Expression publique de plusieurs des copains migrants hébergés dans le Centre d’Accueil et d’Orientation (CAO) d’Istres.

Ce sont des “déplacés de Calais”, comme plusieurs centaines d’autres dispersés en France depuis cet automne dans des dispositifs similaires, les soi-disant dispositifs d’accueil mis en œuvre par le ministre Cazeneuve, dont la seule fin était bien de vider la jungle sans aucun souci de ses habitants.

Les copains migrants d’Istres sont aujourd’hui menacés d’expulsion par la préfecture de Marseille, alors que les maraudes de l’Etat dans la jungle leur avaient promis l’accueil et le droit de déposer une demande d’asile en France s’ils acceptaient de quitter volontairement Calais et Grande Synthe. Promesses trahies !

A bout des recours juridiques possibles, ils sont épuisés par la guerre d’usure que l’administration leur livre et en colère contre les ultimes frontières qu’elle dresse devant leurs espoirs d’installation en France.

Leurs témoignages fait écho à l’acharnement de l’Etat contre Mohamed, qui avait quitté la jungle pour un CAO de la même manière et dont le procès aura lieu au TGI d’Aix mercredi 13 avril prochain pour s’être opposé à son renvoi vers l’Italie le mois dernier (un pays où il avait subi des actes de maltraitance par la police) : il risque plusieurs mois d’emprisonnement et une expulsion expéditive vers le Soudan.

Soyons nombreux samedi à 17h à Manifesten pour cette réunion publique, mais aussi mercredi 13 avril lors de l’audience de Mohamed au TGI d’Aix, pour dénoncer les pratiques de tri et de déplacements forcés menés à partir des mal nommés “centres de répit” de l’Etat.