Une centaine d’hectares de terres agricoles vouées à la destruction pour construire une énième zone logistique et commerciale à moins d’une heure de Lyon ? Venez vous informer sur l’opposition en cours à ce projet.

La NINA-Lyon organise ce samedi une réunion d’information et de discussion contre la zone logistique entre Tarare et l’Arbresle.

Samedi 10 octobre à 15 heures au Chat Perché, 29 rue Salomon Reinach (69007)



Pourquoi faudrait-il détruire toujours plus de terres agricoles et de nature pour toujours plus de zones logistiques ?

Avec :



Le collectif Quicury (collectif d’habitants), le collectif paysan OZLOR (Opposé à la Zone Logistique de l’Ouest Rhodanien), un naturaliste et des opposants à l’A45 (SCL).

*Un projet destructeur*

Les autoroutes, vous connaissez ? Les zones logistiques en sont les corollaires. C’est à se demander si les autoroutes ne sont pas faites pour elles et les zones commerciales.Les ravages des autoroutes et des zones logistiques sur les terres, la nature et la vie, vous connaissez ?

Et bien, cela se passe tout près de chez vous entre l’Arbresle et Tarare où un énorme projet d’implantation de zone logistique est dans les tuyaux.

Plus de 100 ha sont visés sur les communes de Sarcey, Saint-Romain-de-Popey et des Olmes à la sortie Tarare Est de l’A89.

À l’origine du projet, Michel Mercier, ancien ministre de l’Aménagement du territoire, de la Justice et ancien président du conseil général du Rhône, « padre padrone » du coin et sa créature, le maire LR de Tarare, Bruno Peylachon.

Sur ces hectares sont prévus les immenses hangars logistiques robotisés de Boiron, SMAD, ID Logistics, Gerflor, Intermarché…

Plus de 400 camions/ jour sont prévus accroissant pollution, insécurité routière et dérèglement climatique.

Plus de 100 ha de terres agricoles, de milieux naturels (zones humides, haies, bosquets, prairies) abritant des arbres remarquables et des espèces menacées (Triton crêté, Grenouille agile, Oedicnème criard…) sont dans le viseur des aménageurs et élus fous.

La lutte porte aussi contre l’artificialisation de la Basse-Croisette aux Olmes où est situé le corridor écologique du Martinon. La zone est ici menacée par un projet de zone commerciale.



*L’emploi, mais à quel prix ?*

Les élus n’ont que le mot « emploi » à la bouche. Il y en a assez de ce chantage à l’emploi car le ratio du Schéma de Cohérence Territorial de l’Ouest Lyonnais (SCoT) d’emplois par hectare de terres artificialisées n’est pas respecté (28 emplois/ha).le projet SMADARGAN propose 23 emplois mais sur 14 hectares de terres agricoles détruites.

La ZAC ACTIVAL (2013) devait créer de 300 à 500 emplois. A ce jour, avec l’entrepôt logistique de Boiron, seulement une vingtaine d’emplois ont été créés sur 30 hectares (soit moins d’un emploi à l’hectare).

Le collectif Quicury défend lui, la création d’emplois durables, plus particulièrement liés à l’agriculture et la production alimentaire locale.

Tout se passe comme si Mercier et ses amis n’en avaient rien à battrede la nature, des paysans et de leurs terres.

Qu’importe que le corridor écologique régional majeur du ruisseau Quicury soit détruit.

Qu’importe que des hectares de zones humides créées et maintenues dans le cadre de la « compensation écologique » de la construction de l’A89, soit bétonnées.

Qu’importe que les paysans du coin dénoncent la disparition de leur outil de travail, les terres cultivables, au profit des goudronneurs et bétonneurs dans une zone où de nombreux agriculteurs sont en bio, pratiquent les circuits courts et tentent de mettre en place un projet alimentaire territorial avec les habitants et acteurs du territoire.

La situation est d’autant plus grave que les élus n’ont prévu aucune mesure de compensation sérieuse pour les milieux naturels, la pollution et les terres agricoles.

Tout se passe comme si ces potentats locaux se sentaient tout-puissants en pensant amadouer les locaux avec le promesse de nombreux d’emplois dans leurs merveilleux entrepôts. Malheureusement, ce n’est pas le cas, et ils le savent.

Ce grand projet inutile et imposé à 40 km de Lyon doit être combattu qu’il s’agisse de l’artificialisation des terres, de la destruction de la nature, de l’idéologie du toujours plus vite, plus grand, plus rapide, de la tyrannie des flux de marchandises, du transport routier et de la course au profit, de la perte d’autonomie alimentaire en zone rurale…

Nous avons aussi invité à cette rencontre la SCL, qui évoquera sa lutte victorieuse contre l’A45 mais aussi les dangers qui continuent de menacer le plateau mornantais : extension de zones logistiques, projet de golf…

Organisé par la NINA Lyon

Contact : [email protected]



Article publié le 09 Oct 2020 sur Rebellyon.info