieurs semaines, et donc avant l’annonce de la pandémie. Les retenu.e.s dans les centres sont moins nombreux.ses, quand il ou elle ne sont pas carrément seul.e comme pour une prisonnière dans la section femme de Oissel, ou des prisonniers seuls comme ça devient fréquent à Bordeaux et à Metz, le rapport de force est donc plus favorable à la police qui continue de réprimer.

Des centres de rétentions semblent avoir bel et bien fermé : Strasbourg (67), Nice (06), Nîmes (30), Sète, Hendaye (64), Palaiseau (91), Plaisir (78). Nous utilisons le conditionnel parce que les CRA de Lyon et Bordeaux avaient été annoncé comme fermés avant que des prisonniers étrangers sortant de prisons y soient de nouveau enfermés (avec en plus un transferts des derniers prisonniers d’Hendaye au cra de Bordeaux). Les préfectures ont communiqué sur les centres qui se vident pour mieux cacher qu’il restent des personnes enfermées dans ces prisons.

Samedi 21 mars, quasiment tout le CRA1 a décidé de se remettre en grève de la faim avec toujours les mêmes exigences : libérations, amélioration de la bouffe (la nourriture était périmée, les fournisseurs ne ramènent plus de nourriture dans le centre depuis plusieurs jours) et des soins.

Le lendemain ils étaient suivi par une trentaine de prisonniers du CRA2B, en grève de la faim aussi. La PAF (police aux frontières) a immédiatement commencé à leur mettre la pression. Quelques jours plus tard, une nouvelle grève de la faim recommençait au 2B face au silence de la préfecture.

Luttes au CRA de Vincennes ces derniers jours contre volonté de non-libération de l’administration

A Oissel des prisonniers qui présentent les symptômes du coronavirus sont peu ou pas soigné. Ils continuent d’être enfermé dans un batiment. Ils ont sorti un communiqué le 25 mars pour exiger la libération immédiate des prisonniers pas encore atteint par les symptômes du coronavirus et un vrai traitement médical pour les autres.

Au Mesnil-Amelot tous les prisonniers restant ont été regroupé dans deux batiments du CRA2. Les derniers prisonniers de Plaisir et de Palaiseau y ont été transféré. La décision de regrouper les prisonniers ensemble augmente les risques de transmission du coronavirus parmi les retenus et permet uniquement de réduire le nombre de policier de la PAF sur le terrain.

LIBERTÉ POUR TOU.TES !

À BAS LES CRA !

À BAS L’ENFERMEMENT !

À BAS LES FRONTIÈRES !


La parole des prisonniers.ères à faire circuler au max :


MISE A JOUR 22 MARS/

en audio ici

Alors que d’un coté certain·e·s retenu·e·s sont peu à peu libéré·e·s, les préfectures ne sont pas pour autant dans une politique de fermeture des CRA face aux risques de l’épidémie en cours.

Si certains CRA libèrent assez rapidement sur ordonnance du JLD ou décision de la pref, dans d’autres centres, JLD et préfectures restent opposés aux mises en liberté (comme à Rennes, Coquelles ou Perpignan), et de nombreuses personnes sont encore enfermées sans savoir si elles seront ou non libérées dans les prochains jours… A Coquelles, CRA particulièrement sur peuplé au moment du début de l’épidémie, les demandes mise en liberté déposées par FTDA ont été examinées par le JLD de Boulogne-sur-Mer. Les retenus du centre ont été progressivement libérés les 19, 20 et 21 mars. A présent il ne reste plus que deux personnes au centre, lesquelles doivent passer au JLD aujourd’hui, 22 mars, selon l’administration. »

Ailleurs, beaucoup de CRA sont utilisés pour ré-enfermer les personnes qui sortent de taule. C’est le cas notamment du CRA de Bordeaux qui a été annoncé vide mais que la préfecture à ré-ouvert dans les heures suivantes pour y transférer d’ancien·e·s détenu·e·s.

Au CRA de Metz la situation est similaire. A la prison pour étranger.e.s de Marseille, la rumeur de la fermeture du centre de rétention a tourné toute la semaine : c’était pour samedi, puis pour lundi… Les dernières infos semblent plutôt dire le contraire : il ne va pas fermer et des personnes continuent à y être enfermées. Si la plupart des prisonniers ont été libérés, certains y sont encore enfermés aujourd’hui. Ces derniers jours, de nouveaux prisonniers sont arrivés, tous sortants des différentes prisons de la région : Luynes, à Aix, ou la Farlède à Toulon, par exemple.

Les deux derniers retenus du CRA de Coquelles y ont également été transférés à l’issue de leur peine de prison.

Les aller-retours CRA-prison-CRA étaient déjà bien connus mais aujourd’hui cela parait quasi systématique pour les personnes qui sortent de taule. Si certaines y reste quelques jours avant de sortir libres, d’autres, pas forcément suite à de plus longues peines, y restent prisonnières ou bien sortent avec des assignations à résidences strictes (pointage quotidien). En effet le gouvernement a modifié par décret le premier décret du 16 mars qui réglementait les permissions de sortir de chez soi, réaffirmant que les personnes assignées à résidence devaient continuer de pointer même pendant cette période de confinement.

En finir avec la bouffe et l’hygiène dégueulasses ainsi que le mépris des médecins et les refus de soins sont des revendications constamment portées par les retenu·e·s en lutte, bien avant la crise du Covid-19. Actuellement, la situation empire d’avantage et les retenu·e·s dénoncent les conditions sanitaires alors que dans certains CRA le nettoyage n’est plus fait et la qualité des repas reste toujours épouvantable (dans certains CRA, la nourriture chaude n’était plus autorisée mais seulement des repas froids servis par les flics). L’absence de l’OFFI rend impossible l’achat de cartes sim, de cigarettes, etc. L’arrêt des visites prive également les retenu·e·s des soutiens affectif et matériel de leurs proches. Les prisonnièr·e·s qui restent enfermé·e·s sont encore plus isolé·e·s par la situation actuelle : « On n’est plus nombreux du tout, donc avec les keufs c’est encore pire. »

Les prisonnièr·e·s se révoltent aussi face à la situation toujours plus exécrable des soins dûe à l’absence des médecins. En effet, dans certains CRA les médecins ne se déplacent plus et l’équipe médicale est réduite à une pharmacie qui distribue quelques médicament, voire est complètement absente. Pire, les retenu·e·s qui signalaient des symptômes similaires à ceux du covid-19 ont été placés à l’isolement dans plusieurs CRA. Ielles sont dès lors doublement enfermé·e·s au lieu d’être pris en charge par l’équipe médicale. Leurs co-retenu·e·s n’ont pas eu non plus de visite médicale. Les flics quant à eux, entrent et sortent du CRA sans aucun contrôle de leur température, ni aucune autre précaution.

Les prisonnièr·e·s dénoncent la coupure brutale de leur traitements médicaux ou encore le mépris des médecins face à des situations de danger et bien sur l’absence totale de mesures en lien avec l’épidémie. Tou·te·s réclament une libération immédiate de tou·te·s les retenu·e·s ! Pour appuyer des revendications, les luttes continuent, à la fois des luttes individuelles, (un incendie de cellule a eu lieu au CRA de Perpignan le 20 mars), mais aussi collectives. Au CRA de Vincennes ou il reste encore une trentaine de prisonniers dans chacun des deux bâtiments (un 3e bâtiment avait été rendu inutilisable par l’incendie du 4 février) une grève commune aux retenus des deux bâtiments est en cours en ce moment. Elle a été initiée par les prisonniers du bâtiment 1 samedi soir (21 mars) puis suivie aujourd’hui par les retenus du bâtiment 2B.



Voici plusieurs communiqués et témoignages écrits par des retenus de plusieurs CRA partout en France, à faire circuler au max !


Compte rendu des luttes en cours en France et en région parisienne dans les centres de rétention administrative. Les prisonnier·ère·s se mobilisent pour dénoncer les conditions de merde dans lesquelles ils et elles sont enfermé·e·s, contre les mesures liées au coronavirus, et pour obtenir la libération immédiate de tout le monde !

La situation dans plusieurs CRA en France
à l’époque du coronavirus (19 mars)

Alors que la gestion de l’urgence de l’épidémie de coronavirus s’étend partout en France, avec l’imposition du confinement et contrôles de police dans les rues, à l’intérieur des lieux d’enfermement la violence et la répression de l’État se font de plus en plus dures. Et ce sont les plus précaires qui seront les plus touchés : celleux qui sont à la rue et/ou qui n’ont pas de papiers.

Dans les prisons et dans les centres de rétention administrative interdiction des parloirs et toute autre activité collective, mesures sanitaires ridicules, aucune information donnée aux personnes enfermées. Tout ça alors même que depuis la diffusion massive du Covid-19, plusieurs pays ont fermé leurs frontières aux avions venus de France, empêchant les déportations, et rendant les CRA des prisons à tous les effets.

Dans les tribunaux, alors que la plupart des audiences a été annulée et plusieurs la majorité des avocat·e·s arrêtent de s’y rendre, les JLD et les comparutions immédiates continuent d’avoir lieu, la preuve que les rêves d’enfermement de l’État vont bien au-delà du confinement pour contenir le virus.

Certaines associations humanitaires qui travaillent dans les centres (Cimade, Assfam, France terre d’asile, Forum réfugiée, l’Ordre de Malte) ont arrêté de venir dans les CRA. Les personnels de nettoyage ne sont plus dans les centres, et dans plein de bâtiment il y a plus de savon disponible pour les prisonnier·ère·s. Dans la plupart des centres de rétentions, il y a plus ou quasiment plus l’OFFI donc plus d’achat de clopes ou de recharge téléphone. L’infirmerie et les médecins continuent de mépriser les prisonnier·ère·s retenu·e·s, les flics se tiennent à des mètres de distance d’eux, alors qu’on sait bien que les seuls qui sortent du centre et qui peuvent ramener le virus à l’intérieur c’est eux…

Face à tout ça, les prisonnier·ère·s n’arrêtent pas de lutter et résister par plein de moyens différents. Le 16 mars, lundi, à Vincennes, Mesnil-Amelot, Lyon, et Lille-Lesquin les prisonnier·ère·s se mettent en grève de la faim. Dans certains centres, il y a aussi eu des départs de feu, évasions collectives, blocages et bordel en tous genres (Metz).

Iels dénoncent le manque d’hygiène, pas de masques ni de gants pour les flics ni pour elleux, la violence de la part de la police et le mépris des médecins, iels demandent la libération de tout le monde.

Voici plusieurs communiqués et témoignages publiés depuis lundi 16 mars, à faire circuler au max !

Après la grande journée de luttes du 16 mars, ça reste très chaud.

La bonne nouvelle est que pas mal de prisonnier·ère·s ont été libéré·e·s depuis mardi dans plusieurs centres, notamment les personnes qui passent devant le·la juge, celles qui ont pu payer un·e. avocat·e, et celles qui sont en contact avec les associations qui bossent dans les centres et qui ont demandé la mise en liberté des prisonnier·ère·s. Mais les autres prisonnier·ère·s restent renfermé·e·s dans des conditions qui étaient dégueulasses bien avant le virus, et comme si la situation n’était déjà pas assez grave, les keufs continuent de provoquer les prisonnier·ère·s, font circuler des rumeurs, font péter des câbles.

Les keufs ont fait beaucoup tourner des rumeurs de libérations de tous les prisonniers à Vincennes (et dans d’autres CRA) ce lundi avant d’arrêter d’en parler. De ce que disent les prisonniers du CRA1 de Vincennes, il reste encore une trentaine de prisonniers là-bas. Alors que dans certains centres il y a des libérations, d’autres continuent d’expulser vers les quelques destinations où il y a encore des vols, voire même d’enfermer de nouvelles personnes : au Mesnil-Amelot, le 16 et le 17 mars encore, au matin, de nouvelles personnes sont arrivées au centre. Apparemment, ce sont surtout de personnes qui sortent de taule et sont envoyées directement au CRA. Ainsi la peine pour les sans-pap est prolongée de trois mois de plus, et avec le risque de choper le virus en plus !

À Bordeaux une action collective au tribunal a permis la libération de tous les retenus du CRA, de même pour les CRA de Nîmes et Montpellier qui sont en cours de se vider ! À Toulouse, une action du même genre serait en cours pour les 62 prisonnier·ère·s. À Rennes, toutes les demandes de remises en liberté ont été refusées ce mercredi 18 mars. À Palaiseau, Strasbourg, Hendaye, Oissel, Plaisir les gens commencent à sortir, vu qu’avec la fermeture des frontières iels peuvent pas être déporté·e·s. Dans certains CRA, à Hendaye comme à Strasbourg, des personnes ont été transférées d’un centre à l’autre.

Dans d’autres centres, la situation reste tendue, à Calais l’administration du centre est contre les libérations, soi-disant pour protéger les personnes et pour éviter que les retenus une fois sortis s’échappent en Angleterre ou en Belgique. Quelques personnes ont été libérées entre mardi et mercredi, mais il reste beaucoup de prisonnier·ère·s à l’intérieur. Des rafles ont eu lieu le weekend dernier, des personnes sur place disent que c’est l’hallu totale, le CRA est surpeuplé, des matelas sont mis par terre dans les cellules, 2 Algériens ont été déportés vers l’Algérie et un Congolais vers la République du Congo. L’administration bloque l’accès aux dossiers et refuse de communiquer la liste des personnes présentes et les arrêtés. Le tribunal libère au compte-goutte…

Au-delà des CRA

Dans les prisons aussi des résistances et des luttes démarrent, depuis l’interdiction des parloirs et des activités collectives les prisonniers ont bougé dans seize taules partout en France, à Metz Épinal, Grasse Perpignan, La Santé, Angers, Nancy, Varennes le grand, Montauban, Aiton, Sequedin, Maubeuge, Douai, Valance, Saint-Étienne, Toulon. Le matin de mercredi 18 un prisonnier malade testé positif au coronavirus est mort à la prison de La Santé, tandis que les syndicats de police pénitentiaire invitent les familles à calmer leurs proches enfermé·e·s.

— > Plus d’info sur la situation dans les taules ici

Sinon au-delà des frontières, des copain·ine·s en Belgique ont publié une chronique de la situation dans les centres fermés belges avec le virus

Liberté !

Les révoltes et les luttes des prisonnier·ère·s nous indiquent les responsabilités de l’État dans la crise actuelle.

La seule solution :

libération immédiate de toutes et tous les prisonnier·ère·s, fermeture et disparition des CRA maintenant !

Plus que jamais, il est important d’appeler les cabines (les numéros ici), de relayer la parole des prisonniers et ce qui se passe à l’intérieur, et de montrer la solidarité depuis l’extérieur !!

publié initialement sur abaslescra.noblogs.org


Article publié le 30 Mar 2020 sur Paris-luttes.info